journaux de voyages

Publié le 7 Février 2020

Mercredi 4

Parking. Arrêt minibus qui mène à l’aéroport Terminal 2. Les valises sont là. Un unique gros sac à dos pour moi. Une valise, un sac à dos et le gros sac de l’appareil photo pour Roland. Une grosse valise, deux sacs à dos et un sac pour Mylène et Tchitchi. Roland : « Attendez-moi ici, je ne trouve pas mon passeport, je retourne à la voiture et je reviens ! Pourvu qu’il ne l’ait pas oublié à la maison ! » Il fait -3°C. Agacement des deux autres ! Ça commence bien ! Il revient… il avait son document sur lui !

Enregistrement des bagages. Les billets que nous avons trouvé sur le site n’était pas trop chers. Mais nous comprenons maintenant pourquoi : l’enregistrement de chaque bagage coûte 65€ ! La clause devait être écrit en tout petit sur le contrat que, bien sûr nous n’avons pas lu … Sauf le mien qui ne pèse que 9,5 kg, gratuit ! Comme l’enregistrement ne coûte rien pour mon sac, j’offre café et croissant à qui veut.

Dans l’avion, une équipe de passionnés, organisateur d’un raid 100% féminin dont les fonds sont dédiés aux actions contre les violences faites aux femmes mais aussi, historiquement, aux jeunes des banlieues. Je m’interroge avec eux sur le fait que c’est loin, donc cher, alors que ce même argent pourrait être consacré à davantage aider ces femmes. Explication : les sponsors aident plus si c’est spectaculaire, et c’est plus médiatique d’aller au Costa Rica qu’en Auvergne, par exemple ! …

Arrivée à l’aéroport de Juan Santamaria, à San José. Je n’ai que très peu d’euros sur moi. J’aide les copains à traduire leur besoin de changer leurs euros en colònes. Puis avec ma carte bleue je retire des colònes à mon tour. D’abord changer les euros en dollars puis en colònes. Roland arrive, en criant sur moi. Il a un problème : il a fait tomber sa carte de stationnement de personne handicapée, il a vu (ou on lui a dit) qu’un français l’avait ramassée et il va voir la police pour essayer de la retrouver. Nous l’avons attendu assez longtemps, assez en tout cas pour que les copains et moi s’impatientent car cela fait la deuxième fois qu’il perd, oublie ou ne sait plus où il a mis un document officiel ! Nous repartons (sans cette carte) prendre le minibus de l’agence de location de voiture qui se trouve à quinze minutes de l’aéroport.

Problème, le voiture est un peu petite et, une fois la valise dans le coffre, il ne reste pas beaucoup de place pour les autres sacs. Les deux sacs à dos (identiques, l’un plus gros que l’autre, le mien) de Mylène et moi se logent entre les deux passagers arrière qui seront, les trois quarts du temps, Mylène et Tchitchi.

La ville de San José est géographiquement à l’identique des villes Etasuniennes, les rues se croisent à angle droit, dans un sens ce sont des calles (rues) dans l’autre des avenidas (avenues). Calle avec des chiffres pairs d’abord, calle centrale puis calle avec des chiffres pairs, idem pour les avenidas. Il est donc facile de s’y repérer… sauf qu’il fait nuit, que nous sommes fatigués, que nous n’avons pas de GPS (d’ailleurs il va falloir que nous achetions une puce pour avoir internet sur l’ordi de Roland) que …, bref ! Nous ne trouvons pas notre hôtel ! Nous interrogeons des Ticos (noms que les Costa Ricains se donnent, les Nicas, les Nicaraguayens étant leur meilleurs « rivaux ») Finalement, à une station-service, nous interpellons un chauffeur de taxi qui nous mène jusqu’à notre hôtel (Milan), en nous faisant régler la note à l’arrivée, normal !

Jeudi 5

Nous sommes tous les quatre dans la même chambre qui comporte deux grands lits. Dans le couloir la lumière, passant par une petite fenêtre haute, est restée allumée toute la nuit, Tchitchi a mal dormi.

Le petit déjeuner se déroule au snack à côté. Polenta, pollo con arroz (poulet avec du riz) à la sauce tomate cuits dans une feuille de banane pour moi. Gallo pinto (coq peint), le traditionnel cocido, riz et haricots noirs pour les autres (que l’on appelle mauros y cristianos à Cuba : maures -noirs-et chrétiens -blancs-) accompagnés de bananes frites.

Les rues sont très propres. Des employés, cantonniers, balaient. Je vois un clochard. La végétation est tropicale. Il fait frais, ce matin, ou est-ce la fatigue. Je supporte la veste. Le ciel est couvert, il y a même du brouillard sur les reliefs.

Nous prenons la direction de Cahuita. Tout au long de notre séjour, nous remarquerons que les routes sont nombreuses à être en travaux. Les panneaux de certains chantiers sont écrits en idéogrammes, comme en Algérie où les travaux sont faits par les chinois.

Ici, les vaches sont des zébus, comme à Cuba. Vendeurs ambulants de bananes, et de diverses autres marchandises dans de petits sacs plastiques. Les rivières, et donc les ponts, sont très nombreux. Les camions énormes et très beaux, comme ceux que j’avais admirés au Québec ou aux USA. C’est bientôt Noël et dans tout le pays les pères Noël, les sapins factices et les bonhommes de neige avec toutes les lumières clignotantes qui vont avec sont de mise. Un peu décalés, les bonhommes de neige ! Sur la route, stand de vente, non de sapin de Noël, mais de sortes d’ifs. Tout au long des routes des plateformes perchées sur un poteau, assez hautes et entourées de grilles (elles ressemblent à de petits lits d’enfant à barreaux) accueillent les poubelles, hors de portée des animaux errants, mais pas des singes !

En route nous achetons une carte à mettre dans le téléphone pour avoir internet et le précieux buey (bœuf), nom du GPS ici.

Route nationale 32. Siquirres. Pause méridienne à Bùfalo, un petit resto. Yuca (manioc), plàtanos (bananes plantain), salade, côtelettes de porc grillées, café. Je retrouve le vrai plaisir de parler espagnol.

Cahuita. Arrivés au bed and breakfast.

Une dame nous accueille, je commence à lui expliquer en espagnol et elle me dit qu’il serait peut-être plus simple de communiquer … en français ! Les propriétaires sont en effet des compatriotes. Ils ont deux enfants qui sont en grandes vacances, comme tous les enfants du pays. Demain c’est la kermesse de l’école. Ils doivent s’habiller en rouge et vert, c’est Noël. En arrivant au Costa Rica les parents les avaient mis dans une école privée regroupant les expats’. Mais beaucoup d’absentéisme, très nombreux dans les classes, loin, cher, aucune discipline, bref ! Pas mieux que l’école locale, où ils sont maintenant. Les enfants viennent, viennent pas… c’est le bintz ! Les enfants y vont soit le matin, soit l’après-midi, et ça change tout le temps. Agenda compliqué. Ils leurs font faire du français en plus, et complètent leur instruction dans les matières défaillantes ici.

La végétation, avec toute cette pluie, pousse à une allure folle ! ils font tondre la pelouse deux fois par semaine.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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A 17h30… tout le monde dort ! Je ne les ai pas bordés, mais presque !... J’ai éteint la lumière de la chambre où Mylène dormait. Celle de la cuisine où, sur le canapé Tchitchi ronflait, il est ensuite allé rejoindre Mylène. Puis celle de notre chambre où Roland aussi dormait. Nous avions pourtant dit que nous irions au restaurant à 19h30. Et j’ai faim… heureusement il y a le mucilage de la cabosse de cacao, entourant les graines. C’est bon, sucré, frais, la consistance est légèrement gélatineuse (je lis qu’elle contienne 80% d’eau, du sucre et de la pectine). Les fèves, elles sont très amères. C’est la propriétaire de notre gîte La Rana qui m’a autorisée à la cueillir. Cris des singes hurleurs Je lis jusqu’à 21h.

La rana (grenouille) est le nom de notre logement et en deux jours, … de rana point ! Il en existe de différentes sortes. Celle qui est dessinée et même photographiée est verte, gros yeux rouges et pattes rouges. Elle est censée dormir le jour et se cacher sur ou sous les grandes feuilles vertes, yeux clos, pattes repliées sous elles. Vert sur vert… invisible !

Notre bungalow a une jolie terrasse en bois, canapé, fauteuil et même un hamac, deux chambres, une belle salle de bain et une cuisine toute équipée. Les moustiques piquent, font des boutons mais ne grattent pas !

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La rana (grenouille) est le nom de notre logement et en deux jours, … de rana point ! Il en existe de différentes sortes. Celle qui est dessinée et même photographiée est verte, gros yeux rouges et pattes rouges. Elle est censée dormir le jour et se cacher sur ou sous les grandes feuilles vertes, yeux clos, pattes repliées sous elles. Vert sur vert… invisible !

Notre bungalow a une jolie terrasse en bois, canapé, fauteuil et même un hamac, deux chambres, une belle salle de bain et une cuisine toute équipée. Les moustiques piquent, font des boutons mais ne grattent pas !

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Notre bungalow a une jolie terrasse en bois, canapé, fauteuil et même un hamac, deux chambres, une belle salle de bain et une cuisine toute équipée. Les moustiques piquent, font des boutons mais ne grattent pas !

Vendredi 6

Ce matin, j’ai à nouveau entendu les singes hurleurs mais pas les même cris qu’hier soir, c’est impressionnant ! Comme des rugissements. C’était peut-être des aboiements de chiens, hier soir…

Gros petit déjeuner ! Pour Roland, continental : tartines beurre et confiture, œufs brouillés, pancakes, salade de fruits, café. Et pour nous, typique : riz /haricots noirs, œufs brouillés, salade de fruits, café ou thé.

Il pleut à torrent ! De quoi décourager Roland pour qui, de toute façon, la marche à pied … c’est pas le pied, mais sous la pluie, … c’est l’horreur ! De quoi décourager une armée, mais pas nous, équipés de capes de pluie (merci Pauline !). Roland ne veut rien faire ! On lui a promis la saison sèche ! Finalement nous changeons nos projets. Au lieu de visiter la réserve de Cahuita (11 km à pied au maximum avec retour en minibus, inclut dans le prix) sous la pluie, nous décidons d’aller voir le « Jaguar centro de rescate » à Playa Chiquita, Limón, vers Cocles. Roland restera tout de même dans la voiture.

C’est un refuge animalier, une sorte d’infirmerie, qui recueille des animaux orphelins ou blessés, surtout des paresseux, des singes et des rapaces. A chaque fois que c’est possible, quand ils ont grandi et/ou qu’ils sont guéris, ils sont réintroduits dans la nature, à la Ceiba au cœur de la forêt vierge au « Refuge national de vie sylvestre de Gandoca-Manzanillo ». « Jaguar centro de rescate » a été fondé par un zoologiste, spécialiste des reptiles à qui les gens ont commencé à apporter des animaux malades ou blessés. Les paresseux sont souvent électrocutés et cette association contribue à isoler les installations électriques, les faire mettre aux normes afin que cela n’arrive plus. Ces cônes enfilés sur les haubans, tendus pour maintenir les poteaux électriques servent-ils à empêcher les animaux d’y grimper ?

Ce centre fonctionne avec des volontaires. Non seulement ils ne sont pas payés, mais en plus ils paient pour s’occuper des animaux. Certains arrivent sans aucune connaissance et sont formés sur place. 18 ans et 3 semaines au minimum sont exigés. C’est Julien Tepoz, de Vienne, un français qui est notre guide. Je pensais que Roland viendrait car nous sommes souvent à l’abri et à la fin, en plus la pluie a cessé mais non, il « boude » dans la voiture à lire et dormir ! Il le savait, pourtant, qu’il pouvait pleuvoir, et surtout que c’est un pays où la marche à pied est indispensable. Pas la peine d’aller si loin à l’autre bout du monde (11 heures de vol). Ne pas vouloir marcher 11 km, ok. Ne pas vouloir marcher 11 km sous la pluie, je comprends. Mais là il ne pleuvait plus. Nous étions à l’abri. Et avec la cape, seule la peau est mouillée quand on est en short et en sandales. Il a mis sa veste chaude pas imperméable, un minuscule parapluie, un jean. Tout est mouillé, trempé en un clin d’œil ! Les Ticos se promènent tête, jambes et bras nus sous la chemisette et le short.

Ils ont accueilli un crocodile saisi par les autorités car ses propriétaires le faisaient vivre dans une baignoire ; Ils ont accueilli un boa qui avait mangé un chien … sa maitresse le cherchait partout dans un jardin, et à la radio, ils l’ont trouvé… dans son estomac !

Perroquets, caïman, singes, c’est le gouvernement qui décide pour chaque animal s’il peut (ou non) être remis en liberté. Il a par exemple refusé qu’un jaguar soit libéré car il avait mangé les poules du voisin et croqué les oreilles d’un singe !

Les singes hurleurs ont la caractéristique d’avoir, à côté de leurs cordes vocales, un os qui sert de caisse de résonance, ce qui en fait l’animal qui a le cri le plus puissant du monde et qui s’entend le plus loin au monde, jusqu’à 5 km.

Dans une cage, ou devant, de jeunes gens sont assis sur une couverture, prêts à accueillir les singes apeurés qui voudraient se réfugier dans leurs bras, mais ce ne sont pas eux qui vont les chercher.

Un pécari, sorte de petit sanglier, a la langue pendante, sur le côté, victime d’un cancer de la mâchoire inférieure. Une biche se promène librement entre les visiteurs. Une autre est dans un enclos.

Les singes capucins ont une intelligence au-dessus de la moyenne parmi les animaux. Par exemple, ils sont capables de s’organise : certains attirent l’attention des visiteurs pendant que les autres volent dans les sacs des gens. Ils sont dressés pour aider des personnes handicapées. Je me souviens d’un film, » Incidents de parcours (Monkey Shines) » un film américain réalisé par George A. Romero, sorti en 1988. Dans ce film m’a fait très peur, et dont je le souviens encore de certains passages où l’on voit le singe parcourir les environ de la maison (le jeune rêve, fait des cauchemars et c’est comme si ses yeux du singe voyaient à travers ceux du singe mais l’on ne sait pas si c’est seulement un rêve ou si le singe coure réellement ainsi à l’extérieur. Je viens de revoir un extrait car je croyais me souvenir qu’une caméra avait été fixée sur la tête du capucin !). Le singe va devenir très agressif envers les personnes qui entoure le jeune handicapé.   

Les paresseux ne descendent à terre que pour faire leurs besoins et seulement une fois par semaine.

Au Costa Rica il y a 6 espèces de félins, 4 de singes et beaucoup plus de serpents. Il existe des fourmis « coup de fusil » dont la piqûre est aussi douloureuse qu’une balle.

A midi nous mangeons dans un resto familial à Tamara, à Porto Viejo de Talamanca (Mylène dit « porto viegio »). L’histoire affichée sur un panneau m’a bien plut. Il a été fondé par un jeune homme et c’est encore la même famille qui y travaille. Le serveur, un cousin, est bien mignon. Porto Viejo est une petite ville où se rassemblent des rastas, il y a beaucoup de personnes à la peau noires, ça sent la Marie-Jeanne, les têtes sont couvertes de dreads, des parents portant leur bébé dans un tissu, des jeunes marchent pieds nus, sont habillés en noir, vert, jaune et rouge ! Cool !

 

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Des pêcheurs nettoient des poissons, les entrailles attirent frégates (grands oiseaux noirs à la queue en V qu’ils appellent tijereta) et pélicans.

Puis ensuite, après manger, nous sommes allés à la mer jusque-là où s’arrête la route. C’est la réserve de Manzanillo, un village dont le nom vient de cet arbre, le manzanillo (mancenillier), il s’appelle ainsi car ses fruits ont la forme de pomme (manzana). Il pousse dans le sable, donc le long des plages ; à Cuba, pour le distinguer, son tronc était peint en rouge. Il était surnommé par les premiers colons « arbre de la mort ». Sa sève est toxique (réaction inflammatoire intense), même le contact avec les feuilles, les fruits ou le tronc est très irritant. En cas de pluie il ne faut pas s’abriter sous sa frondaison.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Toute la matinée je me suis évertuée à rester au sec : grande cape en toile cirée, short, sandales. Je me mets pieds nus dans l’eau de la mer et là, une grande vague, vlan ! m’a éclaboussée ! Sur la plage, un drôle d’oiseau au long bec recourbé vers le haut (une avocette ?).

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J’ai ramassé une très belle graine et un beau coquillage troué, comme un gros escargot et un « objet » végétal, dur, qui sonne creux. Photos. Nous marchons sous la pluie jusqu’à la réserve pendant que Roland continue à ne pas vouloir sortir de la voiture. Une passerelle sur la rivière, « entrée libre » mais nous sommes interpellés par une dame qui sort d’une maison et nous incite à verser une quotepart volontaire pour l’entretien du site. Nous rebroussons chemin. Au-delà du parc, c’est un autre pays, le Panama !

« Pura vida » est l’expression que tous les ticos emploient. Intraduisible ! Utilisé pour dire « bonjour », « au revoir », « bienvenu » … « La vie est belle » … Une autre expression est aussi, quand nous remercions « con gusto » (avec plaisir), comme à Toulouse.

Sur la route du retour j’observe une scène que j’ai déjà vu dans un film : un cheval blanc coure à côté d’un camion.

Au retour au gîte Mylène et moi faisons un tour dans les environs. Un éclair, oiseau rouge, fulgurant, s’envole d’un buisson. Le soir tombe, nous rentrons. Un écureuil, tranquille, sur un arbre mange un fruit à côté de notre bungalow. C’était bien la peine d’aller si loin pour voir la faune sauvage ! Je le montre à un petit garçon aux yeux bridés. C’est un Tico, et son arrière-arrière-arrière-grand-mère était Chinoise. Comme nous, il est en vacances à Rana Cahuita.

Nous ne nous sommes pas baignés dans la petite piscine et toujours pas de grenouille en vue !

Nous n’avons commandé des repas que pour Roland et moi. Salade de crevette et guacamole. Nous n’avons pas tout fini. Tous couché vers 20h, ils ont pourtant dormi au moins une heure ou deux avant 19h30 ! Moi, je lis « Soif ! » d’Amélie Nothomb (le Christ revisité).

Samedi 7

Je me réveille vers 5h. Hurlement des singes et trombes d’eau !! La pluie s’arrête à 6 heures. Grand soleil ! Je pars me promener, seule. Toujours pas de rana !

Nouveau excellent petit déjeuner. La propriétaire nous parle du système de santé ici. C’est vrai qu’elle est gratuite, soins et médicaments. Mais… le délai de rendez-vous est d’un mois (pour une angine ou une cheville foulée, il ne faut pas être pressé !). Ou si l’on vient sans rendez-vous, ce qui est arrivé à son mari, arrivé très tôt, le médecin n’avait pas vu tous les patients de la salle d’attente et il est parti à 16h30, le laissant revenir le lendemain… Alors nos hôtes ont pris un pédiatre, dans le privé, pour leurs enfants mais c’est assez cher. Ils ont aussi été obligés de prendre une assurance santé.  

Nous partons au parc naturel de Cahuita. Il ne pleut pas. Mais Roland ne veut toujours pas se joindre à nous… même pour 10 minutes, quel rabat-joie ! Puis, vers la fin de notre balade dans la réserve, nous rencontrons un Français, que nous imaginons être un « rabatteur » pour les guides Ticos et qui nous indique un guide, assez âgé et expérimenté. Le tarif est de 30$ pour une heure pour nous trois. Pour nous appâter, en moins de 10 mn, avec sa lunette d’approche il nous fait découvrir un serpent jaune lové à la fourche d’un arbre, un paresseux et un iguane géant, orange, très loin dans un arbre, un singe de couleur noir. Mais Roland attend dans la voiture et nous devons rejoindre ce soir notre nouveau logement à 160 km de Puerto Viejo de Sarapiquì et ce n’est pas l’autoroute ! A la fin de notre séjour nous nous rendrons compte que le tarif proposé par ce guide est vraiment bon marché car, ailleurs, c’est le même prix mais par personne ! Nous lui donnons quelques colònes pour le remercier de la peine et du temps qu’il a pris avec nous. Quant au Français, il dit vivre bien, ici, après avoir fait « fortune » en France dans l’immobilier puis avoir tout revendu. Nous supposons qu’à faire tant de prosélytisme auprès de ses compatriotes, il doit réclamer quelques colònes à ces pauvres bougres de guides Costa Ricain, son %, quoi !

Le soleil pointe le bout de son nez mais Roland, dit « Il ne faut pas exagérer ! », pessimiste, va !

Dans ce parc nous sommes allés jusqu’à la rivière que l’on ne peut traverser à gué.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Mais Roland attend dans la voiture et nous devons rejoindre ce soir notre nouveau logement à 160 km de Puerto Viejo de Sarapiquì et ce n’est pas l’autoroute ! A la fin de notre séjour nous nous rendrons compte que le tarif proposé par ce guide est vraiment bon marché car, ailleurs, c’est le même prix mais par personne ! Nous lui donnons quelques colònes pour le remercier de la peine et du temps qu’il a pris avec nous. Quant au Français, il dit vivre bien, ici, après avoir fait « fortune » en France dans l’immobilier puis avoir tout revendu. Nous supposons qu’à faire tant de prosélytisme auprès de ses compatriotes, il doit réclamer quelques colònes à ces pauvres bougres de guides Costa Ricain, son %, quoi !

Le soleil pointe le bout de son nez mais Roland, dit « Il ne faut pas exagérer ! », pessimiste, va !

Dans ce parc nous sommes allés jusqu’à la rivière que l’on ne peut traverser à gué.

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Nous prenons la route.

A midi nous nous arrêtons sur un espace assez grand, à côté d’entreprises, le long de la route et nous finissons le repas d’hier soir. Des fruits, des gâteaux. Nous nous arrêtons dans une station-service à côté de laquelle une vendeuse installée dans un estanco vend des pan bom de cocadas (ou pan negro), un gâteau aux fruits confits et raisins frais aux voitures qui s’arrêtent sur cette route nationale.

 

Il coûte 2500 colònes. C’est typique de la région de Limòn. La dame vend aussi de l’huile de coco.

Nous allons boire un café au bar en face, mais nous l’avons attendu très longtemps car il vient d’une cafetière, comme la nôtre, en moins rapide. 500 colònes par café, soit 2€. La vie est très chère ici !

Nous arrivons à Puerto Viejo de Sarapiquì. La clé est sur la porte de la Casa Sol. La décoration et le mobilier de la maison est faite de bric et de broc, kitch au possible. L’atmosphère est assez confinée, son odeur ressemble à la vieille caravane que nous avions. Moquette zèbre sur les murs de la salle de bain, et froufrou rose, ruban sur la lunette des toilettes et le tapis qui l’entoure. Des livres sont posés : nos hôtes sont peut-être pentecôtistes. Une dame, la voisine, intriguée mais prévenue de notre présence arrive avec la petite fille des propriétaires qui s’appelle Sol (comme la maison !), c’est-à-dire Soleil ! C’est la voisine qui garde (« que cuida ») la fillette de 5 ans. Au rez-de-chaussée un lit et des sanitaires, sans eau, un escalier et un demi-étage plus haut et c’est la cuisine encore un demi-étage plus haut, une porte et c’est une chambre et d’autres sanitaires. La cuisine, c’est un évier, un frigo, un micro-onde que l’on ne peut brancher. Et nous avons 4 œufs à faire cuire pour la salade… Dans le jardin les mêmes oiseaux à dos rouge écarlate, des tangaras qu’ils appellent sergientes (sergents) les mêmes que celui que nous avons vu à la Rana de Cahuita.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Nous arrivons à Puerto Viejo de Sarapiquì. La clé est sur la porte de la Casa Sol. La décoration et le mobilier de la maison est faite de bric et de broc, kitch au possible. L’atmosphère est assez confinée, son odeur ressemble à la vieille caravane que nous avions. Moquette zèbre sur les murs de la salle de bain, et froufrou rose, ruban sur la lunette des toilettes et le tapis qui l’entoure. Des livres sont posés : nos hôtes sont peut-être pentecôtistes. Une dame, la voisine, intriguée mais prévenue de notre présence arrive avec la petite fille des propriétaires qui s’appelle Sol (comme la maison !), c’est-à-dire Soleil ! C’est la voisine qui garde (« que cuida ») la fillette de 5 ans. Au rez-de-chaussée un lit et des sanitaires, sans eau, un escalier et un demi-étage plus haut et c’est la cuisine encore un demi-étage plus haut, une porte et c’est une chambre et d’autres sanitaires. La cuisine, c’est un évier, un frigo, un micro-onde que l’on ne peut brancher. Et nous avons 4 œufs à faire cuire pour la salade… Dans le jardin les mêmes oiseaux à dos rouge écarlate, des tangaras qu’ils appellent sergientes (sergents) les mêmes que celui que nous avons vu à la Rana de Cahuita.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Dans le jardin les mêmes oiseaux à dos rouge écarlate, des tangaras qu’ils appellent sergientes (sergents) les mêmes que celui que nous avons vu à la Rana de Cahuita.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Et les chachalacas sont les oiseaux très bruyants, bavards.

Les oropendolas, assez gros, sont ceux qui ont la queue jaune et le bec rouge.

Nous partons à pied visiter les environs. Roland vient avec nous, puis repart chercher la voiture et nous rejoint.  Nous traversons un fleuve sur une passerelle. Tchitchi voit des singes ! Des personnes arrivent en rafting et s’arrêtent sur la berge. Une camionnette les récupère, avec sa remorque. Certains sont allemands.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Nous revenons au gîte en voiture. Nous appelons le propriétaire par téléphone, Miguel arrive et reste un long moment. Il nous emmène dans l’appartement d’à-côté où habite son ex-femme et sa fille. Ils continuent à s’occuper ensemble de la maison à louer malgré leur séparation. Nous y faisons cuire nos quatre œufs durs. Il travaille dans une réserve et nous conseille d’aller dans celle de Tirimbina La Virgen dont l’entrée coûte 17$. Son ex-femme travaille dans un hôtel. Il remet l’eau dans les sanitaires du bas, elle coule marron, puis, ensuite, claire. Il reste un long moment à discuter avec nous.

Ce soir pendant que nous mangions notre salade de tomates, œufs, concombre… un gecko s’est montré par la fenêtre. Le cri de cet animal ressemble au bruit d’un bisou !

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019

Dimanche 8

Ce matin nous faisons la connaissance de Maria, notre hôtesse. Elle nous apporte notre petit-déjeuner qui se compose de fruits frais coupés, de yoghourt, très bon mais que Roland refuse de boire, ayant eu une mauvaise expérience de yaourt ou de lait l’ayant rendu malade à l’étranger. Beurre, confiture. Nous finissons la mangue et le jus de fruits que nous avons apporté. Thé, café.

Parc de Tirimbina. Ce matin, petites ondées et soleil. Roland est venu ! Nous avons pris un guide, qui s’appelle Sergio. En l’attendant nous allons nous promener à pied dans le parc. De part et d’autre d’une passerelle nous voyons de très beaux iguanes. Notre guide, quand nous reviendront nous explique que le mâle est très gros, et orange ; il a toujours plusieurs femelles, jamais bien loin, vertes et marrons ; elles sont davantage dissimulées dans le feuillage.  

Nous visitons le parc avec le guide, durée de la visite : 2 heures avec de petites haltes, assis sur des bancs. Au début nous allons non vers le parc, surprise ! mais en direction de la route, du parking, vers la sortie ! où il a plein de choses à nous montrer et à nous raconter.

Nous avons entendu un gavilan, un rapace. Un arbre porte le même nom car les cosses s’ouvrent, ressemblant aux ailes de cet oiseau. La graine contenue dans le fruit (la gousse est un fruit) est toxique, les animaux ne la mangent donc pas. Mais les graines se dispersent tout de très loin même grâce à la cosse qui explose par fermentation.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019

Nous avons pris un guide, qui s’appelle Sergio. En l’attendant nous allons nous promener à pied dans le parc. De part et d’autre d’une passerelle nous voyons de très beaux iguanes. Notre guide, quand nous reviendront nous explique que le mâle est très gros, et orange ; il a toujours plusieurs femelles, jamais bien loin, vertes et marrons ; elles sont davantage dissimulées dans le feuillage.  

Nous visitons le parc avec le guide, durée de la visite : 2 heures avec de petites haltes, assis sur des bancs. Au début nous allons non vers le parc, surprise ! mais en direction de la route, du parking, vers la sortie ! où il a plein de choses à nous montrer et à nous raconter.

Nous avons entendu un gavilan, un rapace. Un arbre porte le même nom car les cosses s’ouvrent, ressemblant aux ailes de cet oiseau. La graine contenue dans le fruit (la gousse est un fruit) est toxique, les animaux ne la mangent donc pas. Mais les graines se dispersent tout de très loin même grâce à la cosse qui explose par fermentation.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Nous visitons le parc avec le guide, durée de la visite : 2 heures avec de petites haltes, assis sur des bancs. Au début nous allons non vers le parc, surprise ! mais en direction de la route, du parking, vers la sortie ! où il a plein de choses à nous montrer et à nous raconter.

Nous avons entendu un gavilan, un rapace. Un arbre porte le même nom car les cosses s’ouvrent, ressemblant aux ailes de cet oiseau. La graine contenue dans le fruit (la gousse est un fruit) est toxique, les animaux ne la mangent donc pas. Mais les graines se dispersent tout de très loin même grâce à la cosse qui explose par fermentation.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Nous voyons, grâce au guide, une toute petite grenouille rouge très toxique. Les indiens se serv(ai)ent de sa toxicité pour en enduire leurs pointes de flèche. Elle pond ses œufs, puis les emmène sur son dos au creux d’une broméliacée (même famille que les ananas) car il y a toujours de l’eau dans le cœur. Ces plantes poussent sur les arbres. Elle y met aussi des œufs non fécondés pour que les jeunes aient à manger quand ils éclosent et acquièrent ainsi, à leur tour, leur toxicité.

Dans cette forêt il ne reste qu’un singe araignée, et comme il n’aime pas rester seul, il suit les capucins. Il faut faire attention car ces singes jettent des choses sur les touristes : branches, feuilles ou mangues, ce qu’ils ont sous la main pour défendre leur territoire. Nous entendons des singes hurleurs.

Il nous montre les nids de termite dans les arbres ou sur le sol.

Il nous parle des fourmis « coup de fusil ».

Il nous explique comment se nourrissent les fourmis qui transportent des morceaux de feuille sur leur dos, disproportionnée par rapport à leur taille. Elles les emmenèrent jusqu’au nid, et font pousser un champignon sur ces feuilles. Et c’est le champignon qu’elles mangent. J’en avais photographié au Mexique, sur le site d’une pyramide, et je croyais qu’elles mangeaient les feuilles. Pendant la parade nuptiale les fourmis ont des ailes, une femelle est fécondée, les mâles meurent. Quand le nid en est à ses débuts et que la reine vient d’arriver, elle ne pond pas tant que les champignons n’ont pas poussé.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019

Dans cette forêt il ne reste qu’un singe araignée, et comme il n’aime pas rester seul, il suit les capucins. Il faut faire attention car ces singes jettent des choses sur les touristes : branches, feuilles ou mangues, ce qu’ils ont sous la main pour défendre leur territoire. Nous entendons des singes hurleurs.

Il nous montre les nids de termite dans les arbres ou sur le sol.

Il nous parle des fourmis « coup de fusil ».

Il nous explique comment se nourrissent les fourmis qui transportent des morceaux de feuille sur leur dos, disproportionnée par rapport à leur taille. Elles les emmenèrent jusqu’au nid, et font pousser un champignon sur ces feuilles. Et c’est le champignon qu’elles mangent. J’en avais photographié au Mexique, sur le site d’une pyramide, et je croyais qu’elles mangeaient les feuilles. Pendant la parade nuptiale les fourmis ont des ailes, une femelle est fécondée, les mâles meurent. Quand le nid en est à ses débuts et que la reine vient d’arriver, elle ne pond pas tant que les champignons n’ont pas poussé.

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Il nous parle des fourmis « coup de fusil ».

Il nous explique comment se nourrissent les fourmis qui transportent des morceaux de feuille sur leur dos, disproportionnée par rapport à leur taille. Elles les emmenèrent jusqu’au nid, et font pousser un champignon sur ces feuilles. Et c’est le champignon qu’elles mangent. J’en avais photographié au Mexique, sur le site d’une pyramide, et je croyais qu’elles mangeaient les feuilles. Pendant la parade nuptiale les fourmis ont des ailes, une femelle est fécondée, les mâles meurent. Quand le nid en est à ses débuts et que la reine vient d’arriver, elle ne pond pas tant que les champignons n’ont pas poussé.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Nous revenons à la Casa Sol où tous nos bagages sont prêts à être chargés. Quelques bananes et biscuits vers midi font notre en-cas. En route pour le lac et le volcan Arénal ! Le Costa Rica comporte 120 volcans, les tremblements de terre sont courants.  

Aucun rapport avec les tremblements de terre, sans doute, juste les pluies diluviennes, mais les bas-côtés de la route en arrivant à notre location sont effondrés à intervalle régulier, glissement de terrain. Terre, arbre, envahissent parfois jusqu’au tiers de la route.

Au bord de la route j’aperçois des trucs bizarres, comme plein de petites branches dressées vers le haut. Le temps de réaliser que ce sont les queues d’un petit groupe d’animaux, c’est trop tard ! Nous serons amenés à repasser par là. Nous nous arrêterons et les ratons laveurs viendront tous nous quémander à manger. Ils ont l’habitude, visiblement ! Tchitchi est enthousiaste, il les prend en photo et en envoie une à son copain surnommé « Raton » ! Mylène et Tchitchi nous raconte sa triste histoire.

Nous arrivons à la casa Donna Rosa à Nuevo Arenal tenue par un couple d’homosexuels très sympas.

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019

Nous arrivons à la casa Donna Rosa à Nuevo Arenal tenue par un couple d’homosexuels très sympas. L’un est Costa Ricain, l’autre Suisse Allemand. Leur maison est très belle, bien aménagée, décorée un peu kitch façon Noël avec petit chalets, fausse neige sur un meuble. A part ça plutôt moderne, des tableaux contemporains qu’il a peints.

Notre chambre commune est dans un autre bâtiment. Deux grands lits et un canapé, déco moderne. C’est très cosy. Les tables sont d’anciens coffres, très beaux, sur roulettes, je me demande s’ils sont authentiquement vieux.

Notre chambre donne sur une terrasse qui, elle-même donne sur le poulailler assez bruyant (poules caquetantes, dindons glougloutant et pintades cacabant). Au loin, des arbres, le relief, et de grands oiseaux à queue jaune qui crient, des caciques. Sur cette terrasse sont suspendu des abreuvoirs contenant de l’eau sucrée attirant plein de colibris.

 

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Le village est appelé « Nuevo Arenal » car les anciens villages d'Arenal et de Tronadora ont été submergés par le lac lors de sa création en 1974 par la construction d'un barrage pour répondre à une demande grandissante en eau en électricité. Il a plus que doublé sa surface ce qui en fait le plus grand lac du pays. Il couvre actuellement 20 % des besoins en électricité du pays. Au Costa Rica, 98,7 % de l’électricité produite est « verte » à partir de l’hydraulique, de la géothermie et de l’éolien. Nous voyons souvent le sigle ICE : industrie Costa Rica d’Electricité. « Nuevo Arenal » est donc une petite ville au cordeau, avec des maisons relativement nouvelles.

La présence de vent dans la région du lac est constante, ce qui en fait non seulement un spot reconnu pour les véliplanchistes, mais également un site idéal pour l'énergie éolienne, comme à Tierras Morenas, au nord-est du lac. Des tours en bateau sont souvent organisés pour les touristes.

Nous partons le soir manger en ville chez Las Delicias. La patronne porte tablier, c’est elle qui cuisine, une autre dame fait le service. Dehors il fait gris, froid, avec un petit vent frais. Je mets tous les vêtements chauds que je possède, y compris la doudoune rembourrée de plumes sans manche de mon père, pantalon, veste coupe-vent et j’ai tout juste chaud car la devanture de cet ancien garage est grand ouverte, et au fond aussi tout est ouvert.

Couchés tôt nous sommes réveillés vers 6h du matin. Nous avons payé le supplément petit-déjeuner et vraiment, c’est fantastique ! Tant au point de vue visuel (jolie vaisselle, belle présentation) que gustatif. Œufs pochés, impeccables.

Sur les conseils des propriétaires, nous nous rendons au parc Mystik.

Roland cherche à faire une belle photo avant d’aller au parc. Il prend une route visiblement très fréquentée, se gare, mal, puis, plus loin, mieux. Il y a des fils électriques, pas très esthétiques. D’ici, l’on voit assez bien le volcan Arenal encapuchonné de brouillard.

Puis en montant un peu plus pour essayer de trouver un endroit pour faire des photos sans ces fils disgracieux … nous arrivons au parc ! Hasard. De la plateforme du parc, vue imprenable et sans fil du volcan !

Là, dans ce parc, très nombreuses sont les passerelles suspendues au-dessus du vide, c’est même tout ce qui fait le charme de cette promenade. Promenade car, sans guide, nous ne voyons pas grand-chose. Sauf quand nous « espionnons » un guide chargé d’un groupe et qu’à sa suite nous découvrons un serpent de couleur claire au pied d’un arbre, enroulé sur lui-même. Un singe, mais lequel ? Un lézard, nain, de la taille de mon pouce. Des chauves-souris, plaquées, côté ombre d’un arbre. Deux lézards à queue bleue.  Par contre Tchitchi nous fait découvrir un singe que le guide n’arrivera pas à observer.

Dans un creux de la route, le premier jour de notre arrivée ici, nous avons vu énormément de voitures arrêtées sur le bas-côté. Nous saurons le lendemain que les occupants sont allés se baigner dans la rivière d’eau chaude, thermale, venant du volcan et, à notre tour, en demandant aux locaux, nous trouverons le chemin d'accès. Par contre il ne faut pas être trop encombrés, juste une serviette car les rives sont étroites et il n’y a pas beaucoup de place où poser ses affaires, sauf si on arrive par l’autre côté. Là, des familles de Ticos piquent-niquent. Il y a très peu de touristes. Contrairement, certainement, aux bains Baldi, très chers, que nous avaient conseillés nos hôtes. Nous y rencontrons deux Québécoises très sympas, qui ont fait connaissance la veille. Elles voyagent en transport en commun et taxi. L’une d’elle connait le resto que tient le neveu de la sœur de Mylène, Arnaud Marchand. Il est très connu là-bas car il participe à des émissions de cuisine. Une des filles rêve d’y manger, et elle trouve le cuisto très beau. Bon, il est marié et a des enfants…Et de son côté Tchitchi a des cousins au Québec. Des choses à se raconter, donc !

Mardi 10

Ce matin le petit déjeuner c’est salade de fruits, omelette sucrée aux fruits et cannelle. Omelette salée à la saucisse, jus d’orange et fromage. Hier ce n’était que du salé.

Ce matin nous allons au German Bäckerei, à Nuevo Arenal. Surprenant, cette boulangerie allemande ici. De la pub en est faite tout au long de la longue montée en lacets. Pain aux raisins, bretzel et pain aux céréales. Tellement plongée dans la langue espagnole (que j’ai retrouvé avec un immense plaisir !), que je n’arrive pas à parler allemand.

Nous changeons aussi nos euros en colònes à la banque. Nous postons nos cartes postales.

Le Costa Rica est bien desservi et aux arrêts de bus il y a toujours beaucoup de monde sur les bancs. Un auvent couvert d’une pub protège du soleil. Bus jaunes scolaires comme au Québec et aux USA. Des gens sur des vélos utilitaires et leurs sacoches transportent leur machette pour aller sans doute travailler. Quelques cyclosportifs aussi. De nombreux ponts indiqué comme « puente angosto » : ? Angoissant ? Non, étroit !  Dans ce pays, pas d’armée mais nous avons vu plusieurs barrages de police, avec au moins six policiers.  Les terrains de foot sont nombreux, point de repère s’il l’on est perdu. Le gardien de but du Paris Saint-Germain est Costaricain, première nouvelle ! Nous ne nous perdons pas grâce à la carte internet que nous avons acheté et au « buey » (« bœuf », en espagnol mais ici c’est le nom donné au GPS qu’elle contient). Bitume sur les routes, bas-côté en ciment, ça roule bien ! Et pancartes Kölbi (symbolisé par une grenouille), de la pub pour des téléphones portables.

Nous prenons ensuite la direction de Playa Flamingo. Nos hôtes nous ont conseillé de faire un détour de quelques kilomètres pour aller voir des cascades (8$) mais nous n’y allons pas.

Tous les motards portent un casque ET une ceinture catadioptre en travers de la poitrine.

De Las Cañas nous prenons l’autoroute. Nous arrivons à la Fortuna, nous restons deux jours à l’hôtel Massaï. Dans un bassin il y a des tortues d’eau douce énormes, dans une cage un couple d’aras dont l’un est malade, déplumé autour du cou et, libres d’aller et venir, sur le toit, des iguanes.  

Le climat est vraiment très différent dans cette région de Guanacaste. Il fait chaud et sec sur cette péninsule ! La flore est moins dense. Il y a des champs de maïs alors que vers Arenal, c’était plutôt des ananas.

Le gîte Massaï est un petit appartement, avec une chambre pour chaque couple, une cuisine, un petit salon et dehors une jolie piscine, une fresque en mosaïque et sur la terrasse de la piscine un abri avec des hamacs. Cet hôtel appartient à 50% à un Espagnol de Barcelone et un à « Nica » (Nicaraguayen), qui habite sur place) Frederico. Frederico collectionne les timbres, il faudra penser à lui en envoyer ! L’employé est, lui aussi, « Nica ».

Le soir nous allons au resto Camaròn, sur la plage. Il y a beaucoup de chiens errants. Ici, au Costa Rica, un « soda » est le nom donné aux bistrots. Ce pays est-il écolo, comme les guides nous l’ont annoncé ? Miguel, à Casa Flor nous avait fortement déconseillé d’aller dans un parc, en particulier car les oiseaux sont attirés par la nourriture que les hommes leur donnent. Alors, c’est vrai que l‘on pourrait en voir beaucoup, mais ce n’est pas un « vrai » parc naturel ! Eolienne, et panneaux solaires sont courants. Sur le parking, et aussi à un autre endroit, se trouve une sculpture de poisson, grillagée, pour récolter les bouteilles en plastique. Il y a presque partout des poubelles pour trier les déchets Mais, en revanche, les supermarchés continuent de distribuer gratuitement de grands sacs en plastique. Les villages sont très propres, pas de sacs plastiques accrochés aux arbres ou jonchant le sol. Le long des routes des sacs poubelles remplis, rassemblés, ou posés sur des plateformes ressemblant à des lits à barreaux pour enfants, prêts à être ramassés par un camion. La question que je me pose est la suivante (chez nous, c’est pareil, d’ailleurs !) : une fois arrivé dans l’usine, les déchets ainsi triés sont-ils tous valorisés ou bien mélangés !? Comment sont-ils gérés ?

Mylène fait une lessive. Je lave de temps en temps à la main. Le plus gros, je le ferai en rentrant !

Mercredi 11

Pendant que nous partons faire de la plongée, Roland et moi, Tchitchi et Mylène partent faire une balade avec les vélos du gîte Massaï (5 $ chacun). Ils sont allés à la plage. J’ai d’abord plongé 38 mn à 18 mètres de profondeur, température de l’eau 27°C. J’étais avec Santi (Santiago), le moniteur, Roland et un autre monsieur.  J’ai vu des requins pointe blanche ;

Des diodons, poissons couverts d’épine qui, en cas de danger se gonfle pour faire peur aux adversaires.

Des étoiles de mer ; des groupements très denses de poissons ; des barberos blancs avec des points ; des murènes vertes et d’autres avec des petits points ; des gros poissons avec des points blancs alignés ; des petits poissons bleus avec des points bleus phosphorescents ; des poissons avec un bec, poissons perroquets ; des raies, dans le sable ; des poissons flûte ; des oursins ronds, blancs, sans épine ;

Du bateau, nous avons vu des dauphins. Je ne me souvenais plus que nous plongions deux fois ! Paramètres de la deuxième plongée : 62 mn, à 22,9 mères. Température de 28 °C. Nous avons vu de poissons- coffre

un « vieux dragon » juvénile avec un appendice en forme de tige sur la tête ; un halgon gigante ;  une très grosse étoile de mer avec, sur le dessus, une mosaïque marron ; un mérou pintade ; des poisson plein de points noirs ; un cuchillo pavo real, un poisson original avec un cuchillo (« couteau ») sur la tête

des poulpes.

Deux plongées absolument parfaites à tout point de vue ! Grand bateau stable de deux étages où il y a de la place pour circuler, je n’ai pas été malade ; On nous a emmené de la plage à côté du port, à bord d’une barge, plate, moquettée, jusqu’au bateau, on nous a demandé de mettre nos chaussures dans une caisse pour que le bateau reste propre ; fruits, ananas et pastèques coupés en cubes, et boisson fraîches, ice tea et chaudes à la pause ; Les blocs étaient équipés (« el equipaje » : les bagages, valise et « el equipo » : l’équipement) ; toilettes ; accompagnants prévenants qui nous aident pour remonter à l’échelle en nous enlevant nos palmes et notre bloc; explications très claires ; et puis, comble de la joie, comme je consomme très peu d’air, j’ai changé de groupe pour la deuxième plongée, sans l’avoir demandé. J’ai quitté le groupe où était Roland, un monsieur et un moniteur, pour aller dans un groupe de filles qui, comme moi avaient encore pas mal d’air ! Quel bonheur !! Seul problème, il y avait du courant et il fallait palmer pas mal sauf quand on se mettait à l’abri derrière un rocher. Les plongeurs étaient sympas, une Italienne de Rimini qui tient un resto à quelques kilomètres d’ici :  pâtes, gnocchis faits maison non pas avec des pommes de terre mais avec du manioc, il faut s’adapter ( !) et  des pizzas; une Américaine de New York qui parle un peu français ; un Roumain qui habite Zurich avec qui j’ai parlé allemand ; un Canadien de Calgary ; parmi les accompagnateurs qui encadrent, aident, une jeune fille Costaricienne de 13 ans qui a déjà des piercings dans les oreilles (je dis déjà car je la trouve un peu jeune) et un jeune garçon de 8 ou 9 ans. Elle plonge depuis deux ans et ces jeunes ne sont pas payés mais en échange de leur aide, ils plongent gratuitement ; nous c’est 100 $ par personne.

L’île au pied de laquelle nous plongeons est couverte de cactus. Les pélicans longent les gros rouleaux que fait la mer en arrivant sur la plage en volant, puis plongent dans les rouleaux et ressortent en déglutissant le poisson pêché.

Petit haïku

Un pélican pêche

Un poisson dans un rouleau

Sur la mer qui danse

Légumes : patates douce, malanga, manioc = yuca = mandioca selon les pays, igname = ñame.     

A midi nous mangeons au même restaurant qu’hier soir situé au bord de la plage. Un gros iguane traverse tranquillement la terrasse. Mylène me prête son roman sur la mafia russe ; elle me raconte une histoire qu’elle a vécu, la vente d’un appartement à des Iraniens. Craignant le blanchiment d’argent, il a fallu demander à Tracfin, Tracfin est un Service de renseignement placé sous l'autorité du Ministère de l'Action et des Comptes publics. Il concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Mais ils n’étaient pas fichés. Je lui raconte que des amis de mes parents voulaient vendre leur maison, un ancien et beau moulin. Ils ont refusé la valise de billets que leur avaient proposé des Russes pas très clairs…

Roland fait la sieste, puis nous partons en voiture à la recherche de la Playa Conchal. Nous nous baladons au bord de la mer, nous assistons au coucher de soleil sur Playa Flamingo. Il est tôt !

Puis nous allons faire des courses. Tomates, pain, pâtes, sauce tomate, concombre, vin, avocats, bananes, œufs. Dans ce supermarché je demande au vigile si je peux ne prendre que 4 œufs. Il me répond en français ! Sa mère, propriétaire du magasin est, comme lui, Française !

En passant, dans la ville je vois « bancos de alimentos », sans doute, comme chez nous, une sorte de resto du cœur ! En rentrant nous cuisinons. Un gros crapaud se promène dans l’allée.

Jeudi 12

Ce matin j’ai débarrassé ma brosse de tous les cheveux en les jetant derrière notre appartement, ils se sont accrochés dans une branche. Un oiseau s’en est emparé pour faire son nid.

Nous avons 4 heures de route pour aller à Montezuma. Des champs sont couverts de bâches d’où émergent de petites feuilles vertes. Haricots ? Salades ?

Je trouve les décorations de Noël surprenantes et très décalée : bonhomme de neige, pères Noël, guirlande, fausse neige.

Les charrettes font parfois partie du décor (comme à l’aéroport) mais l’on s’en sert encore et celle-là a un rôle totalement utilitaire. Celle que nous avons vu en sortant de Jicarat est très belle. Nous avons oublié de rendre la clé de notre appartement du Massaï. Nous allons aux Correos pour la renvoyer. Le postier nous explique qu’il y a beaucoup de métis Indiens-Espagnol car les envahisseurs violaient les femmes. Les gens parlent le dialecte mais à l’école on apprend l’espagnol. Il nous prête « su tijera » (ciseaux) pour faire le paquet. Le nom de la monnaie, le colòn, vient de Christophe Colomb. 

Nous voilà arrêtés sur la route, qui n’est plus qu’un chemin de terre pour causes de travaux ! Embouteillage. Cela ressemble plus à une piste forestière avec des montagnes de cailloux, de rochers sur le bas-côté. Sur les chantiers, malgré la chaleur, sous le casque, les ouvriers portent une cagoule contre la poussière et le soleil. Il y a tant de poussière que les feuilles et les troncs sont marrons. Il y a pas mal de femmes sur ces chantiers. C’est énorme : ponts, évacuation des eaux, des ouvriers en haut des pylônes. « Via resbalosa » : glissante. Nous en profitons pour discuter avec un monsieur dont le travail est de contrôler les machines dans les hôpitaux et les cliniques. Nous l’interrogeons sur la vie quotidienne et concrète du Costa Rica. Il existe une vignette auto. Elle est gratuite deux ans pour les voiture neuve et entre 200 et 500 $ ; après. Les femmes prennent leur retraite à 60 ans, les hommes à 62. Le salaire minimum est de 424 $. Le taux de cotisation est de 33%.

Je me régale toujours autant à parler espagnol.

Nous avons failli écraser un gros iguane.

Halte à Paquera nous achetons de l’eau, des bananes, oignons, ananas. Puis nous allons dans un petit snack où je prends une boisson faite de fruits de la passion mixé avec des glaçons, les autres du coca ou du sprite. De la glace au café. Avec l’autorisation de la propriétaire nous avons sorti un pique-nique de notre sac. Encore une rue qui s’appelle Pura Vida, le leitmotiv ici, intraduisible à part, mot à mot, « vie pure », mais en fait « c’est le pied », « le bonheur », « tout va bien » ….

Nous arrivons au lodge tenu par Ypé.

Mais il a été très difficile de le trouver, logé qu’il est tout en haut, au beau milieu d’une forêt, accessible par des chemins très chaotiques, cailloux, grosses pierres et rochers qui rendaient la conduite très difficile. Heureusement que nous avons un 4x4 ! Ypé parle 4 langues. Sa langue natale est le hollandais. Il parle aussi anglais, espagnol et allemand. Sa compagne, Canadienne ne parle que l’anglais. Lui ressemble à un vieux routard, elle, à une junkie. Comme il dort avec ses chiens et qu’elle ne le supporte pas, elle dort dans la maison à côté, construite par Ypé, où sont aussi logés les employés. Avant, les employés dormaient dans celle que Tchitchi et Mylène occupent. Tout a été refait à neuf. Nous avons une chambre pour chaque couple. Le lieu est très beau, en pleine nature. Il est feng shui… Le bâtiment est sur pilotis. La cuisine en bas est bien faite. Chaque hôte a un coin de frigo et une grande caisse hermétique car la cuisine est ouverte sur l’extérieur et singes et insectes y entrent parfois ! Terrasse avec fauteuils et vue sur la forêt et la mer, au loin.

Sur la plage de Montezuma, pollution de dizaines de bouteilles plastique ! Costa Rica, sa nature, son écologie et… ses bouteilles en plastique.  Nous allons sur la plage de la Manchas où nous rencontrons deux italiennes très sympas.  Elles nous recommandent le resto de Las Palmas et la visite de l’île de Cabuya. Nous faisons une petite sieste, je ramasse des coquillages pour Zoé et Selma et nous nous baignons.

Le soir nous allons au resto Las Palmas, très accueillant recommandé par le guide du routard, Ypé et les personnes rencontrées. Il est en haut d’une toute petite côte et surplombe la mer. Il a eu « L’excellence » quatre années de suite. Une famille québécoise avec deux enfants de 4 et 6 ans, très sympa. Lui est originaire du Maroc. On retrouve les deux couples rencontrées (parents et grands-parents) et le jeune à La rana de Cahuita. Ce jeune vit depuis deux ans en Amérique centrale. Nous mangeons trois énormes plateaux de fruits de mer, un pagre grillé, des crevettes, des encornets, des moules, une salade verte, avec du chou, carottes, oignons.  

La Playa de Palmeras est plus loin que celle de las Conchas.  

Vendredi 13

Je pars me balader à 5h30 du matin suivi d’un très vieux chien qui boite ; au bout d’un moment, fatigué, il fait demi-tour. Bruits de la forêt, singes hurleurs et autres cris, de singes ou d’oiseaux. J’ai vu des chauves-souris s’envoler. Et dans la maison, un gecko. Au fond de la propriété il y a quatre hamacs sous les arbres, pour la sieste. Je descends un escalier à pic en direction d’un ruisseau ou d’une rivière que j’entends au loin. Il y a ensuite un chemin très escarpé, le tout au cœur de la jungle luxuriante, enveloppée par tout ce vert, ces lianes, ces arbres immenses. Puis je retourne vers la maison en tournant à gauche. Je tombe sur la piscine en construction sous un abri, carrée et très profonde.

Nous partons voir Cabuya, une île, que l’on peut atteindre à pied à marée basse. Cette île comporte un cimetière depuis qu’un homme, un jour, y est mort et que les habitants ont décidé de l’enterrer sur place. Nous nous garons et il faut payer un petit quelque chose « sinon il risque de vous arriver un problème ; comme l’autre jour, y’a un gars que s’est fait casser sa voiture » … Bon… Il y a une poissonnerie. Des restaurant viennent chercher les poissons.

Puis, en repartant nous nous arrêtons devant un lieu de woofing très sympa. Un café. Nous voulions nous attabler mais il est fermé. Des gens de tous âges, surtout des jeunes, des français, des italiens, des anglais, rénovent ce café qui est aussi une petite entreprise qui fabrique du chocolat. Nous en achetons une tablette à 70% de cacao pour 4$. Excellent !  

Nous allons aussi voir un très vieil et énorme ficus. Une araignée a tissé sa toile juste au milieu, entre tronc et lianes.

Nous essayons d’aller au parc de Cabo blanco mais il faut encore et toujours payer l’entrée, et si c’est pour revoir encore et toujours les mêmes animaux parce que nous ne voulons pas prendre de guide … demi-tour !

Puis nous allons visiter le village de Montezuma. Nous buvons un excellent café. Nous apprenons que tout près d’ici, une association récolte les œufs de tortues olivâtres entre juillet et décembre. Les jeunes travaillent la nuit de 18h à 10 h du matin car c’est le soir que les tortues viennent pondre. Les œufs sont récoltés puis déposés dans le sable en sécurité en haut de la plage, dans des trous sur un espace quadrillé de ficelles, comme pour les fouilles archéologiques, avec des repères de date, j’imagine. Puis les jeunes volontaires veillent jusqu’à ce qu’ils éclosent. Les œufs éclosent au bout de 45 à 60 jours. En ce moment, c’est la bonne période pour aller les voir. Les tortues sortent plus au moment de la pleine lune. Les jeunes les sortent avec moults précautions du trou. Vers 16 ou 16h30, ils déposent les bébés tortues sur la plage pour qu’ils retrouvent le chemin de la mer.  90% des tortues sortie du trou sont vivantes mais seulement 1 sur 1000 (!!) survivra et grandira dans la mer.  

Le soir nous voyons souvent de petits oiseaux nocturnes posés sur le bas-côté de la route, ébloui par nos phares puis qui s’envolent au dernier moment, ce sont des petits-ducs de Clark (Bare-shanked Screech-owl), engoulevent montagnard (Dusky Nightjar) ou bien, des nyctales immaculées (Unspotted Saw-whet Owl).

Ils volent vite, au ras du sol, et sont de couleur sombre mais leurs ailes sont ourlées de couleur claire

Nous mangeons une salade de tomates, œuf dur, oignon, reste de jambon, ananas et pamplemousse du jardin donné par Ypé. Des pamplemousses, il y en a à foison !

Je lave un peu de linge après le repas quand, un énorme insecte vrombissant, attiré par la lumière, se prend dans mes cheveux ! Surprise, je crie ; il tombe dans le bac. 

Samedi 14

Ce matin, en me brossant les cheveux devant la petite fenêtre de la salle de bain, à travers la moustiquaire, que vois-je !?! Une jolie petite tête rose, encadrée de poils blancs surmontant un frêle corps noir se terminant par une longue queue préhensible… Un capucin ! Puis deux, puis trois ! Quel bonheur ! Et quel doux moment d’excitation ! J’appelle Roland. Ils se déplacent, je ne les vois plus, je vais sur la terrasse et ils sont là, en train de manger des fleurs. Toute une bande !

Du côté de l’océan Pacifique, il existe un phénomène de bioluminescence, le plancton luit la nuit uniquement lorsque l’eau s’agite (les vague, le sillage d’un bateau) !  Des tours sont proposés mais ici, comme partout au Costa Rica, c’est très cher et je ne sais même pas si c’est la bonne saison.

Nous repartons en direction du golfe de Nicoya. Ypé nous a aidé à réserver notre traversée en ferry.  Nous roulons sur la route 34 et passons à El Guacimo.

Du bateau, au loin, nous apercevons une montagne conique, le volcan Punta Arenal ou un autre volcan ? Au Costa Rica il n’y a pas de train mais des vols intérieurs, des taxis, et donc aussi des bateaux. Les cars, quant à eux, circulent partout et je suis toujours étonnée de voir des gens attendre en des lieux improbables, sur des chemins (larges, oui, c’est vrai, comme des petites routes), loin de toute civilisation !

Nous arrivons dans notre gîte, à Jaco, une sorte d’Auberge de la jeunesse, bouddhique et très colorée !!! Il n’a pas plu une goutte depuis que nous avons quitté le volcan Arenal.

Nous faisons les boutiques. Un tee-shirt avec un paresseux qui fait du vélo pour Elio et moi (11,40 $ le mien), et un carnet fait de feuilles de bananes et de canne à sucre pour moi ou Marianne dont c’est l’anniversaire (finalement je l’offrirais à Sylvie qui, comme moi adore les carnets. Et Elio trouvera « nul » mon cadeau, espérant, préférant un jouet, bien sûr !). Mylène achète aussi un tee-shirt et deux magnets, Tchitchi achète aussi des choses. Puis nous sortons. Au bout d’un moment, les copains se rendent compte qu’ils ont un sac chacun ! Tchitchi trouve son sac bien lourd, au vu du peu de choses achetées. Il l’ouvre : le sac est plein de souvenirs, stylos perroquets et autres babioles !!   Et chers, les stylos ! 6 $ ! Nous en prenons chacun un et rapportons le sac à la boutique… Ils ont bien ri !

Je fais une collection de photos de couchers de soleil.

Nous allons au resto appelé Green room café. Sympa. Je bois un mojito. Je mange le même poisson que j’ai vu tout frais pêché à côté de l’île de Cabuya. La vie est très chère ici, resto, hébergement, ça change du Vietnam ! Jaco est une ville où règne la prostitution, jamais vue auparavant, la drogue, aussi, nous dit-on, ville balnéaire moche. Mais seulement une étape pour nous. 

Sur une table, une collecte de jeux et jouets pour Noël. Dans le hall, avant d’y entrer, une mini boutique expose des tableaux. L’artiste est Française, elle vit ici depuis 20 ans, mais elle est née en Afrique, d’un père ingénieur.

Dimanche 15

Cette nuit, une musique d’enfer a explosé vers 3h30 et malgré les boules Quiès, le son était d’une puissance incroyable. Hier soir, déjà (d’où les boules Quiès), l’hôtel était très bruyant. A part ça, à cause de la clim, il fait froid, mais sans la clim, il fait moite ! Et pas possible d’ouvrir le volet, le rideau s’engouffre dans la chambre et nous sommes au rez-de-chaussée…

Douche dangereuse : des fils à nu dans le pommeau qui sert à fabriquer l’eau chaude… !!!

Le petit déjeuner est inclus, pain, beurre, confiture, fruit, jus de fruit. Simple. Nous le prenons sur la terrasse à côté de la petite piscine. Sinon, pour ceux qui veulent, une cuisine tout équipée est disponible.

Nous partons en direction de Quepos. Mais nous nous arrêtons à la Playa Hermosa, à 7 kilomètres, le sable, là, est noir, volcanique, sans doute. Bizarre, certaines voitures n’ont pas de plaque d’immatriculation, ou une seule, devant ou derrière, ou bien encore des plaques avec la marque de la voiture.

Champ de palmier pour huile de palme. Ecolo, le pays ?

Nous allons au gîte à Quepos qui s’appelle Guest house Pura Vida. Le propriétaire est très sympa. Nous avons chacun une chambre. La cuisine à l’étage, est toute équipée, juste au-dessus de nos chambres. Nous posons nos sacs. 

C’est le venado (cerf) qui est le symbole du Costa-Rica, et non la rana aux grands yeux rouges. Pour preuve, il est sur les billets de banque, pas la grenouille. La rana, c’est le symbole touristique.

Nous allons au parque Manuel Antonio. Mais un kilomètre avant d’y être, nous « tombons » dans une embuscade : des gens postés sur la route nous font ralentir et nous disent qu’il faut se garer, là. Mais nulle part n’est indiqué « Parque », aucune pancarte. Mais, ok, confiants, on y va, guidés de loin en loin par deux « gardiens ». On se gare à l’emplacement indiqué. On nous demande de payer 6000 colònes, nous n’en n’avons que 5000 en raclant les fonds de poche. Magnanimes, ils acceptent notre argent. Où est le parc ? Par-là, direction vague. C’est loin ? Oui, il faut marcher 10 minutes ! Trop loin pour Roland ! et on a aussi un peu peur que, comme on n’a payé que 5000 il nous fasse ch… Colère ; on remonte dans la voiture. Un témoin costaricain qui lui, loue des planches de surf ne dit rien mais n’en pense pas moins sur ces escrocs.

Arrivés plus près, on se gare sur un rondpoint, l’entrée du parc est là. C’est au guichet de la banque que l’on achète son billet. Surprenant. Le parc ferme à 16h, tout comme l’accès à la plage. Nous voyons de petits lézards sauteurs. Le parc est très bien aménagé pour les personnes en fauteuil, c’est très roulant. Sans guide nous voyons des capucins, des iguanes, bien sûr. Les chemins bifurquent, on prend celui qui va vers une petite cascade. Puis Roland fait demi-tour et quitte le parc, nous décidons de pousser jusqu’à la plage. Mais arrivé en haut d’un chemin très pentu, nous nous disons que ça ne vaut pas le coup de tenter ; le parc ferme dans 10 minutes. Demi-tour. Nous voyons une biche, un agouti et des crabes bleus aux pattes rouges.

Arrivés à la voiture nous voyons deux voitures de police. Mince ! Et un Roland furibard ! Mais aussi, sur un très grand panneau d’affichage en métal, un peu tordu, une bande de capucins excités, qui tapent sur le panneau, comme sur un tambour ! C’est bien la peine de payer et d’aller dans un parc si les animaux sont en dehors !

Roland est mal garé (ligne jaune sur le trottoir), des policiers répressifs nous ont arrachées nos plaques d’immatriculation. Une policière qui travaille en direction des touristes nous explique la loi, la procédure… compliquée !!  Il faut payer l’amende de 88 euros dans une banque pour récupérer les plaques que la police a à Punta Arena emmené à deux heures de route d’ici, où nous sommes déjà passés !! Comme on ne peut pas rouler sans plaque (les voitures qui n’en n’ont pas c’est, soit parce qu’elles sont neuves… soit parce qu’elles sont en infraction) … que faire ! Soit aller à Renta Car pour en louer une autre, soit… ??  La policière nous rassure en nous disant de tranquillement rentrer à l’hôtel ce soir, sans plaque (!!) et en arrivant de téléphoner au loueur. En passant, avant d’arriver au gîte, nous voyons qu’il existe une agence dans le village d’à-côté. Rassurant.  

Ce que nous faisons. Jorge, le propriétaire des chambres est vraiment prêt à nous aider. C’est le logeur qui téléphone à l’agence et explique notre situation, qui doit être somme toute assez courante ! On pourrait payer l’amende à Renta Car et avoir une autre voiture, plus grande, tant qu’à faire !

Il nous propose aussi de déposer nos bagages chez Yatira, une personne de sa connaissance, qui habite sur la place colibri, derrière l’aéroport. Nous irions ensuite rendre la voiture à Renta Car. Puis nous pourrons ensuite nous rendre à San José en transports en commun, en Uber ou en taxi et visiter, tranquille et légers. Puis revenir en taxi récupérer les bagages avant d’aller prendre notre avion à l’aéroport.

Lundi 16

A Quepos, comme partout ailleurs au Costa Rica, les rues sont impeccablement propres, les sacs poubelle fermés, prêts à être ramassés par le camion poubelle. 

Le moins que l’on puisse dire c’est que dans les rues, les numéros ne se suivent pas : 39 – 40 – 38 et 100 m plus loin, 37 ! Très approximatif !

Nous passons faire laver la voiture en attendant que la banque ouvre. On attend… un peu (nous avons le ticket numéro 30, dans la salle d’attente. Notre tour vient, j’accompagne Roland. Sur son ordinateur, l’employée, très mignonne, ne voit… rien ! Il faut revenir dans une semaine car, pour l’instant, l’amende n’est pas enregistrée, nous ne pouvons donc pas la payer … mais nous partons dans deux jours !! Nous en profitons pour changer de l’argent.

Puis nous allons à Renta Car et là… Roland pète le poing sur la table !!! Pourquoi ? Parce que l’employé nous dit que, tant que l’amende ne serait pas réglée, le contrat de location se poursuivra et nous devrons continuer à payer la voiture… peut-être jusqu’à l’année prochaine car tous les services seront fermés pendant fêtes, du 20 décembre au 6 janvier !!  La policière nous avait dit que nous devions chercher la plaque à Puntarenas … Il rétorque que seul le propriétaire peut aller les chercher, c’est-à-dire, eux. Et là, il change de discours, subitement ! Est-ce dû à la fermeté de notre attitude ? Finalement, tout est résolu. Il nous « donne » une nouvelle voiture mais nous fait payer 100 $ de « frais de dossier » (!) pour aller chercher les plaques et quand nous restituerons la voiture à Belén nous paierons la multa (amende) à l’agence -15% normalement car nous payons avant le délai de 15 jours (mais ça, c’est pas sûr !).

La nouvelle voiture est blanche, plus grande et Roland dit que le moteur est plus réactif : ça nous a coûté 180 $, cette histoire !!

Nous allons à la plage d’Uvita. Nous traversons un petit cours d’eau puis ça monte, ça descend, pour y arriver. Elle est immense, déserte, un vrai no mans’ land. Seule une femme au bord de l’eau. Et un homme plus loin, tout en haut. Très sauvage. Des palétuviers le long de la plage : ne pas marcher pieds nus, d’une part le sable est brûlant, d’autre part les pousses des palétuviers sont très piquants ! Je trouve un coquillage rose très étrange, surmonté d’aiguilles ! Nous sommes en lisière de la réserve Las Balenas. La plage est magnifique, l’eau transparente, mais pas une pique d’ombre. Dans l’eau, j’ai nagé un peu loin, je me suis fait piquer par une bête, un poisson ? La douleur est comme une piqûre de guêpe. C’est rouge, un peu douloureux.

Nous reprenons la voiture. Nous allons à la plage de Dominicalito. Là, il y a un peu de déchets. Mais il y a surtout Angèl ! Un gros bonhomme moustachu avec une casquette au visage rond bien sympathique dans une camionnette, il plaît bien à Tchitchi. Il cuisine très bien, c’est très bon et pas trop cher. Quatre petites langoustes et deux gros poissons pour 17000 colònes.

Mardi 17

Nous retournons à la plage de Dominicalito. Nous allons manger chez Angèl. A l’autre table, une dame un peu âgée avec un sac « J’irai dormir chez vous ». J’engage la conversation. Elle est avec un homme de son âge, et deux messieurs, l’un jeune, blanc et un autre, du même âge, noir. Leur fils et son copain, son amoureux ? Et pourquoi ce sac ? Le gars, Denis blanc, est le monteur des films d’Antoine qui tourne « J’irai dormir chez vous » !! Antoine est dans la vie, comme il est dans ses reportages ! Et le noir est le frère du monteur d’Antoine, adopté… Et le sac c’est parce que comme Antoine de Maximy va faire un film de fiction basé sur ses expériences, il a organisé un financement participatif, et le « cadeau », c’est ce sac à dos. Le producteur de cette émission et de Nus et culottés est le même.

Il n’y a tellement personne, ici aussi que nous nous mettons seins nus, Mylène et moi ! Ici, il y a de l’ombre, mais l’eau est trouble.

Une petite dame, très grosse et sa fille font des acrobaties dans le sable. Quelle souplesse !! Elle fait le « pont » en jetant la tête en arrière, puis remonte tout aussi facilement. Puis elle part en grand écart. Les deux petits garçons, eux, jouent au sable et la grand-mère, à l’ombre, recoud son chapeau. 

Je pars me promener un peu plus loin, sur la gauche pour satisfaire un besoin naturel. Je longe le village de pêcheurs, je veux traverser une rivière à, les bords sont boueux, je m‘enfonce… jusqu’aux mollets et j’ai du mal à ressortir les pieds ! 

Tchitchi, tout à coup, nous appelle en nous faisant signe de faire silence. Nous le rejoignons : un couple d’aras, très gros, est sur l’arbre au-dessus de notre voiture !

Au retour au Guest house, nous faisons connaissance de Mélanie, la nièce de Jorge, le propriétaire des chambres. Elle est jolie, a 16 ans et travaille très dur : ici elle est logée mais son oncle n’est pas trop sympa avec elle. En plus elle travaille à l’hôtel du parc José Manuel. Elle va au lycée le soir, de 18h à 22 heures, trois fois par semaine !

Finalement Roland décide, comme la voiture est plus grande (il ne faut rien laisser en vue pour éviter les vols) et qu’il pense que toutes les valises tiendront dans le coffre, de ne pas passer les poser chez Yatira. 

Le soir nous allons manger au resto à Quepos. Patacones : galette de bananes frites écrasées et agglomérées et poisson. La serveuse est assez gironde, beaux yeux. Dans le resto, trois énormes télés branchées sur le sport.  Foot, catch et tennis. Le catch, c’est du grand guignol, du théâtre de méchants et de méchantes ! très drôle.

Mercredi 18

Vu sur la route qui nous ramène à San José un autre char à bœufs, pas du tout aussi joli que l’autre ! Epandage d’antimoustique. Il y a de nombreux squares d’enfants très bien aménagés. Sur certains vélos, pas de frein, mais rétropédalage. Les gens se promènent souvent, machette à la main, dans son fourreau, mais pas toujours… ! Les péages (3, 4 ou 5000 colònes) sont nombreux sur cette (fausse) autoroute qu’est la route nationale, la vitesse est limitée à 80 km/h ! Pub géante pour la prévention du cancer de la prostate : « Ceci n’est qu’un doigt » avec un visage et un doigt posé sous le nez d’un homme sur lequel est dessiné une moustache. Autre pub : « Adopter et castrer un chien, c’est le début de la solution ». Pour traverser cette route les passerelles sont dotée d’accès avec des pentes douces, sans escalier. Encore une pub : « La pêche illégale menace les ressources marines » illustrée de très belles photos. Et encore, contre les châtiments corporels : « 24% des parents ou des cuidados considèrent que les enfants doivent être corrigés physiquement » (cuidados : ceux qui « veillent » sur l’enfant).

Juste avant un pont en travaux, il y a un énorme bouchon. Arrivés au pont, nous voyons des familles penchées au-dessus de l’eau. Et que regardent-elles ? Des crocodiles sur la rive ! J’en voit au moins quatre de la voiture. Jusqu’au dernier jour nous aurons vu des animaux sauvages en dehors (et dans) des parcs !

Nous nous arrêtons boire un coup dans un petit bistrot. Pour moi ce sera du mozote, une boisson au miel.

Nous longeons la voie ferrée à Sans José, elle me fait penser à celle de Dortmund, car sans aucune protection, comme si c’était une ligne de tramway. Les feux rouges sont suspendus hauts, et de l’autre côté du carrefour, comme à Cuba. Quelques mendiants, en fauteuil roulant. Au restaurant nous mangeons de la jaléa (gelée de fruit).

Nous entrons dans une cathédrale. Un « slogan » : « Ora, ten fé, y no te preocupa » (prie, ai la foi, et ne t’inquiète pas ».

« Todo se ha bien arreglado para el coche » : tout s’est bien arrangé pour la voiture. Comme, dans le coffre, tout ne rentrait pas, nous avons garé la voiture dans un parking gardé pour pouvoir nous balader. Ensuite, à Renta Car nous avons payé l’amende et les 20% d’essence manquant. Nous avons eu affaire au responsable de l’entretien des véhicules avec qui nous avons bien pu discuter. Il nous a donné sa carte de visite. On lui a signalé le pneu lisse sur le pneu arrière de l’autre véhicule, celui rendu à Quepos.

A l’aéroport, dégustation à volonté de chocolats de toutes sorte (petites bille), les meilleurs ont un grain de café torréfié au milieu ! On peut aussi boire gratuitement des tasses de différentes sortes de café ! De plus, pour x paquets acheté X paquets sont offert ! Ils poussent vraiment à l’achat ! J’achète aussi un livre, en costaricain !

Liste des animaux vus pendant notre séjour :

Insectes : fourmi coup de fusil, fourmi coupe-feuille

Batraciens et reptiles : grenouille, iguane, serpent jaune, lézard à queue bleue, minuscule lézard, lézard sauteur, gecko, tortues olivâtres, crocodiles, gecko.

Mammifères : agouti singe hurleur, capucins, paresseux (perezoso) avec 3 ou 5 griffes, écureuil (ardilla), pécari, biche, raton-laveur, chauve-souris, le paresseux fait partie de la même famille que le tatou et le fourmilier,.

Oiseaux : cacique, frégate, pélican, avocette américaine, ara, colibri, chachalaca, gavilan. Il existe un oiseau très gros qu’il mange les perezoso ! C’est l’aigle harpie. Tous les toucans n’ont pas un bec multicolore, petits-ducs de Clark (Bare-shanked Screech-owl), engoulevent montagnard (Dusky Nightjar) ou bien, des nyctales immaculées (Unspotted Saw-whet Owl).

Dans la mer : poissons perroquets, raies, poissons flûte, oursins ronds, blancs, sans épine, dauphins, poisson-coffre, « vieux dragon » juvénile avec un appendice en forme de tige sur la tête, halgon gigante, très grosse étoile de mer avec, sur le dessus, une mosaïque marron, mérou pintade, poisson plein de points noirs, cuchillo pavo real (poisson original avec un cuchillo (« couteau ») sur la tête), poulpes, poissonnerie.

Autres : des araignées, des crabes bleus aux pattes rouges, coquillage rose très étrange, surmonté d’aiguilles 

Végétaux : ficus etc…

 

 

 

 

 

Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
Journal de voyage au Costa Rica du 4 au 19 décembre 2019
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Rédigé par Martine Silberstein

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Publié le 5 Septembre 2018

Oran, Mardi 18 août 2018

En voyage en Algérie, à Gdyel, dans la banlieue d'Oran, j'ai assisté à une séance de dédicace de Yasmina Khadra précédé d'une conférence.

[ LU SUR WIKIPEDIA : Il entre à 9 ans à l'école des cadets de la Révolution à Tlemcen. À 23 ans, il sort sous-lieutenant de l'Académie militaire interarmes de Cherchell, avant de servir comme officier dans l'armée algérienne pendant vingt-cinq ans. Durant « les années noires » (guerre civile algérienne), dans les années 1990, il est l'un des principaux responsables de la lutte contre l'Armée Islamique du Salut  puis le Groupe Islamique Armé, en particulier en Oranie. Il atteint le grade de commandant.

Il écrit au début sous son propre nom Mohammed Moulessehoul mais n’est publié que 11 ans après. Il a obtenu de nombreux prix. 34 livres au total.

Pour échapper au Comité de censure militaire, institué en 1988, il opte pour la clandestinité et publie son roman Le Dingue au bistouri (éditions Laphomic-Alger 1989), le premier dans la série des « Commissaire Llob ». Il écrit pendant onze ans sous différents pseudonymes et collabore à plusieurs journaux algériens et étrangers pour défendre les écrivains algériens. En 1997 paraît en France, chez l'éditeur parisien Baleine, Morituri qui le révèle au grand public, sous le pseudonyme Yasmina Khadra.

Il opte définitivement pour ce pseudonyme Yamina Khadra, qui sont les deux prénoms de son épouse (mais l'éditeur a pensé qu'il y avait une erreur dans le premier prénom et a rajouté un S, Yasmina). L'auteur a porté un troisième nom, Amel, en hommage à Amel Eldjazaïri, petite-fille de l'Emir Abdelkader. Dans un monde aussi conservateur que le monde arabo-musulman, porter un pseudonyme féminin, pour un homme, est une véritable révolution. Yasmina Khadra n'est pas seulement un nom de romancier, il est aussi un engagement indéfectible pour l'émancipation de la femme musulmane.

En 2000, il part au Mexique avec sa femme et ses enfants pour s'installer par la suite en France en 2001, la date où il révèle son identité masculine avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain et son identité tout entière dans L'Imposture des mots en 2002. À cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.]

ORAN Hôtel Liberté, un nom prédestiné

Quelques dizaines de chaises dans une salle si justement nommée Yasmina Khadra de l’hôtel Liberté d’Oran n’ont pas suffi à accueillir le public venu nombreux pour rencontrer l’écrivain, mais grâce à la diligence du personnel, 300 personnes ont pu s’assoir et seulement 50 sont restées debout dans la salle tandis que les autres sont restées dans le hall.

« Quand je veux parler de moi, j’écris un roman. Je me suis confié à une dame très pieuse, une chrétienne, entre croyants on se comprend ». C’est ainsi qu’est né le livre, L’imposture des mots.

Il a écrit des romans sur le terrorisme L’attentat en 2013. Quand il était militaire, son rôle était justement d’être dans la tête des terroristes. Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, affirme qu’un romancier a tous les droits, il fait ce qu’il veut.

Il est allé à Cuba, au Mexique, à Cordoue, car il avait promis à ses filles de les y emmener. Et a commencé à écrire une trilogie, d’abord Dieu n’habite pas La Havane, puis il en a commencé un autre. Il se sent romancier du monde et a voulu écrire ces livres, comme un road movie, avec de nombreux rebondissements. « Ces attentats, à Paris en 2015, puis à Barcelone nous, on a vécu ça pendant dix ans. J’avais pourtant promis de ne plus en parler ». Ils lui ont rappelé l’Algérie. Lui-même ressent de l’empathie, il ne se veut pas manichéen. Il ne condamne pas, chacun a ses arguments, ces gens-là ont leur propre philosophie. Il se refuse à faire une caricature.

Le terrorisme est un sujet grave. L’auteur ne supporte pas l’assimilation entre musulman, migrant et terroriste. Son roman, Khalil, a été écrit en trois semaines. Il voulait apporter quelque chose de nouveau mais pas pour dédiaboliser. Certains sont nés pour être le diable. Mais il y a toujours quelque chose à récupérer chez ces gens-là. Ils sont engagés dans un idéal, mais pourquoi ont-ils commencé ? Qui est derrière ? C’est à force de discours insidieux d’humiliation, de racisme. Il a lui-même été victime de racisme en Allemagne. Il a demandé son chemin au chef de gare ; et cet homme l’a volontairement ignoré, comme s’il n’existait pas. Il s’est dit que cet homme était comme un nazi. Les terroristes se vêtissent de toutes ces colères. Il faut essayer de comprendre cette bêtise, qui les amène se faire exploser, ils n’ont rien compris à la vie, le bien le plus précieux. En Europe, ce ne sont pas des propos de sagesse qui sont propagés mais des propos de haine et c’est ce qui rend possible les attentats.

 

Le professeur de littérature qui mène l’entretien ajoute que, dans ce livre, ce qui est important n’est pas comment finit le livre, mais comment il commence.

Khalil, c’est aussi l’histoire d’une amitié au sein d’une fratrie, Khalil a une sœur jumelle, Sarah. « Je suis quelqu’un qui aime. Un pays, un ami. Je ne déteste pas mes ennemis ». Il poursuit et dit que l’amour, c’est la beauté. Il faut pardonner les défauts. « Haïr l’autre, c’est se haïr soi-même ». Il affirme que nous sommes rassemblés, nous formons une famille, l’humanité, comme des atomes. Il se dit un « heureux optimiste ».

Il le dit, il est croyant, il a lu le Coran et la Bible. J’ai retenu cette phrase qu’il a prononcée avec autant de simplicité que l’ensemble de ses propos : « Il faut cueillir dans tous les jardins sa part de lumière ». Il défend la fraternité, car la haine détruit tout.

Puis c’est au tour du public de poser des questions à l’écrivain :

Khalil, pourquoi ce prénom alors que dans le Coran c’est un ami et le confident du Seigneur ? A quoi il répond que le négatif peut devenir le positif, le mal se substitue à tout.

Un lecteur attend un livre sur l’amour de l’Algérie ! Un autre sur sa région d’origine.

L’écrivain assure que la vocation d’un être humain est d’être philosophe. Lors de la guerre contre le FIS il a été bouleversé par ce qu’il a vu. Dans une ferme très pauvre, dans une région très pauvre, toute une famille a été massacrée. Il y avait du sang partout mais ce qui l’a le plus marqué c’est qu’en cette veille de l’Aïd, le père avait acheté une robe, toute neuve, pour sa petite fille de deux ou trois ans. L’on ne voyait que cela : cette petite robe suspendue par une ficelle, accrochée au plafond… Le seul trésor de la famille.

Une lectrice tient à lire un passage pour nous le faire partager, page 230, qui lui a fait monter les larmes aux yeux. Elle remercie Yasmina pour cette phrase, si belle…

Un jeune homme qui a vécu un an en Allemagne est heurté, voire choqué que l’auteur puise dire à propos de cet Allemand qui l’a ignoré qu’il est « comme un nazi ». Comment reconnaître qu’un homme porte le mal en lui ?! Yasmina Khadra insiste et affirme à nouveau qu’il l n’a pas dit qu’il était nazi mais Comme un nazi. Il a lutté contre le FIS, en Algérie et sait reconnaître si un homme est bon ou pas.

Que vous a apporté l’écriture de scénarios ? L’écrivain pense qu’écrire des scénarios a permis à son style d’évoluer, il écrit d’une manière plus concise.

L’auteur a signé entre 450 et 500 livres en 3 heures.

Martine Silberstein

 

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Rédigé par Martine Silberstein

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Publié le 24 Août 2018

Avec nos deux bons copains, Tchitchi et Mylène nous voilà partis pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. C’est aujourd’hui mon anniversaire ! Quel beau cadeau…

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Lyon-Dubaï. Quelques heures d’attente. Tentative d’épuisement d’un lieu, (non pas parisien, comme Georges Pérec l’a observé et écrit, mais) d’une salle d’attente d’aéroport, fourmilière géante. Femme le visage entièrement voilée et bras nus. Femme bras et tête nus, collants noirs, robe noire avec des sequins brillants. Religieuse habillé de brun. Enfant rêveur, il ne suit pas ses parents, au risque de se perdre. Homme avec un bonnet gris. Homme tout de noir vêtu, casquette bleue sur la tête. Femme jeune, longiligne, pantalon flottant gris, pull manches courtes, pas de sein. Un chauve, chemisette Hawaï orange semée de palmiers. Homme noir, très gros. Asiatique, bouche agitée d’un tic. Caricatures de cheikhs, djellaba blanche, turban blanc sur la tête, cerclée de noir. Enfant blond, front très large, cheveux raides coupe mi-longue. Voiturette électrique chargée de bagages. Deux fausses blondes extrêmement bronzées. Asiatique, masque blanc sur la bouche. Jeune barbu, ventripotent. Homme d’affaires pressé. Deux touristes retraités, occidentaux.

Dimanche 18 février, 19h33

Vivent les voyages en avion ! J’ai vu deux très beaux films, Valérian de Luc Besson inspiré d’une BD, une science-fiction pacifique et humaniste et Maudie (de son vrai nom Maude Lewis), un biopic réalisé par Aisling Walsh, l’histoire d’une femme très simple mariée à un vendeur de poisson en Nouvelle-Écosse, au Canada, réalisant des peintures naïve (art brut) pour survivre et devenue célèbre grâce à son art. Et un troisième, Snow Man, un film d’après un livre écrit par le Norvégien Jo Nesbo, et réalisé par le britannique Tomas Alfredson, une enquête policière où un fils frustré devenu médecin, n’assassine que de jeunes mères de famille, laissant comme indice, un bonhomme de neige grimaçant sur les lieux de ses forfaits.

Notre avion est totalement mixte : sikh (je ne sais pas de quel pays) au grand turban, Vietnamiens, Ouzbeks. Mylène a vu un très beau Vietnamien, aussi beau que celui du film, L’amant, de Marguerite Duras. Et j’ai observé un joli bébé, bouille ronde, blond, aux yeux bridés ! Ses parents forment un couple mixte, belle réussite !

Arrivée à Hô-Chi-Minh-Ville (HCMV). Avant-hier c’était la fête du Têt, le nouvel an. Du fait de la fête, l’agence, en France, n’a donc pas pu nous établir de visa. Nous faisons la queue « All Passport » mais une policière nous renvoie vers le guichet dédié aux « sans visa ». Nous, nous en avons demandé un pour 3 semaines. Donc pas de visa collé sur nos passeports mais un document papier qui équivaut à un visa, écrit en vietnamien. Je vois un monsieur brandissant une pancarte portant nos noms et prénoms… Un gars de l’agence d’ici. Il nous demande nos passeports. Roland et Mylène se méfient très fortement. Mais nous les lui donnons tout de même et il part avec ! Il nous demande de nous assoir dans la salle d’attente. Mylène « Imagine que… », « et si… ». Moi je ne stresse pas, j’écris. Je me fais engueulée par Roland car mes photos (pour le visa) sont restées dans la soute. Tous sont bien inquiets (et moi, je me dis Inch Allah !). Ils pensent que, le temps d’attente des démarches de ce monsieur étant très long, qui va récupérer nos valises qui sortiront de la soute et qui vont arriver avant nous sur le tourniquet ? Ne risquent-elles pas d’être attrapées par des gens et embarquées ? J’écris et je mange le sandwich donné dans l’avion.

Tout s’est naturellement bien passé et chose que nous n’avions jamais vu auparavant, à la sortie de la salle des bagages, nous passons un contrôle : adéquation entre nos étiquettes bagage et nos bagages réellement en main ! Ainsi, pas de vol de bagage ni de contestation possible ! Rassurant.

Une voiture nous emmène à l’hôtel, Dragon Palace II grâce à l’agence qui nous a délivré un document. L’hôtel est simple et propre et donne sur une place.

Autel dans l’hôtel

Autel dans l’hôtel

Nous avions réservé pour y dormir 2 nuits mais nous en rajoutons une 3è. Dans notre chambre se trouve un parapluie. On pourrait qualifier notre salle de bain de salle de bain « à l’italienne » car la douche asperge toute la salle d’eau, il y a seulement une évacuation au sol, pas de rideau. Les wc sont munis d’une douchette, comme dans les pays arabes, très hygiénique, ce système !

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Au bord du Mékong, nickel chrome !
Au bord du Mékong, nickel chrome !
Au bord du Mékong, nickel chrome !
Au bord du Mékong, nickel chrome !

Au bord du Mékong, nickel chrome !

Notre premier repas, 3 bières, 1 thé, 1 soupe, 2 plats de pâtes, crevettes, viande, 2x3 nems nous a coûté 517 00 đồng vietnamiens (VNG) soit environ 5€ par personne !! Les herbes qui accompagnent notre repas ne sont ni de la menthe, ni de la coriandre, l’une d’elle, aux longue fines feuilles a un goût d’anis. Il y avait sûrement du glutamate dans le repas, j’ai la mâchoire comme anesthésiée. En sortant de la gargote je vois des durians. Ils ne sentent pas si mauvais que cela…

Deux heures du matin, insomnie. Je lis Mali ! Ô Mali !, la suite de Madame Bâ, que je n’ai pas lue. Le livre commence par un voyage, comme en parallèle avec le nôtre. Le petit-fils de madame Bâ fait le griot et consigne tous les faits et gestes de sa grand-mère, tout comme moi qui prends des notes pour le journal de notre voyage.

Depuis le début, le programme de notre voyage au Vietnam est flou et cela me va très bien !

 

Lundi 19 février

Nous nous rendons, guidés par la musique, à une foire familiale et hétéroclite.

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Prix d’entrée dérisoire

Prix d’entrée dérisoire

Concours de chants d’enfants

Concours de chants d’enfants

Stands de bouffe, miel, gadgets

Stands de bouffe, miel, gadgets

Massifs de fleurs devant lesquels tous se prennent en photo
Massifs de fleurs devant lesquels tous se prennent en photo
Massifs de fleurs devant lesquels tous se prennent en photo

Massifs de fleurs devant lesquels tous se prennent en photo

Les jets d’eau rafraîchissants

Les jets d’eau rafraîchissants

Ce parc ombragé par de nombreux arbres. Des aquariums avec toutes sortes de poissons, des gros et des minuscules

Ce parc ombragé par de nombreux arbres. Des aquariums avec toutes sortes de poissons, des gros et des minuscules

Concours de mode où rivalisent tuniques, pantalons

Concours de mode où rivalisent tuniques, pantalons

« Groins de cochon ». C’est ainsi que j’appelle ces masques qui cachent et protègent la bouche et le nez de très nombreux Vietnamiens. Pollution, soleil, les raisons sont variées.
« Groins de cochon ». C’est ainsi que j’appelle ces masques qui cachent et protègent la bouche et le nez de très nombreux Vietnamiens. Pollution, soleil, les raisons sont variées.

« Groins de cochon ». C’est ainsi que j’appelle ces masques qui cachent et protègent la bouche et le nez de très nombreux Vietnamiens. Pollution, soleil, les raisons sont variées.

Nous nous sommes faits « arnaqués » par un marchand de jus de noix de coco. Mine de rien, en riant, l’un d’entre eux a glissé son palanche sur l’épaule de Tchitchi

Nous nous sommes faits « arnaqués » par un marchand de jus de noix de coco. Mine de rien, en riant, l’un d’entre eux a glissé son palanche sur l’épaule de Tchitchi

qui avait commencé à discuter avec lui. Puis il lui a mis une noix de coco décapitée dans la main, une paille dedans. Que faire ? Payer et boire le jus ! Une technique comme une autre pour forcer la main aux touristes ravis de porter ces deux paniers en équilibre au bout de cette tringle. 150 000 đồng pour deux noix puisque moi aussi je n’ai su résister à l’appel de la noix de coco. Mylène est furax car cela a pris un bon moment et que pendant les négociations, Roland et elle avaient continué à marcher et que nous étions restés loin en arrière. En partant le vendeur nous indique le chemin pour aller au musée de la guerre… une mauvaise direction !

Nous apercevons dans un parc des tanks, des avions, c’est le musée du souvenir.

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Au musée de la guerre, nous sommes immédiatement dans l’ambiance

Au musée de la guerre, nous sommes immédiatement dans l’ambiance

Un fond sonore, des bombes sifflant puis explosant nous accueille.

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Deux étages, je franchirai seulement le premier niveau car je ressors de la première salle en larmes, l’horreur au cœur. Des photos, des objets. Sur une photo un Américain tient par les cheveux ce qui reste d’un homme, son buste, déchiqueté, juste ses épaules et des lambeaux de chair qui pendent. Et la photo si célèbre de cette fillette courant nue sur une route, brûlée au napalm. Je n’irai pas voir la salle consacrée à l’agent orange, j’ai déjà vu de grands panneaux exposés dans la rue sur l’enceinte de ce musée montrant des enfants nés de mères touchées par ce produit chimique, complètement déformés par les mutations génétiques. Je ne peux pas. Ni les autres salles. Je redescends et vois des anciens combattants vietnamiens, en uniforme militaires, le plastron couvert de médailles.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Ils sont invités à une réception, les plats sur la table en attestent, dans l’une des salles du musée. Ils ressortent, des cadeaux dans les bras.

Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale, fermée pour travaux. Un homme, un mendiant, le seul que nous verrons pendant tout notre séjour dans ce pays, le corps complètement déformé, assis par terre, un document en français sur l’agent orange, à l’origine de son lourd handicap. Argent contre agent orange. Au cours de notre séjour nous verront une dame, la voisine de notre hébergement, à Hội An, sans doute elle aussi victime de ce produit. J’ai vu d’autres personnes qui ne mendiaient pas mais vendaient de petites babioles, un jeune aveugle et une dame naine très très petite.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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A la poste j’achète des timbres pour les cartes que j’ai déjà écrites et dans une boutique un carnet de timbres pour mon père.

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Ces enfants posent pour leur maman

Ces enfants posent pour leur maman

Nous entrons dans un temple (nous croyions que c’était un marché !) et un homme me parle en très bon français, il me dit qu’il est un « pascalien », il est allé au lycée Blaise Pascal de Nha Trang.

Puis nous entrons dans un supermarché hyper moderne,

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climatisé car Roland veut acheter une carte mémoire pour son appareil photo. Après la chaleur étouffante, c’est un vrai bonheur !

Pendant que Roland va dans les rayons, nous nous installons puis commandons des glaces. Mmmh !

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Là, un immeuble dont les plantes jaillissent et surgissent de toutes parts.

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Le Mékong est envahi de plantes, de branchages et d’ordures.

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Un oiseau beige est posé sur un bâton, quand il s’envole, il déploie de belles ailes toutes blanches

Un oiseau beige est posé sur un bâton, quand il s’envole, il déploie de belles ailes toutes blanches

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Roland et Tchitchi font la sieste, sur l’herbe.

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Au retour Roland refera la sieste de 18h à 20h, et moi aussi.

Au Vietnam nous brassons d’énorme quantité de billets et des montants incroyablement élevés ! Il n’y a aucune pièce de monnaie, que des billets. 2000 đồng, une somme très importante n’équivaut qu’à 10 centimes d’euros.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Un commerçant a offert à manger à cette jeune mendiante et son enfant

Un commerçant a offert à manger à cette jeune mendiante et son enfant

Il n’y a pas d’âge pour rouler en deux roues !

Il n’y a pas d’âge pour rouler en deux roues !

Des rues portent des noms de médecin français : Pasteur, Calmette…

Ce soir nous retournons manger dans notre « cantine » le petit resto où nous sommes allés le premier soir, faute de mieux. Nous voulions aller manger ailleurs mais le quartier est envahi par la musique à fond ! Il me fait penser à cette ville de Thaïlande où pullulait la faune. Ici, il y a tellement de gens sur a chaussée que les voitures et les motos peinent à se frayer un passage. Les gens mangent et boivent dans des bars violemment éclairés, et dans la rue sur de minuscules tabourets. Des « hôtesses » poitrine avenantes proposent des massages de pieds, de visage et de corps. On voit quelque jeunes femmes avec de vieux barbons barbus ventripotents, dégoûtant ! Comme à Phuket. Mylène est persuadée d’en avoir vue une d’à peine 12 ans. Mais les Vietnamiens font très jeunes et tout au long de notre séjour nous serons surpris par l’âge annoncé des personnes avec qui nous discuteront. Certaines petites mamans semblent parfois êtres la grande sœur de leur enfant.

En sortant du restaurant je vois le fameux durian dont m’a déjà parlé Elsa. C’est un très gros fruit, avec des piquants. Je veux y goûter, pas mourir bête ! Mylène fait la moue, dégoûtée, elle trouve que ce fruit a une odeur d’égout. Tous les trois, avant même d’y porter les lèvres disent qu’il pue. Je dirai, quant à moi, qu’il a une drôle d’odeur, mais pas vraiment qu’il pue. La vendeuse le pèse et me l’épluche. A l’intérieur, le fruit se présente sous la forme de compartiments blanc ivoire en forme de fœtus, mou. Je retourne au restaurant pour en manger. Ce n’est pas mauvais ! Je ne dirais pas que c’est délicieux, que j’en mangerai tous les jours car le durian a un goût vraiment spécial. Sa texture aussi est particulière, tendre, douce, épaisse, presque mousseuse. J’en propose à Roland, Tchichi et Mylène. Ils goûtent du bout des lèvres, c’est beurk ! A une autre table, je propose à trois filles de goûter : le fuit pèse 1kg et demi, je ne vais pas le manger toute seule, je veux partager ! Elles veulent bien y goûter mais ne sont pas enthousiastes, elles n’en reprendront pas une deuxième fois. En revanche, à la table d’en face, deux hommes dont l’un se moque gentiment de tous. « Ouvrez vos chakras » qu’il dit, pas de préjugés, lui, il adooore ce fruit ! Cela fait trois fois qu’il vient au Vietnam et il y retournera encore en fin d’année. Il nous montre des photos prises avec son portable à Mũi Né, une véritable catastrophe écologique, une mer de déchets, une accumulation de poubelles dans le sable et des 4x4 vrombissants qui détruisent les dunes.

Les personnes qui font du scooter sont parfois totalement masquées de la tête au pied. Un chapeau prolongé d’un tissu qui descend sur les épaules et d’un autre sur le visage ne laissant apparaître que les yeux et parfois même, en plus, des lunettes noires qui les cachent. Les femmes portent, en plus, un grand tissus, comme une jupe jusqu’aux pieds, fermé par un scratch qui recouvrent une jupe plus courte ou un pantalon. Le summum c’est quand tout est assorti de la tête aux pieds. Ce peut aussi être une cagoule, un bonnet ou une casquette assorti d’un masque sur la bouche. Et il fait 39°C ! Sur la moto, le casque, qui n’est parfois qu’un casque de vélo, est obligatoire, sous peine d’amende. Mais à part les adultes et quelques grands enfants, aucun petit n’est protégé. Nous avons vu des nouveau-nés dans les bras de leurs parents ou dans un porte bébé, transportés sur des motos ou des scooters… Les gens rentrent leur scooter dans leur salle à manger, un rail amovible leur permet de franchir la marche de la terrasse devant leur maison.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Des conducteurs de pousse-pousse, des vrais, le vélo derrière et le siège confortable devant, pas comme en Thaïlande où le vélo est devant.

 

 

Des cerceaux, des gros et des petits, toujours très colorés et même brillants sont parfois posés sur le trottoir. Pourquoi ? Qu’est-ce ?

Des cerceaux, des gros et des petits, toujours très colorés et même brillants sont parfois posés sur le trottoir. Pourquoi ? Qu’est-ce ?

Tiens, un cycliste avec tous ses « attributs » ! Casque, cuissard, maillot, couvert de publicités et vélo de course !

 

Mardi 20 février

Nous avons rdv à 7h30 en bas de l’hôtel pour une visite de la région, en car. J’ai gardé deux rouleaux de printemps que je n’ai pas mangé hier. Je mets de l’eau chaude, car nous avons une bouilloire dans la chambre, avec un sachet de thé, dans mon thermos.

D’innombrables petits groupes rejoignent la place venant, comme nous, de petites agences, conduits chacun par un employé.

Sur cette place, de bon matin, des joueurs de badminton.

Sur cette place, de bon matin, des joueurs de badminton.

Finalement, le car est plein. Français, Russes, Japonais. C’est un circuit très touristique. Le seul truc de « Toutou » que nous avons prévu de faire. Le guide cause en anglais. Le car roule en ville. Sur un terre-plein central, de l’herbe, dessus, une cage, dedans, des poules. Enfin la campagne. Là, en plein champs, des tombes assez colorées, seules ou groupées par deux ou trois. Je ne vois pas ce que récoltent les paysans qui ont de l’herbe jusqu’aux genoux. Du riz ? Ici, les grands chapeaux coniques ne sont pas partie du folklore ! Etanches à la pluie, protecteurs contre le soleil, tous les paysans en portent, image d’Epinal. Cependant, j’ai prévenu Roland : pas question d’en ramener un à la maison, inutile et surtout encombrant : Notre guide, Keny, parle, d’après Roland, un mauvais anglais. Plus loin, des champs de petits palmiers, pas plus d’1m50 de haut aux fines feuilles. Ananas ? Deux tombes, côte à côte sous un toit. Le guide n’arrête pas de parler, je ne comprends pas… Il n’aura plus rien à nous raconter, après ! Péage d’autoroute. Un immense panneau met en garde contre les violences conjugales.

Nous nous arrêtons devant une sorte de hangar pour une pause. Thé ? Pipi ? Que nenni ! A l’entrée notre guide nous distribue un badge. Par petits groupes nous sommes réunis dans une des nombreuses petites salles, remplies de chaises, une pour chaque passager des nombreux autocars arrêtés dans la cour, pour écouter une dame nous débitant des sornettes. Quel ridicule, quelle arnaque ! C’est un « arrêt casserole », comme dit Tchitchi, dans son langage de voyagiste. Et où est notre petit déjeuner ? Un truc tiède à boire, à peine coloré, sans vraiment de goût. Heureusement que j’avais gardé les rouleaux de printemps d’hier soir. En lieu et place des rizières, du miel promis, la femme nous fait une démonstration d’un foulard en fibre de bambou, qui sèche les cheveux, un chiffon magique et surtout un « truc » qui sert de gilet, de robe, de foulard en tissus blanc extensible (en fibre de bambou ?) dans tous les sens. Et là, un four rire me prend, tant que les larmes me montent aux yeux !! Et la pauvre fille, imperturbable, qui fait ça à longueur de journée, groupe après groupe… Je la sens plus ou moins complice de mon fou rire. Après, je suis si vite sortie que j’ai entendu plusieurs « M’ame ! M’ame ! ». Une femme m’appelle, je ne me suis pas retournée, j’ai dû « oublier » d’acheter quelque chose !

Une flottille de péniches, maisons flottantes au milieu du fleuve.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Le car nous a déposés auprès d’un gros bateau qui nous fait traverser, jusqu’à une île, en face.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
De gros fruits pendent dans un arbre, des jacks foot, ou jacquier, en français
De gros fruits pendent dans un arbre, des jacks foot, ou jacquier, en français

De gros fruits pendent dans un arbre, des jacks foot, ou jacquier, en français

Certains peuvent peser jusqu’à 25 kilos ! Enfin, pas ceux que je vois… De quoi nourrir plusieurs familles

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Nous dégustons du thé,

Nous dégustons du thé,du miel liquide, mangue, pastèque fruit du dragon (pitaya ou thanh long en vietnamien) frais. La chair de ce dernier est grise, plein de toutes petites graines noires, assez fade, sans intérêt gustatif. Par contre, visuellement, il est magnifique. Durant le voyage nous mangerons aussi des fruits dont la chair est orange et dont la peau est verte. Ce ne sont ni des oranges, ni des petites limes mais des kalamansi petits et ronds qui se mangent au sel et au poivre. C’est bien un « voyage casserole » ! Nous n’achetons que de la banane et du gingembre séchés.

Nous montons ensuite dans de minuscules barques à rames, navigant le long de petits canaux, étroits où deux embarcations se croisent tout juste.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Puis nous rejoignons un troisième bateau, aussi grand que le premier, pour accoster sur une autre île.

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Démonstration de la fabrication de caramel faits à partir du lait de coco.

Elle nous montre comment on coupe le fruit

Elle nous montre comment on coupe le fruit

Il est ensuite râpé, et cuit

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et enfin une fois cuit, il est coupé en petit carrés

et enfin une fois cuit, il est coupé en petit carrés

et emballé.

et emballé.

Très bon ! Nous en achetons… 6 sachets ! Ça fera des cadeaux pour la famille. Ils vendent aussi de la bimbeloterie.

 

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Puis c’est l’heure du repas. Beaucoup de sortes d’herbes. Je demande les noms, en vietnamien, que nous traduisons via internet :

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Le rau tìa tô : c’est de la périlla dont les grosse feuilles ressemblent à des orties vertes et rouges, le rau mùi, une coriandre qui en a l’aspect mais le goût est plutôt celui de de la menthe, le rau ram : des feuilles de brocoli, lancéolées,

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de la lot, des feuilles de poivrier sauvage. Si j’ai bien j’ai compris, rau, c’est de l’herbe ! Le poisson est bien grillé, et dans le riz il y a quelques morceaux de viande. A table avec nous, un homme et une femme espagnols. L’occasion pour moi de parler ma langue préféré ! Contrairement à ce que je croyais, ce sont des frère et sœur « de lait ». Ils ont été élevés ensemble par ses parents à lui, après le décès des parents de la dame. Ils nous disent que, dans le nord du Vietnam, la montagne est belle. Il est possible de louer une voiture avec chauffeur car au Vietnam, conduire même avec le permis international n’est pas autorisé. Et le prix d’une location de voiture avec chauffeur équivaut à celui d’une location de voiture en France.

Le restaurant se trouve dans un petit parc d’attraction. Des crocodiles nagent dans un marigot, attirés par les morceaux de viande que les touristes vietnamiens agitent au bout de cannes à pêche.

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Ailleurs, des enfants donnent le biberon remplis de graines, dont la tétine est coupée, à des poissons.

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Plus loin, des enfants sont « enfermés » dans des bulles colorées flottant sur l’eau et ils s’agitent pour les faire avancer.

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Un pont de singe fait de cordes et de bambou passe par-dessus cette petite étendue d’eau.

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Dans un aquarium, comme en Crète, des petits poissons mangent les peaux mortes des doigts de pieds que les touristes veulent bien leur donner.

Halte, sur le chemin du retour, dans un temple où trône un énorme bouddha rigolard.

Bassin, rocher, plante et personnage dans jardin du temple
Bassin, rocher, plante et personnage dans jardin du temple
Bassin, rocher, plante et personnage dans jardin du temple

Bassin, rocher, plante et personnage dans jardin du temple

Sculpture en mosaïque à l’entrée du temple

Sculpture en mosaïque à l’entrée du temple

Mercredi 21 février

Nous partons pour Cần Thơ avec un chauffeur.

Une cage est posée sur l’herbe du terre-plein central dedans, deux poules. La même qu’hier ? Par la fenêtre, le spectacle des mobylettes et de leur chargement : 4 énormes panières (2 de chaque côté) remplies de petits citrons verts (des kalamansis ?) ; entre ses parents, un bébé boit un biberon d’eau.

Nous faisons un « arrêt pipi » sur une sorte d’aire autoroute. Sous un hangar, c’est le marché ! Des étals de légumes, de jouets, des buvettes, des restaurants. Et aussi… des toilettes sans papier ni chasse d’eau, remplacée par une grande cuve remplie d’eau et une petite bassine en plastique. Des aquariums, assez grands, un petit et un grand bassin avec, aussi, des poissons. Nous achetons des fruits que le chauffeur a choisi : marron un peu brillants avec de toutes petites pointes très piquantes, lisses, acides et juteux à la fois, ils s’épluchent, ils ont deux gros noyaux. Chaque noyau est plat du côté où ils sont accolés. D’autres, qui ressemblent à des tomates pas mûres, vertes très pâles, presque blanc. La vendeuse les coupe en quatre, enlève les pépins. Ça a la texture d’une pomme, à peine sucré, un peu acidulé. Et nous achetons aussi de l’ananas.

Remarque et question : pourquoi, au Vietnam, n’y a-t-il QUE des voitures neuves ? Par contre, les bus sont vieux. Il y a aussi de vieilles les brêles.

Nous arrivons à Cần Thơ. Le chauffeur met un moment à trouver l’hôtel. Nous mangeons dans un resto, appelé L’escale, il est 15h. Le nom du resto et la carte sont en français.

Nous partageons une immense chambre, avec deux très grands lits et vue sur la mer. Le luxe !

Nous partageons une immense chambre, avec deux très grands lits et vue sur la mer. Le luxe !

Nous partageons une immense chambre, avec deux très grands lits et vue sur la mer. Le luxe !

Dans l’eau du Mékong, un gamin joue, se servant d’un morceau de polyester comme d’une planche de natation.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Nous faisons les badauds.

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Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Roland m’achète un chemisier à manches courtes, blanc, brodé de dragons dorés, j’apprendrai plus tard que c’est le symbole des rois. C’est un modèle homme, le vêtement est ample et le tissus agréable. Nous achetons aussi une robe pour Zoé et une autre pour Selma. Et Tchitchi fait tout un cinéma avec la vendeuse qui le déshabille littéralement pour qu’il enfile une chemise… !

Et nous allons au marché, le long d’une rue

Traí môn

Traí môn

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Partout, depuis notre arrivée au Vietnam, des bannières en tissus d’un rouge brillant portant soit une faucille et un marteau jaune, soit seulement une étoile flottent sur les avenues.

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Dans certains bar l’on voit des hamacs alignés sous des sortes de hangars, et les gens dorment, se reposent. Dortoir en plein vent, si ce n‘est en plein air. Et hier soir nous avons vu (auberge de la jeunesse ?) une maison avec des châlits d’où des pieds humains dépassaient.

Le soir nous ne mangeons que des fruits : ananas, fruits de la passion, traí môn et main de petites bananes.

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Puis nous sommes ressortis Mylène, Tchitchi et moi, laissant Roland dormir. Les gens sont habillés comme pour une fête, le front (non pas de mer mais du Mékong) est décoré de guirlandes colorées,

Un pont est couvert de lumières multicolores. Tout ça est très kitch, ambiance fête foraine. Des bateaux de croisière où des personnes dînent sont eux aussi éclairés de néons colorés. Nous nous couchons tôt, à 9h ! Nous nous sommes en effet renseignés pour savoir où voir ces fameux et tant vantés « marchés flottants ». Lorsque nous sommes allés nous promener une vieille femme nous a suivi tout le long nous proposant de sa voix criarde « marché flottant ! », ballade, dans sa barque, en partant du bord, tout près de l’hôtel. Mais c’est à l’accueil de l’hôtel que l’on nous a donné des indications précises. C’est notre chauffeur qui nous y emmènera. En fait, il faut partir très tôt, prendre la voiture et faire quelques kilomètres pour aller les voir !

Il faudra donc se lever tôt demain. Ensuite, après le marché, nous poursuivrons notre route jusqu’au port pour embarquer sur le ferry qui mène à l’île de Phú Quốc.

 

Jeudi 22 février

Bien dormi, les hommes n’ont pas trop ronflé. Roland se réveille à 4h du matin, nous nous levons à 4h45.

Après quelques kilomètres de voiture nous arrivons au bord du fleuve. Personne, pas de touriste, ni de barque mais… une vielle femme, le chauffeur discute avec elle. Elle agite le bras, appelle un bateau. Il a des coussins et des gilets de sauvetage, chic ! Mais avec son téléphone portable, le pilote appelle une personne. Vive les nouvelles technologies ! Une barque, toute simple, sans coussin, arrive pilotée par une femme.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Nous faisons une très jolie promenade à travers les canaux, de petites rivières. Le « marché flottant » est réduit à sa plus simple expression.

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Roland se demande même à quel point les commerçant en bateau ne sont pas en représentation théâtrale

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et ne font pas semblant, pour les touristes
et ne font pas semblant, pour les touristes
et ne font pas semblant, pour les touristes
et ne font pas semblant, pour les touristes
et ne font pas semblant, pour les touristes
et ne font pas semblant, pour les touristes

et ne font pas semblant, pour les touristes

Au fil de l’eau nous voyons de petits enclos, des filets maintenus par des piquets plantés dans l’eau : élevages de poissons ?

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Tout se lave, dans cette eau boueuse où flottent de nombreux déchets, polyester, fruits, feuilles, plastique : la vaisselle, le linge, le visage.

Va-t-on pouvoir passer ?
Va-t-on pouvoir passer ?
Va-t-on pouvoir passer ?
Va-t-on pouvoir passer ?

Va-t-on pouvoir passer ?

De nombreux fruits poussent, sauvages : bananes,

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Noix de coco, jack foot et durian.

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La dame qui nous emmène en barque veut nous cueillir un fruit.

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Elle s’arrête et une autre dame lui en fait passer. Je mords à pleines dents dans un cóm ón. « Non, non ! » de la sève blanche coule et colle mes lèvres. Je lui donne mon couteau car elle veut me montrer. On ne mange que le centre du fruit, il faut bien enlever au moins 3 cm d’épaisseur de peau. C’est un fruit juteux, avec de grosses graines.

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Nous passons à côté d’écluses et d’une station-service pour alimenter les bateaux en carburant.

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Nous revenons à terre, et reprenons la route. Nous longeons le Mékong. Passons sur des ponts métalliques étroits traversant les affluents où ne passe qu’une voiture à la fois. Phong Điền, un village où se déroule un marché au sud de Cần Thơ. Nous avons quitté la grande route.

Dans les champs de petites buttes alternent avec des fossés étroits, parallèles, remplis d’eau. Des légumes poussent : cucurbitacées et autres. Un gars, réservoir dans le dos et petite pompe avec un tuyau actionnée à la main, il traite : insecticide ?

Tiens, un cimetière, croix alignées, sans doute des militaires.

Un scooter passe, une petite fille debout entre ses parents. Des personnes portent parfois un plastron qui descend dans le dos et sur la poitrine, prolongeant le tissu qui couvre la tête, parfois assorti au chemisier.

Des magasins, leurs enseignes attirent notre attention : « Hot Doc » (hot dog… !) ; un autre « Cà phê » (café !) et « La neige ».

Devant une maison une famille mange sur une plateforme en bois, comme nous avons déjà vu en Inde.

Au Vietnam les chrysanthèmes ne sont pas synonymes de mort, il y en a partout, dans les temples, les monastères et les autels des maisons et des jardins. Les fleurs sont surtout jaunes et oranges.

Pour écrire il existe toutes sortes d’accents, parfois, deux accents différents sur une même voyelle (ạ, ẵ, ầ, à, á, ầ, ả, é, ề, ì, í, i, ế, ộ, ồ, ơ, ố, ự, ũ, đ ou Đ). Comment prononce-t-on tout cela !? Notre chauffeur ne parle pas anglais et quand nous nous essayons à parler vietnamien, il ne comprend pas. Dans cette langue, il ne suffit pas de prononcer les mots, les lettres, il faut connaître le ton, il y a 6 tons différents.

Tiens, un très grand stade à Long Xuyên.

Nous faisons faire un détour à Tón, notre chauffeur car sur le guide un parc aux oiseaux est indiqué à Con Co. Mais pas facile à trouver. Il demande la route à plusieurs personnes qui nous donnent toutes la même direction. Puis nous roulons sur une rue de plus en plus étroite. Elle longe une petite rivière, puis, nous arrivons à un pont, interdit aux voitures, trop vieux, pas solide, des planches sont cassées. Nous continuons le chemin à pied. C’est loin, il fait chaud. Nous demandons confirmation en dessinant un oiseau, mais nos interlocuteurs, des élèves en uniforme ne comprennent pas. Je suis « mandatée » par les copains pour aller chercher la carte dans la voiture. C’est là que nous avons lu le nom de cet endroit, en vietnamien et je dois dire au chauffeur que nous cherchons. Pendant ce temps ils continuent leur chemin. Quand je repars dans l’autre sens je ne les retrouve plus… Ah ! Si, sur la terrasse d’une sympathique famille. Le bébé dort, bercé dans son hamac.

Le grand-père offre le thé, meilleur que le Lipton® vendu dans tous les bars et hôtels ! Mylène avait besoin d’aller aux toilettes. C’est une cabane qui sert de douche et de wc. Bassine, serviette, wc à la japonaise : au Vietnam ce sont souvent des wc de la marque Toto. La cabane est fermée par un rideau, on entend les oiseaux.

Ce parc aux oiseaux n’existe plus ! Nous voyons tout à coup Tón arriver en voiture, il a fait le tour et vient par l’autre côté.

Il nous emmène voir un mémorial aux morts Vietnamiens tués par des Cambodgiens, envahisseurs du pays car ils voulaient s’approprier l’île de Phú Quốc dans les années 1978/79. Derrière les vitrines c’est un ossuaire, tibias, crânes. Les dépouilles sont méthodiquement classées par sexe et âge, et des panneaux indiquent le nombre de personnes tuées.

Puis nous mangeons à côté, dans un bouiboui à 1,60€ le repas par personne. Record battu ! Tofu, viande de porc caramélisée, riz, haricots, pas mal du tout. Nous sommes les seuls touristes. Les toilettes sont dans un recoin fermé par un rideau à côté de la cuisine et du « dortoir » (des hamacs suspendus). Dans ces toilettes les pieds ne sont pas surélevés, donc pas à l’abri d’inondations polluantes. Un creux dans le béton, à peine incliné, un petit trou, et c’est tout. Ok pour les liquides, mais le reste ?? Et une cuvette à l’extérieur avec laquelle on puise de l’eau dans un récipient pour se laver les mains.

Nous reprenons la route en direction de l’île. Le chauffeur nous laisse au port. Il nous fait payer un supplément par rapport au prix préalablement convenu avec l’agence d’Hô-Chi-Minh car nous lui avons fait faire un détour pour aller au parc aux oiseaux.

Sur le pont du bateau des poules en cages et des mobylettes.

L’île est moins loin que ce que nous avions imaginé et le voyage, donc, … plus court.

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C’est un minibus qui fait la navette qui nous emmène à l’hôtel. En arrivant : problème. Au départ Roland avait réservé 3 nuits puis a pris une réservation pour une nuit supplémentaire, plus simple (et sans frais) que d’annuler la première réservation de 3 nuits et de prendre une réservation pour 4 nuits.

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Mais le petit jeune, à la réception, un peu hébété, ne comprend rien ! Il a une bouille ronde de bébé à sa maman. Dans l’ordinateur, il ne voit que la 4è nuit et, pour lui, donc, nous arrivons trop tôt (3 jours d’avance !). Autre problème : il voit une chambre à 3 lits et l’autre à 1 lit… ! Une fois les problèmes réglés nous avons enfin nos chambres. Nous avons un balcon et vue sur la mer. Les copains ont une baie vitrée et une vue sur la rivière et les bateaux qui passent. La nôtre est plus chère, donne sur le port.

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La prochaine fois, la belle chambre sera pour eux.

Vue plongeante sur la rue
Vue plongeante sur la rue

Vue plongeante sur la rue

 

Douche, grande lessive, étendue sur le balcon. Une fois propres et reposés, j’ai dormi ¼ d’heure, nous partons en ville voir le centre de plongée, tous les quatre. Roland l’a repéré sur le guide du Routard. Dans un premier temps nous nous adressons à eux en anglais. Mais ce sont deux Français qui tiennent la boutique, ils sont salariés, trop contents de parler français ! Ils étaient fonctionnaires. Elle, pharmacienne en hôpital, lui, très beau mec, barbu, et de ces yeux, clairs ( ! à se faire pâmer une armée de midinettes !) était policier, 23 ans à la BAC.

Nous sortons pour aller manger mais il se met à pleuvoir des cordes ! Le resto d’à côté fera bien l’affaire ! Il est bruyant et l’on y mange plus français que vietnamien. Au menu : canard au poivre vert. La déco est sympa : photos, objets de récup’ comme de vieilles machines à coudre.

Vendredi 23 février

Roland est parti tôt faire de la plongée. Il s’est levé vers 6h30. Cela m’a réveillée. J’ai lu et étendu les chaussettes un peu mieux. Il y en a de partout, même dans le placard. Vers 8h je suis allée voir les copains, à peine réveillés.

Mylène a très mal dormi. Obligée de mettre ses bas de contention en pleine nuit, tant elle avait mal aux jambes !

Hier soir la personne chargée de l’accueil nous a remis des tickets pour le petit déjeuner. Nous descendons, Tchitchi, Mylène et moi et prononçons le mot magique de breakfast ! Comme nous ne comprenons pas ses explications (le gars nous montre la porte), il nous emmène juste à droite en sortant de l’hôtel ! Un self semi en plein air, sorte de hangar où les gens font la queue. Là, nulle trace de café, thé, pain ou confiture, pas plus que de gâteau… c’est menu unique : soupe de nouille, de tofu, et poisson. Hummmm, mais Mylène, beurk ! Tchitchi est entre les deux. Devant nos mines surprises, le groom nous accompagne, donne nos tickets à l’accueil et nous désigne une table où est assis un couple de Vietnamiens. Ils boivent, en plus, du lait de « soya ». Yes ! On le veut froid, mais sans glaçon. On nous en ramène un verre entre tiède et froid. Mylène et Tchitchi ont du mal, moi, ça me réjouis. Puisque c’est ainsi que les Vietnamiens petit-déjeunent, allons-y !

Puis, plan en main, nous partons à la recherche d’une banque. Les personnes à qui nous demandons notre route nous baladent d’un côté, de l’autre. Le pire, c’est le gars qui est juste devant la banque et qui ne comprend pas que c’est la banque que nous cherchons. Dur, dur de se faire comprendre ! Nous passons devant un temple

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flanqué de part et d’autre d’une école

placée sous la haute protection de Disney et des dragons
placée sous la haute protection de Disney et des dragons
placée sous la haute protection de Disney et des dragons

placée sous la haute protection de Disney et des dragons

Bizarre, c’est écrit en idéogrammes chinois, pas en vietnamien

Bizarre, c’est écrit en idéogrammes chinois, pas en vietnamien

Tchitchi veut entrer dans l’école … ! En ressortant nous entrons dans le temple.

Puis nous appelons un taxi qui nous emmène à Mango Bay, la plage des touristes occidentaux. A notre grande surprise et un peu de frayeur il prend la direction de l’aéroport ! Non, non, non lui dit-on ! Et là, carrément, il entre sur le tarmac et part en direction des pistes d’atterrissage ! A côté, des vaches paissent paisiblement. Affolement, puis fou rire ! Nous retrouvons la route.

La plage est propre,

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ratissée mais envahie de minuscules fourmis rouges qui piquent. De très mignonnes pommes de pin et de fines aiguilles s’accrochant dans le paréo jonchent le sol. J’ai oublié mon livre à l’hôtel et je n’arrive pas à dormir, contrairement aux copains.

Des tombes, comme un peu partout dans le pays font partie du paysage

Des tombes, comme un peu partout dans le pays font partie du paysage

Malgré le fait que je sois restée à l’ombre, je suis rouge ! J’enfile mon chemisier à manche longue. De très mignonnes pommes de pin et de fines aiguilles s’accrochant dans le paréo jonchent le sol. J’ai oublié mon livre à l’hôtel et je n’arrive pas à dormir, contrairement aux copains.

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Je vais marcher le plus loin que je peux le long de la plage.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Tiens, juste à côté de nous, sur un rocher, un gecko, tête gonflée, se fait dorer au soleil. Et aussi, un petit crabe qui, à notre approche, se précipite dans un trou. Quand je suis allée nager, sur un rocher, là où l’eau affleure, j’ai vu un autre crabe, coloré, celui-là. Le bruit que fait le sable quand on marche est étonnant, je n’arrive pas à le caractériser. C’est Mylène, la montagnarde, qui a trouvé : il crisse comme la neige.

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Nous mangeons au resto, au bord de la mer. Le café, vietnamien, a un goût de caramel.

Puis nous occupons les transats réservés aux vacanciers des bungalows. Personne ne nous dit quoique ce soit. Nous profitons aussi de la piscine et des toilettes (pratique, la douchette, dans les w.-c, pour enlever le sable du maillot).

Heureusement que l’on ne reste pas plus longtemps ici, car cette plage ressemble à n’importe quelle plage de n’importe où dans le monde ! Cocotier et sable blanc… Au retour, en attendant d’attraper un taxi, nous achetons un ananas (que la dame épluche et tranche devant nous) et des bananes.

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Heureusement que l’on ne reste pas plus longtemps ici, car cette plage ressemble à n’importe quelle plage de n’importe où dans le monde ! Cocotier et sable blanc… Au retour, en attendant d’attraper un taxi, nous achetons un ananas (que la dame épluche et tranche devant nous) et des bananes.

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Le soir nous allons nous promener dans la ville pour trouver un restaurant où manger. Juste à côté de notre hôtel, un aquarium avec des fruits de mer, donc, très frais. C’est là que, finalement, nous allons. Les copains n’aiment pas trop le poisson, les fruits de mer ni le poulpe. C’est notre repas le plus cher : 29€ pour trois personnes. Nous allons voir le marché de nuit et, effectivement, c’est très vivant. Plein de bêtes et de poissons dans des aquariums, malheureusement y compris des espèces protégées comme des bénitiers, mais pas d’hippocampe comme la personne du club de plongée nous en avait parlé hier soir. Nous mangeons une glace au fruit de la passion faite d’une manière assez particulière : sur une plaque métallique gelée, le gars verse de la crème, et y pose de la purée de fruit frais, il gratte avec des spatules métalliques de plâtrier, triture, étale, rassemble, mélange, rassemble, étale à nouveau et racle cette crème glacée qui s’enroule sur elle-même pour en faire quatre sortes de copeaux ; puis il les met dans un récipient avec du chocolat liquide et des biscuits. Très parfumée et excellente. Ce soir, nous avons mangé tout ce qu’il faut pour attraper la tourista : glace et fruits de mer !

Dans ce marché se vendent aussi des vêtements, bonbons, churros, bijoux…

Pour aller au club de plongée, ce matin, Roland s’est perdu. En partant, il a croisé dans la rue une vieille femme qui vendait des beignets. Excellents ! Sur un stand il s’est acheté un café vietnamien et des sandwichs pour le repas de midi.

Samedi 24 février

Nous portons nos cartes à la poste.

On s’est perdu, alors que le bateau où nous avons rendez-vous pour aller faire de la plongée est juste à côté de l’hôtel ! C’est un grand bateau, bien agréable, et pratique pour s’installer avec sa bouteille et circuler.

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Comme petit-déjeuner je mange un beignet acheté à la vieille femme, une banane et un morceau d’ananas achetés hier, ça cale !

Notre première plongée, à Tortle Island, dure 45 minutes, à 5 mètres de profondeurs. J’ai vu un nudibranche blanc avec de petits cercles noirs, un serpent plat, d’un peu moins d’un mètre de long, blanc/beige annelé de beige. Tout s’est bien passé, malgré le courant. Nous avons nagé à contre-courant à l’aller, puis nous nous sommes laissé porter par le courant au retour, sans palmer. Notre deuxième plongée a duré 53 minutes. J’ai eu froid, des crampes aux cuisses, et surtout une envie de vomir ! Est-ce la faute à la sorte de café au lait instantané que j’ai bu sur le bateau ? Je me suis légèrement coupée la main à un corail alors que je me retenais car je ne voyais plus Roland. J’ai vomi en montant l’échelle, puis dans le bateau. Une personne de l’équipage me met de l’huile essentielle de menthe mélangée à d’autres sous le nez. Ainsi que dans le creux du cou et vers la glotte. Je me sens beaucoup mieux. Je n’ai rien mangé, je n’ai ni faim, ni soif. Un gamin aussi a été malade : il s’est même endormi sur les w. c !

Après la plongée j’ai mangé le sandwich tout ramollo du matin. Puis je me suis reposée dans la chambre. Roland est reparti au club de plongée… pour envoyer un fichier pour son collègue de travail, Guy. Il lui en avait déjà envoyé un autre, le matin même.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Puis Tchitchi et Mylène sont revenus de Mango Bay. Nous sommes ensuite allés au marché de nuit pour aller manger. Nous sommes repassés devant le resto où nous avions mangé la veille. Le gamin connait le nom de beaucoup de joueurs de foot et le nom de leurs clubs, à un point, que ça n’en est pas croyable. Demain Tchitchi lui offrira sa serviette de bain avec l’équipe d’Italie.

Au marché. Roland et moi mangeons chacun ½ oursin. Les copains, une crêpe avec plein de choses dedans, un peu épicée. Puis, ailleurs, tous les deux, Roland et moi, mangeons deux grosses crevettes chacun. Les copains vont se chercher un dessert. Ils ont mangé une glace, nous partons tous les 4, nous en acheter une aussi. Tchitchi est « en manque » de saucisson. Il veut goûter de la saucisse. Déception… En manque de fromage, aussi. Il a toujours un bon petit bidon, même si nous trouvons qu’il a un peu maigri. Nous aurions aimé, manger de la langouste. Mais à 2, voire 3 millions de đồng, c’est trop cher !

Nous faisons des courses, pour des cadeaux et pour nous : ce café moulu qui a un goût spécial, très différent, de caramel comme celui bu au resto de la plage.

Mylène a vu une grosse bête courir. Un énorme cafard ! Mais non, c’est un gecko…

Ce soir l’hôtel est fermé par un antivol…

Dimanche 25 février

Nous sommes allés prendre notre petit déjeuner au café Sophi, l’« annexe » d’une sorte d’auberge de la jeunesse, dans une rue perpendiculaire. Café et jus d’orange pressée pour eux, jus frais de carotte et thé pour moi. Tchitchi mange viande, œufs frits au ketchup avec une assiette de crudités ; je mange concombre et tomate avec du pain.

Puis nous appelons un taxi pour partir à l’aéroport, le vrai ! Avec l’idée d’y louer une voiture sans chauffeur, puisqu’ici, dans l’île, c’est possible, contrairement au reste du pays. Une fois arrivé, l’agence ne loue QUE des voitures AVEC chauffeur pour 1 million de đồng par jour et encore, ils ne veulent aller que dans le sud ! Fausse information. Finalement, on prend un taxi, moins cher, pour aller dans le nord. Personne ne se sent de louer une moto,

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ce qui aurait été une autre solution. Nous voulons aller voir des cascades. Il nous emmène dans un endroit, pas de cascade… la route n’est pas accessible, le savait-il ? Sans doute. Ça lui fait toujours une course. Pour aller plus au nord, il faut payer plus. Nous renonçons et lui demandons d’aller à Mango Bay. Roland ne connait pas, il pourra se reposer.

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Lundi 26 février

Cette nuit nous avons été malades tous les deux, Roland et moi. Les oursins ? Les intestins, et très barbouillés et fatigués.

Réveil à 5h30, taxi à 6h30 (en avance). Nous sommes à l’heure à l’aéroport et l’avion décolle à 8h55. Malade, en attendant, je dors sur la banquette. Les copains s’occupent de mon gros sac à dos. Le vol dure 1h30 et nous arrivons à Hô-Chi-Minh-Ville. J’ai bien dormi dans l’avion, avant même le décollage (je croyais que nous volions alors qu’il était toujours à terre !) et jusqu’à l’atterrissage.

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Ce soir nous dormons dans un train couchettes qui va jusqu’à Đà Nẵng. De là, nous devrons chercher une navette pour aller à Hội An.

Nous prenons un taxi jusqu’à la gare pour mettre nos bagages à la consigne puis nous allons boire un coup. Devant la gare, des gars, en bleu de chauffe, avec un casque de couleur bleu sur la tête. A quoi servent-ils ? Bizarre. Ils tournent, virent.

Nous partons à pied puis en taxi. Je me traîne, fatiguée, souffreteuse. « Allez Titine ! » me dit Mylène. Elle m’appelle souvent comme ça depuis le début du séjour. Elle me redonne le sourire.

Des personnes jouent avec des sortes de volants de badminton mais… avec les pieds ! Le da kiên, ou plumfoot ou encore đá cầu est ultra sportif !

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Repos et sommeil réparateur sur un banc, je sombre comme une pierre. Des statues,

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Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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dans ce parc et des écureuils. Mylène a fait une séance de gym douce avec une dame. Et a discuté avec un bonhomme qui a un chien. Puis, quand je suis réveillée, elle me raconte une mignonne histoire d’écureuil recueilli chez elle quand elle était petite. Les enfants l’avaient trouvé dans les bois alors qu’il n’était âgé que de quelques jours, tout nu et tout tremblant. Nourri avec du lait au biberon de poupée, il a grandi et vivait la nuit dans une cage, la journée quand il y avait du monde il était en liberté. Il grimpait le long de la glycine qui courait sur le mur de la maison jusqu’au deuxième étage. Mais il ne savait pas redescendre. Il attendait le facteur avec impatience, courant fouiller sa poche où il savait trouver une noix ou une noisette. Ces petites bêtes ont le cœur fragile et il est mort de peur le jour où une colombe apprivoisée s’est posée sur sa cage. La grand-mère qui vivait la moitié du temps à Paris l’avait prédit : elle ne l’a pas revu vivant.

Pendant ce temps, Tchitchi sur un autre banc, du côté rue, se fait aborder par un pédaleur de pousse-pousse.La proposition est honnête, à 15 000 đồng par personne pour 1 heure.

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Le gars en appelle 3 autres.

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C’est confortable

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mais impressionnant de passer si près des voitures et au milieu des motos.

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Ils sont très sympas. Le vieux, baragouine en français. Le mien est plus jeune. Arrêt chez des artisans de laque pour 15 minutes dans une jolie et grande boutique à touristes. Une jeune femme et un vieil homme y parlent un français très correct. J’en profite pour leur poser la question qui m’intrigue depuis notre arrivée : « Pourquoi n’y a-t-il pas de vieilles voitures ? ». Elle m’explique que l’arrivée des voitures est récente. De plus, les voitures de plus de 20 ans sont interdites à la circulation. Comme à Cuba, j’ai l’impression, qu’ici non plus, la parole n’est pas libre. Mylène dit, très justement, que les riches ont des voiture, les pauvres, des mobylettes. « Les murs ont des oreilles » nous dit le vieux de la boutique à propos du Vietnam envahi par les Chinois.

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Nous passons ensuite à côté du consulat général de France

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de Cuba,

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Boutique d’objets destinés au culte

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un temple,

Dans les bassins, à l’entrée du temple

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un autre.

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Il fait très chaud mais nous sommes comme des pachas sur ces coussins.

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Hot dog

Hot dog

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Un peu plus d’une heure sont passées. STOP ! Et holàlà ! La belle arnaque ! Oh les méchants ! Et que je t’augmente les tarifs, et que je te prenne un billet dans ton porte-monnaie, puis un autre et que je t’en rende un autre petit à la place, et que je te sorte d’autres tarifs que ceux que je t’avais monté au début du circuit. Nous avons crié, nous nous sommes énervés, des gens devant l’entrée de leur entreprise regardaient ce qui se passait. Et voilà un conducteur de pousse-pousse qui s’en va, puis le deuxième et le troisième. Laissant le « vieux » soi-disant tout désemparé, du style « Et moi ?  On ne me donne rien ? ».

« On a payé les autres, débrouillez-vous avec eux ! » Fait-il du théâtre, est-ce une stratégie ? On a payé ce qu’ils voulaient, et plus, même, énervement, colère, on laisse là le vieux qui, j’en suis sûre, ira partager, plus loin le butin. Combien, au final avons-nous payé ? Roland dit 100€, ça me paraît exagéré. Saurons-nous jamais ?

Pour nous remettre de nos émotions nous nous arrêtons dans un bistrot où se trouvent des oiseaux en cage. Je prends un thé, Tchitchi du riz, de la viande avec des légumes (herbes et haricots). Je partage avec lui, cela fait longtemps que je n’ai pas mangé ! Puis la patronne nous ramène une excellente soupe, un bouillon avec des courgettes parsemée de coriandre. Le patron revient avec des légumes. Deux guitares dans leur étui sont accrochées au mur. On lui fait signe : « vous ? Jouer ? ». Il met une musique sur l’ordinateur, et s’accompagne à la guitare. Après l’arnaque, ça fait du bien de voir des gens gentils.

Nous repartons et passons devant le lycée Marie-Curie où ont étudié deux personnes de la boutique d’artisanat parlant français. Tchtichi aime entrer dans les écoles. On se fait naturellement jeter. En France, ce serait carrément fermé.

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L’heure du départ du train est arrivée !

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A la gare nous achetons des bananes fraîches, des bananes sèches, des bouteilles d’eau et des biscuits. Un énorme rat court sur le quai.

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Très sympa ce voyage en train ! Des bouteilles d’eau sont offertes à chaque voyageur. Le compartiment est joliment décoré, un peu kitch, avec un bouquet de fleurs factices.

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Cela nous évite une nuit d’hôtel. Le compartiment est propre. Il y a un cabinet de toilette avec 2 lavabos, des miroirs. Deux sortes de wc et, un réservoir d’eau bouillante pour faire du thé, du café concentré liquide et préparer des soupes instantanées. Toilette rapide dans les wc grâce à la douchette. Et je me change. Propre ! Ça fait du bien !

Dans le train il n’y a que des Vietnamiens, un couple d’Européens et nous. Riche idée que d’avoir apporté ce duvet même s’il y a de jolies couvertures lamées or. Le voyage est long car le train stationne longtemps dans les gares, il n’y a que 600 kilomètres. Nous partons à 19H30 et nous arriverons à 12h. Roland s’est endormi comme une masse. Tchitchi a dormi avec doudoune et couverture, moi, juste en teeshirt. Nous étions tous les deux en haut, lui sentait l’air froid de la clim, pas moi.

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Fin de notre première semaine de vacances… !

 

Mardi 27 février

Le long de l’autoroute, dans les champs, et aussi à côté de la plage de Mango Bay, il y avait quelques tombes éparpillées.

 

Mais là, à bord du train, nous longeons un immense cimetière, qui n’en finit pas. Des tombes partout, en désordre.

 

Et des rizières à perte de vue et parfois, la mer, entr’aperçue. De longs rouleaux de vagues, écume blanche. Beaucoup d’oiseaux blancs, comme les garzas cubaines. Tchitchi en a vue une sur le dos d’un buffle, l’autre était couché dans la boue.

Dans le train une dame vend des choses à manger. Elle pousse un chariot sur lequel on trouve du riz, différentes viandes cuites caramélisées (du pigeons, des brochettes), des nems, du choux.

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Une halte. De petites marchandes de nourriture se glissent sous le train arrêté à côté de nous.

J’aime le train, on y voit la vie par les vitres. Des paysans bêchent encore à la houe des champs assez grands. Un jardin potager aux légumes bien alignés. Deux vieilles sur une balancelle. Des vêtements qui sèchent, posés sur des cintres, accrochés à une barre, un fil ou après le grillage entourant la maison. Comme au Japon, les Vietnamiens portent des chaussettes avec un pouce, pour enfiler leurs tongs.

Arrivée à la gare de Đà Nẵng, à 30 kilomètre de notre destination finale, Hội An.

Roland aime savoir où il est, besoin d’avoir des repères, grâce au GPS de son téléphone et quand ce n’est pas possible par manque de réseau, il est très ennuyé. Le chauffeur de taxi qui nous emmène, lui, sait où il va.

Publicité : « Larue depuis 1909 », en français. C’est de la bière.

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Vieille pompe à essence ?

Vieille pompe à essence ?

Nous longeons la mer. Le paysage est défiguré par de grands hôtels construits ou en construction. Ici, les rues sont propres, les poubelles rassemblées autour des arbres. Cactus.

Le taxi nous a posé devant la maison où nous avons loué deux chambres. Le temps de se reposer, de ranger un peu nos affaires… les copains sont déjà partis.

Roland veut trouver un club de plongée. Nous enfourchons les vélos qui sont dans la cour, et nous partons.

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Nous n’avons qu’un bout de carte, très partielle, donné par le gîte et nous nous perdons. A gauche nous dit-on dans un bar. Roland est persuadé que c’est à droite. Un gars nous montre son téléphone portable et le GPS. Je craignais de pédaler avec tous ces véhicules, motos, vélos, autos, autocar et aussi la chaussée irrégulière : sable, trou, trottoirs en pente, butée. Je laisse passer Roland devant moi. Là aussi, des cerceaux d’une couleur très vive sont posés sur les trottoirs, avec, souvent, un fil doré ou argenté enroulés en zigzag. J’apprends que c’est tout simplement pour signaler un réparateur de vélo.

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Le siège du club de plongée fait aussi bar et restaurant. Mais ce n’est plus la saison de la plongée, ici, il n’y a pas de visibilité, ils sont en congés. Nous nous perdons aussi en revenant.

Photographie de mariage ?

Photographie de mariage ?

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Nous repartons ensuite dîner en ville avec les copains dans le resto où se trouve le siège du club de plongée. Il est tenu par un français. Des femmes, des filles, alcoolisées, enterrent une vie de jeune fille. D’où viennent-elles tous ces femmes qui semblent européennes ? Nous buvons une vodka au caramel. Une jeune fille d’à peine 13 ans fait le tour des restaurants pour vendre des cartes postales pop-up. Très « enjôleuse », elle sait des mots de français. Le patron est très sympa. Il est marié à une Vietnamienne. Il nous conseille comme il l’a fait pour sa mère, d’aller à l’office de tourisme et de demander un guide qui parle français. Nous prévoyons de visiter la ville demain et d’aller à la plage après-demain.

Mercredi 28 février

Je me réveille avant Roland. Je lis, je regarde la tablette, puis je me lave. Les copains dorment ? Je descends « discuter » avec la grand-mère. Nous ne parlons pas la même langue mais je comprends : elle a mal au dos. Elle dort sur une banquette en bois, sans matelas, juste un petit oreiller pour sa tête. C’est un lit traditionnel, rude habitude qu’ont les vieux d’y dormir ! Elle est petite, toute menue et ridée. Souriante. Je comprends qu’elle a soif. Je remplis mon verre qu’elle boit d’une traite.

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Nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse, il n’est pas inclus dans la location des chambres : fruits, fruits secs, biscuits.

Le bassin au fonde la cour

Le bassin au fonde la cour

Nous partons à pied pour trouver un taxi. Hội An pullule de Japonais. A cause des ponts « japonais ? ».

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En fait, ce ne sont pas des Japonais mais des Coréens qui visitent la ville en troupeau, rangs serrés.

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Un gars distribue des prospectus en français pour des visites à vélo de la ville. Nous envoyons un message, pour demain matin. Tourner, virer, des offices de tourisme il y en a plein. Contrairement à ce que nous a dit le mec hier soir, au bar, pas de guide en français. Pour visiter les maisons il faut acheter des tickets d’avance dans les offices de tourisme.

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Mylène fait marcher le commerce local, elle achète un sac à main en osier et un chapeau en paille. Tiens, un vélo électrique !

Nous trouvons enfin une guide qui parle français. Petit historique (je ne garantis pas l’exactitude de mes propos, des notes prises au vol et, en vrac) : l’Annam était en guerre avec le sud. L’ancien nom de Hội An était Sa Huỳnhà lors de la première période historique, au 1e et 2e siècle. Le port de commerce a été crée par les Portugais, il subsiste un cimetière où ils sont enterrés. Maintenant, le port principal est à Đà Nẵng car le fleuve, à la hauteur de Hội An se rempli de sable. Les bateaux à voiles ont été remplacés par les bateaux à moteur. Ce sont les Français qui ont fondé Đà Nẵng en 1909. En 1624 Gilles de Rhodes (un missionnaire français d’Avignon), a transcrit le vietnamien en écriture latine. Sa Huỳnhà est devenu Hội Han au 17è siècle et signifie « Union pacifique ». Nous visitons un temple chinois. Chaque communauté chinoise a son propre temple. Nous y voyons des spirales roses

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Nous entrons dans un temple.

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12 déesses, une par mois. Déesse de la maternité, des études, du travail, de la fortune. Ils ont aussi leur propre vie communautaire : mariage, commerces, ils sont taoïstes. Pour eux, le culte des morts est important. Nous arrivons à la vieille ville, de vieilles maisons de bois. Deux ponts japonais (l’un d’entre eux figure sur le billet de 200 000 đồng). Deux statues de chiens en gardent l’entrée car il a été construit l’année du chien.

Nous y voyons des spirales roses avec, dedans, de petits papiers où sont rédigés des vœux pour la déesse de la mer.

Nous y voyons des spirales roses avec, dedans, de petits papiers où sont rédigés des vœux pour la déesse de la mer.

Nous arrivons à la vieille ville, de vieilles maisons de bois. Deux ponts japonais (l’un d’entre eux figure sur le billet de 200 000 đồng). Deux statues de chiens en gardent l’entrée car il a été construit l’année du chien.

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Dans un square l’on voit la statue d’un barbu, c’est un grand ami de Hội An, de Bologne, il a contribué à la faire reconnaître au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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C’est une ville bien conservée car elle n’a pas été bombardée pendant la guerre. Les maisons anciennes qui appartiennent à l’état ont un repère rouge, les autres, avec un repère vert, sont privées. Ces maisons datent du 17e siècle.

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De beaux vieux et de belle vieilles !

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Le pont et la pagode ont été restaurés par des Français. Les pagodes sont des lieux pour rendre un culte à Bouddha, les temples sont des lieux de culte aux ancêtres. Une maison a deux yeux (prospérité), elle date de 1780, et c’est la 8e génération qui y habite. Les piliers sont en bois de fer, posés sur du marbre car il y a de très graves inondations dues à l’ouverture des barrages. On enduit le bois d’huile, pour le protéger. Il n’y a jamais eu de morts de personnes, seulement d’animaux. Tout est monté à l’étage le temps que le niveau de l’eau redescende. Le balcon est de style chinois, le toit à quatre pans est japonais, le reste est vietnamien.

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C’est la première fois que je vais chez un tailleur. La dame prend toutes les mesures. Je n’ai jamais autant été inspectée. En long, en large et en travers. Entre les deux épaules. De l’épaule au bras. De l’épaule au cou. De la nuque aux genoux. De la cheville au genou. D’un bout de sein à l’autre. Tours de taille, de cou….. Demain, tout sera prêt. Roland achète un cadre brodé pour ses parents.

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Et moi, pour ma mère, une carte pop-up.

Et, informations en vrac : la guide est rémunérée par le comité populaire. Elle a 12 jours de congé par an. La retraite, pour les femmes, est à 50 ans, pour les hommes à 60. Un programme va retarder l’âge de départ qui deviendra 58 pour les femmes et 62 pour les hommes. Il existe des entreprises privées et publiques. L’école est obligatoire de 6 à 10 ans. Le salaire minimum est de 3 millions de đồngs. Le jaune est la couleur de la terre, de l’empereur et de la prospérité. Elle nous recommande d’aller dans un bar tenu par des personnes handicapées.

Il s’agit en fait d’une maison de thé tenue par des personnes sourdes.

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Pour communiquer avec eux, des messages déjà écrits et des papiers avec des crayons

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Une zone écologique a été préservée, où pousse du bois de santal. La crémation ne dépend pas de la religion, mais des familles. La saison des pluies est en octobre/novembre. La guide est sympa. Nous lui donnons notre adresse. Et lui proposons d’héberger son fils s’il vient étudier en France.

Devant ou dedans les maisons se trouvent des arbres décorés : ce sont leurs arbres du nouvel an. Comme nous, nous décorons nos sapins de noël. Quand c’est fini, comme nous, ils les jettent.

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Les voitures sont neuves mais pas les mobylettes !

Les voitures sont neuves mais pas les mobylettes !

Ce soir, au resto, le chef parle très bien français. Le sous-chef, lui, a appris l’anglais en deux ans, il le parle très bien aussi. Il nous a donné plein de conseil pour la visite d’Huế, notre prochaine étape, dont il est originaire. Il refuse l’argent qu’on lui donne en remerciement. Il préfère un avis favorable sur Trip advisor (Hội An Roastery) !

 

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Nous assistons ensuite à un spectacle en nocturne : musique et récitants/chants. Nous ne comprenons pas tout. Ils distribuent des petits drapeaux et des panonceaux aux spectateurs.

 

Jeudi 1er mars

Ce matin, avec Mylène, nous partons à pied, au petit marché local acheter de quoi nous restaurer pour le petit déjeuner. Le propriétaire de la maison est en vadrouille dans le coin, à moto. Nous lui demandons où nous pouvons aller. Il nous indique le chemin. Nous ne trouvons pas, nous repartons. Il nous retrouve. Finalement, je monte derrière lui pour un petit tour à moto… J’achète des bananes et une mangue. Lorsque je retrouve Mylène, Il me laisse en chemin, me faisant comprendre qu’il part dans l’autre sens. Nous rentrons à pied à la maison… où il était… et où le taxi nous attend.

Avec une agence, la même que celle où nous avons trouvé la guide qui parle français, nous partons faire une visite sur la rivière Thu Bồn, puis entrons dans l’embouchure qui mène à la mer.

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Un immense filet de pêche est suspendu, fixé par des perches.

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De leur bateau, des pêcheurs lancent de petits filets.

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Pêche au lamparo ?

Pêche au lamparo ?

Nous apercevons un pont à l’embouchure

Nous apercevons un pont à l’embouchure

Pêche au lamparo ?

Nous apercevons une île située dans l’embouchure. Nous nous dirigeons vers un petit port où des baskets boat attendent les touristes.

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Nous y faisons une très courte balade sur les eaux d’une petite rivière. Ce bateau est stable, pour peu que l’on reste bien assis sur le banc, au milieu. Mylène est avec moi, les garçons sont ensemble. Les gilets de sauvetage semblent neufs. Notre pilote enfile au doigt de Mylène, et du mien, aussi, une bague de feuilles tressées en forme de sauterelle.

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D’autres touristes ont des crabes. Puis il s’approche des palmiers qui poussent les pieds dans l’eau. Pourquoi ? Nous avons l’impression qu’il ne sait pas diriger son embarcation. Mais il attrape de grandes feuilles et commence à les tresser, enfile un cure-dent, pour, finalement, une fois la coiffe terminée, la poser sur le chapeau de Mylène. Cela ressemble aux plumes que les femmes du début du 20e siècle, du temps des années folles, portaient. Et il continue et fabrique une autre coiffe, pour moi. Au passage, nous apercevons des hommes décortiquer ces palmes pour en couvrir leur maison. Puis notre pilote sort un petit bâton où un hameçon est fixé au bout d’un fil de nylon. Avec un truc rose, l’appât, nous sommes sensées pêcher des crabes.

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Certains y arrivent, pas nous. Un gars dans un basket boat fait des acrobaties. Debout, il fait jaillir de l’eau de toutes parts. Quand il a fini, il tend sa rame mouillée aux touristes pour qu’ils y collent un billet.

Les rivières, la mer, sont polluées, au Vietnam et tout le monde s’en fout !

Les rivières, la mer, sont polluées, au Vietnam et tout le monde s’en fout !

Vingt minutes après notre départ à bord de ces bateaux-paniers, nous rejoignons une voiture qui nous emmène au resto. Un couple de mecs, des Français très sympas ont payé pour participer à un atelier de cuisine.

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L’agence ne nous l’a pas proposé… Pendant ce temps, nous mangeons. C’est très bon, très frais mais je n’ai pas trop d’appétit. Des coquillages, des nems, de la salade de carottes, papaye verte et soja, du riz, des galettes avec de la viande et du soja, de l’ananas. Constipée, je privilégie les crudités. Je mange la mangue achetée ce matin.

Quand nous revenons au gîte nous discutons avec la famille. La grand-mère a 94 ans et, si elle ne bouge pas de son lit, c’est qu’elle a eu la jambe cassée et qu’elle ne marche plus.

En face de la chambre des copains se trouve un dortoir.

Nous allons à vélo à la plage, sans Roland, qui se repose. Nous les garons sous un hangar, sous la garde d’un... gardien, parking payant !

Nous nous installons sur le sable, à l’abri d’un parasol. Une femme entièrement dissimulée sous une capuche, casquette, lunettes de soleil, masque de visage, k-way, ferme le parasol d’un coup sec. C’est payant ! On décampe et allons à l’ombre de la cabane où elle tient un petit débit de boissons. Mais ce coin de sable est sale. Nous bougeons vers l’ombre d’un parasol en palmes.

Nous observons les évolutions d’un parachute ascensionnel où voltigent des touristes.

L’eau est plus agitée et fraîche qu’à Mango Bay.

Nous rentons en longeant des rizières et des champs de fleurs où se vautrent des buffles noirs. Des Vietnamiens tentent d’alpaguer des touristes pour leur proposer de monter sur le dos des bovidés, photo immanquable ! Nous ne trouvons pas facilement notre chemin, contrairement à l’aller.

Pour une somme modique, la proprio a lavé et plié notre linge. La maison compte une terrasse oùle linge a séché.

Ce soir c’est la galère, nous n’avons pas trouvé de taxi ni à l’aller ni au retour à cause de la fête de la lune qui attire beaucoup de monde. Moi, pressée d’aller chercher ma robe, avec Mylène je marche vite. J’ai le plan, l’adresse, je sais où c’est.

La robe et la veste sont bien pliées dans une housse, elle-même repliée en deux et fermée par une fermeture Eclair®. Je demande si l’on peut me donner du fil de soie brut, l’on me donne deux cocons (ébouillantés, pas de vers vivant dedans).

Nous mangeons dans le même resto, au bord de la rivière mais les deux jeunes de la première fois n’y sont pas.

Ce soir c’est la pleine lune. Et comme chaque soir de pleine lune, c’est la fête des lanternes à Hôi An. Les lumières électriques sont presque toutes éteintes.

 

Vendredi 2 mars

Départ pour Huế. Nous disons au-revoir à tout le monde, le papa, la maman, la mamie et le jeune garçon. Il a 10 ans et une écriture extrêmement appliquée. Et en anglais !

Les leçons sont les mêmes qu’en France : le cycle de l’eau et des déchets, seules diffèrent les illustrations. Un buffle, une benne à ordure qui est un pousse-pousse.
Les leçons sont les mêmes qu’en France : le cycle de l’eau et des déchets, seules diffèrent les illustrations. Un buffle, une benne à ordure qui est un pousse-pousse.

Les leçons sont les mêmes qu’en France : le cycle de l’eau et des déchets, seules diffèrent les illustrations. Un buffle, une benne à ordure qui est un pousse-pousse.

Nous allons à Huế en taxi et nous avons payé un peu plus cher pour qu’il nous arrête à différents endroits touristiques.

Arrêt d’abord à la montagne de marbre où se trouve un temple.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Bien entretenu

Bien entretenu

Offrande auprès du temple

Offrande auprès du temple

Les horaires des prières, je suppose

Les horaires des prières, je suppose

Puis c’est une route de montagne, avec vue sur la mer

Puis c’est une route de montagne, avec vue sur la mer

Au col

Au col

Des bâtiments, comme des bunkers, en ruines

Des bâtiments, comme des bunkers, en ruines

Et, au milieu, une mariée se fait prendre en photo, sa pauvre robe traînant dans la boue, toute souillée

Et, au milieu, une mariée se fait prendre en photo, sa pauvre robe traînant dans la boue, toute souillée

Arrivés de l’autre côté

Arrivés de l’autre côté

Nous buvons un coffé dans un bar, avec des cookies au bord de la lagune.

Puis nous allons à l’hôtel, à côté d’un hôpital.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

En arrivant nous allons casser la croûte dans un bistrot sympa

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puis nous visitons la citadelle

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qui date de 1867, toute jeune, donc ! Bảo Đại, l’empereur, a vécu en France dans la misère, sur la côte d’azur. Il est mort en 1997, à Paris.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Nous entendons des personnes chanter en costumes de scène. Puis nous voyons ce groupe de musiciens. 

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Après la visite de la citadelle, nous sommes allés en face, chez un glacier manger des freeze : glace, chantilly, crème glacée semi-liquide. Bonne, sur le moment mais écœurante au bout d’un moment.

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L’hôtel, vraiment pas cher, n’a pas de fenêtre… Je suis monté voir la terrasse et j’y ai fait sécher du linge. La journée je reste en manche longue, pour me protéger du soleil et le soir je suis en débardeur. La machine intestinale s’est remise en route. Ici, le papier w-c ressemble à du papier crépon.

« La cantine » est simple et bonne !

Nous avons trouvé une agence pour partir demain sur la journée, en bateau, afin de visiter la rivière parfumée. Mais le gars est revenu (nous étions au lit !) pour nous rendre l’argent, il n’a pas trouvé de bateau.

 

Samedi 3 mars

Nous prenons notre petit déjeuner avec des Chiliens. Je ne savais pas que le petit-déjeuner était inclus dans le prix de l’hôtel. Œuf, tomate, concombre, pain, thé ou café.

Depuis le début de notre séjour, nous partons toujours avec, en poche, la carte de visite de l’hôtel et la carte de la ville. Double précaution.

Nous partons à pied, en suivant Roland. C’est la galère pour trouver un bateau qui propose une petite croisière, comme il est recommandé dans le guide du Routard.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Des personnes nous sollicitent, « Venez, venez ! ». Mais il est recommandé de pas y aller, c’est plus ou moins de l’arnaque (pousse-pousse pour mémoire !). Finalement une table, c’est l’agence du gouvernement qui joue les intermédiaires. C’est un bateau familial : le père, la mère et la fille.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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C’est aussi leur maison. La mère prend nos commandes et 17€ par personne pour le repas. Quand nous visiterons, elle ira sur un marché acheter ce dont elle a besoin. Nous ne sommes que nous quatre à bord de ce bateau pour cette petite croisière sur Sông Hương, la rivière parfumée. C’est aussi une boutique ambulante où les touristes, nous, ne résistent pas à l’achat de pacotilles, menus cadeaux à emporter en France. Set de table et une trousse pour Antoine.

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Nous arrivons au tombeau Minh Mng. Pour descendre du bateau, pas de quai mais une talus qui longe un jardin maraîcher. Quand nous avons payé au bureau du bord du fleuve, nous avions compris que tout était inclus : visites, repas… Eh non ! Nous achetons nos billets au guichet. Une guide parlant français fait enfler une polémique et se lever des questions. Nous n’avons aucun document prouvant que nous avons payé cette croisière. Polémique d’autant plus forte qu’avant de sortir du bateau la propriétaire du bateau nous a réclamé 1million 600 đồng ! Je n’arrive pas à savoir si nous avons ce reçu en notre possession, ou non. Que lui avons-nous finalement montré pour qu’elle nous dise que tout est ok ? Le bateau va-t-il nous attendre, ou nous planter là ?! Et pour le repas, nous n’avons jamais payé aussi cher ! Etc etc… ça me gonfle ! Les copains et Roland ne profitent même pas de la beauté de ce site, ils râlent, ronchonnent…

Je suis optimiste ! Tout va bien se passer, j’en suis sûre. Ce lieu est d’un calme, d’une sérénité comme rarement vue ailleurs. Peu de touristes aussi, ce qui y contribue. Je leur ai dit d’arrêter de se plaindre et de jouir de la nature, si belle.

Pour finir, le bateau était présent et à l’heure au rendez-vous et tout bien calculé, ce n’est pas 17€ par personne mais 3,3€ !! Une fois de plus j’avais raison d’être optimiste, c’est une belle balade en bateau. Toutes les craintes sont apaisées. Le repas est excellent. La sieste, par terre, bercés dans le sampan, agréable.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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La fille est infirmière (ou aide-soignante) et travaille à l’hôpital, elle nous montre sa blouse pour nous le faire comprendre.

Nous arrivons au tombeau Minh Mng. Pour descendre du bateau, pas de quai mais une talus qui longe un jardin maraîcher. Quand nous avons payé au bureau du bord du fleuve, nous avions compris que tout était inclus : visites, repas… Eh non ! Nous achetons nos billets au guichet. Une guide parlant français fait enfler une polémique et se lever des questions. Nous n’avons aucun document prouvant que nous avons payé cette croisière. Polémique d’autant plus forte qu’avant de sortir du bateau la propriétaire du bateau nous a réclamé 1million 600 đồng ! Je n’arrive pas à savoir si nous avons ce reçu en notre possession, ou non. Que lui avons-nous finalement montré pour qu’elle nous dise que tout est ok ? Le bateau va-t-il nous attendre, ou nous planter là ?! Et pour le repas, nous n’avons jamais payé aussi cher ! Etc etc… ça me gonfle ! Les copains et Roland ne profitent même pas de la beauté de ce site, ils râlent, ronchonnent…

Je suis optimiste ! Tout va bien se passer, j’en suis sûre. Ce lieu est d’un calme, d’une sérénité comme rarement vue ailleurs. Peu de touristes aussi, ce qui y contribue. Je leur ai dit d’arrêter de se plaindre et de jouir de la nature, si belle.

Pour finir, le bateau était présent et à l’heure au rendez-vous et tout bien calculé, ce n’est pas 17€ par personne mais 3,3€ !! Une fois de plus j’avais raison d’être optimiste, c’est une belle balade en bateau. Toutes les craintes sont apaisées. Le repas est excellent. La sieste, par terre, bercés dans le sampan, agréable.

Des dragueuses raclent le fond de la rivière et crachent une fumée noire !

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Nous rentrons à pied à l’hôtel, pour une petite douche. Roland reste se reposer. Nous repartons tous les trois voir le marché. Tchitchi a besoin d’un sac à dos plus grand. Il fait chaud et humide, dans cette ville, notre peau et nos vêtements sont moites. Même le linge que j’ai mis à sécher sur la terrasse a ce toucher qui ne trompe pas.

Le marché est immense. Tout se vend. Les étals sont serrés comme des sardines. Nous avons, à certains endroits à peine la place de passer. Casseroles rutilantes. Mylène fait sonner le couvercle contre la marmite : « A la soupe ! ». Imperméables en plastique multicolores, à pois, ou unis. Odeurs de crevettes et calamars séchés. Ou d’autres macérant dans un liquide poisseux, épais et sombre d’où émanent des relents de poisson pourri. Teeshirt rangés au cordeau, chemises suspendues sur des cintres, cintres accrochés très haut. Et des sacs, des valises, des cartables. Tchitchi en trouve à la taille qui lui convient. La commerçante voisine, jeune femme, charmante, nous aborde, nous suit, insistante. «  Venez, venez voir, juste pour le plaisir des ziou (yeux) ! ». Au début nous la suivons, puis, un peu plus réticents quand elle sort du marché et dirige ses pas vers un escalier. Où mène-t-il ? Les copains veulent rebrousser chemin. Moi, je me dis que nous ne risquons rien (toujours mon optimisme !). Nous découvrons un deuxième étage. Surtout des vêtements. Elle tient une boutique. Je profite qu’elle parle français pour l’interroger au sujet des enfants, des bébés transportés sur les mobylettes, parents casquées mais eux, non protégés. Et là, bizarre, elle ne comprend plus le français !

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Elle nous lâche, nous laisse partir, tranquilles. Sujet tabou. Les copains disent que j’ai parlé fort, voire, même crié et que les Vietnamiens n’aiment pas ça.

Nous redescendons. Rayons de jouets, poupées, camions, jeux de construction. L’alimentaire se mêle au cosmétique. La boîte de Vache qui rit au shampoing. 4€, la boite de fromage ! Tchitchi y renonce.

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En revanche nous achetons 4 clémentines et 4 pommes. Sur le chemin du retour quelques gouttes et voilà les motocyclistes parés de capes de pluie dont certaines, ingénieuses, sont munies, à l’avant, d’une pièce transparente laissent passer la lumière du phare !

C’est marqué sur le guide : nous voulons repérer où se trouve le resto tenu par des sourds. Puis ensuite on téléphonera à Roland pour qu’il nous rejoigne. A gauche, c’est plus court, me dit mon sens de l’orientation mais Mylène a idée de passer par des petites rues, un trajet indirect. Nous avons le temps. Nous passons donc à droite. La rue Phan Đăng Lưu est longue, très longue ! Pas du tout touristique, elle regorge de boutiques. Luminaires. Herboristerie. Magasin d’instruments de musique classiques, un jeune enfant pianote sur un piano droit. Dentiste. Une petite fille, couettes dressées n’hésite pas à venir jouer avec nous, nous tapant dans la main. Au loin, une première intersection, on tourne à gauche et les rues défilent : 4 ; 3 ; 2 ; puis c’est un parc, très grand, que nous longeons. Tchitchi me maudit quand il comprend que nous avons fait le grand tour… « Si au moins c’était intéressant ! Marcher sans but… ». La rue que nous cherchons, la voilà ! Nous sommes au N° 6 et le resto est au N°150. Il est à peine 18h et quelques et nous décidons de manger quelque chose au resto dès notre arrivée, promettant à Tchichi de revenir en taxi, même si l’hôtel est tout près (1 km). Le guide du routard dit de se méfier car deux restos portent presque le même nom. L’un avec des graffitis dans les escaliers, l’autre non. Nous ne saurons jamais si le mec était vraiment sourd… ou s’il est malentendant… car il parle avec des gestes et aussi avec la voix. Je n’en suis pas sûre. 2 bières pour 3. Mylène et moi prenons le même plat, une galette aux artichauts crus et crevettes et du soja. Nous rentrons en taxi. Mylène et Tchitchi viennent dans notre chambre pour organiser la journée de demain : plage, puis car de nuit. Ils ont envie de sortir boire un verre. Moi, je somnole, je n’ai pas envie. Tchitchi a repéré que l’on pouvait voir un spectacle dans un grand hôtel. Pas réservé, dodo !

 

Dimanche 4 mars

Il y a 15 km pour aller à la plage. Elle est immense, déserte. Un groupe de jeunes font un tir à la corde. La mer est fraiche, mais j’ai une sensation de brûlure, comme si une méduse m’avait touché sur tout le corps. On nous en avait parlé. Je ne vois rien sur ma peau. Je ne veux pas rester faire le lézard sous ce soleil brûlant, même et surtout si un léger vent frais nous rafraîchi. C’est trompeur. Aucun arbre, aucun parasol. Pas envie d’attraper des coups de soleil. Je vais d’abord me rincer. Dans le bar/restaurant où le taxi nous a laissé, il y a un bassin avec des bassines avec une queue, comme des casseroles, pour s’asperger. Puis je vais m’assoir auprès d’une table basse. Je commande une petite bouteille d’eau. Lire, écrire à l’ombre. Les copains arrivent pour manger. Ici, il y a un vivier de crabes, de crevettes, de poissons. Nous prenons un crabe cuit « au sel » et du riz. Comme dessert, nous voulons de l’ananas. Il est long à venir. Au bout d’un moment une mobylette arrive. Dans un sac, trois ananas ! Nous avons très bien mangé. Les piliers de ce bar sont en bambous, le toit en tôle. Il y fait frais. Je retourne un peu à la plage, tout habillée. Je ne me baigne pas.

Nous revenons en taxi, nous lui demandons de nous déposer devant l’hôtel puis ensuite à l’agence où nous avons rendez-vous pour prendre le car de nuit. Mais j’étais sûre que le chauffeur n’avait pas compris nos consignes (d’abord l’hôtel, puis l’agence). « Sois pas négative » m’ont dit les copains (c’est souvent ce que je leur répète) Tout va bien se passer. Pas de raison de se méfier des gens, Bon, d’accord nous nous sommes déjà fait arnaqués. Nous avons attrapé la tourista à cause de trucs pas frais. Mais… j’avais raison ! Il ne parle pas assez anglais et a mal compris. Il nous emmène donc directement à l’agence ! Demi-tour, il nous emmène à l’hôtel. Il nous attend, puis il nous emmène à l’agence Tout à coup, Roland s’aperçoit qu’il n’a pas son passeport ! Un mec à moto, qui était là, devant, m’emmène le chercher à l’hôtel où Roland l’avait déposé le premier jour. Au milieu du trajet, le gars s’arrête… devant un hôtel… « Non ! Ce n’est pas ici ! ». Il me met un casque sur la tête. L’amende coûte un million de đồngs ! Bien sympa, cette petite balade ! Mais elle a un coût, car ce n’est pas seulement pour rendre service…

Puis en attendant l’heure du départ du car nous allons boire un coup dans un bar branché qui plairait bien à Hamza.

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Le mobilier et la déco sont faits d’objets de récup’, de métal, de bois. Bidons pour les chaises, les spots. Pieds et balustrades en tiges filetées plus ou moins grosses.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Petites remarques : nous ne voyons jamais de policier ni de militaire. Qui met des amendes ? Ils sont pourtant habillés de jaune, repérables. Autre remarque, les enfants sont très rarement en poussette, plus souvent dans les bras ou les vélos, mobylettes. Parfois des mobylettes ou des estancos montés sur des motos passent, haut-parleur claironnant toujours le même ( ?) message. Le conducteur vend ? Répare ? Nettoie ??

La rue vue du bar
La rue vue du bar
La rue vue du bar
La rue vue du bar
La rue vue du bar
La rue vue du bar
La rue vue du bar

La rue vue du bar

Tchitchi va chercher deux bouteilles d’eau pour le voyage… mais l’eau, stockée au soleil, est vraiment chaude… Il y retourne se faire rembourser. En attendant le bus, je vais faire un tour, voir si je ne trouve pas de bouteille. Quand je reviens un minibus chargé de nos affaires est garé. Il nous emmène sur un parking où se trouve un grand bus dans lequel il n‘y a que des couchettes. A l’entrée, distribution de sacs plastiques pour ranger nos chaussures. On peut légèrement varier la position, plus ou moins relevée, du corps. Une envie de pisser me prend ! Arrêt de 20 minutes, ouf ! Il y a une « cantine » une soupe vite prête avec des pâtes de riz, de la coriandre. Délicieuse.

Nous remontons dans le bus.

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L’homme qui contrôle les passagers nous compte. Puis il place les nouveaux arrivants sur les places vides s’arrête devant chaque passager, inspecte, regarde. Que cherche-t-il donc ? Il a le regard sombre, dur. Il est vraiment très bizarre, agressif, je croyais que les Vietnamiens ne criaient pas, lui si ! Très fort, même, quand il vient vers moi ! Je ne comprends pas le mot qu’il dit. Mylène décrypte : « TICKET ! ».

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Je le lui montre. N° 16. Quand nous sommes entrés dans le bus, nous sommes allés directement au fond, sans nous préoccuper des N° ! Je suis au N° 35. Bon, finalement les nouveaux s’installent, le Furieux s’en va. Je suis en haut, pour rien au monde je n’irai en bas. Plutôt voyager debout. Ici, c’est une auberge de la jeunesse ambulante (à part nous, les vieux…). L’homme aux commandes est un dictateur qui allume puis éteint les lumières oranges et bleues ou bien blanches à l’intérieur, sans logique. Il impose à une petite jeune fille de se mettre tout au fond, à côté d’un mec alors qu’il y a de la place, seule, au milieu du car, devant Mylène.

 

Lundi 5 mars

J’ai plus ou moins dormi. Roland était dessous, sur le moteur, il a très mal dormi. Nous arrivons à l’heure à Hà Nội. Nous posons nos bagages à l’hôtel en espérant que les chambres seront mieux que les WC du rez-de-chaussée, très sales !

Nous partons à pied en direction de l’hôtel tenu par le Catalan que nous avaient indiqué les Espagnols vers Cần Thơ.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Mais le patron n’est pas là, une fille nous renseigne. Nous le souhaitons aller dans les montagnes du nord. Mais cela prend trop de temps (2 nuits aller/retour dans un bus, + le séjour sur place). Il faudra revenir au Vietnam pour aller à Đà Lạt, et quitter la région côtière.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Nous nous arrêtons déjeuner d’une crêpe sur le chemin.Retour à l’hôtel.

Chanteur, il vend ses CD

Chanteur, il vend ses CD

Nous confions notre linge sale (9 kg, quand même !) à la réception. Il s’en va à bord d’une mobylette. Les chambres sont prêtes, encore des chambres sans fenêtre ! D’abord une première chambre, vaste, trois lits, puis une porte et en enfilade, une seconde, un lit, et une salle de bain pour nous 4.

Si peu cher cet hôtel que nous réservons une croisière à bord d’un bateau dans la baie d’Hạ Long, une nuit et deux jours. Nous avons aussi réservé un tour en ville (mais le guide ne parle qu’anglais).

Promenade le soir, à pied (retour en taxi)

 

Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin
Sur le chemin

Sur le chemin

Puis arrêt dans un bar au bord du lac et nous poursuivons notre balade.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

et nous poursuivons notre balade.

Tchitchi joue au foot !
Tchitchi joue au foot !
Tchitchi joue au foot !
Tchitchi joue au foot !

Tchitchi joue au foot !

dans le grand parc Bảy Mẫu (autrefois parc Lénine) situé dans le quartier des ambassades.  Location de patins à roulettes

buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers
buissons animaliers

buissons animaliers

Celui-là a été phtographié à Hô chi Minh le jour de la fête

Celui-là a été phtographié à Hô chi Minh le jour de la fête

Cours collectif de zumba

Cours collectif de zumba

Foot
Foot

Foot

Location de patins à roulettes

Location de patins à roulettes

Boxe

Boxe

 

Nous mangeons dans un resto chic dont les prix sont plus que corrects.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Il est recommandé dans le guide pour sa fondue aux fruits de mer, mais de fondue, point, nous dit la guide de la table d’à côté.

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Tchitchi est un peu barbouillé. Mylène a pris du poisson cuit sur un petit réchaud et, comme hier midi (sauf que c’est de la viande que Roland avait pris), Mylène doit rouler le poisson dans une crêpe de riz avec des cacahouètes et des légumes.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Mardi 6 mars

J’ai très bien dormi. Le petit déjeuner était excellent ! Pancakes à la banane nappés de chocolat.

Nous attendons devant l’agence. Un papillon gros comme un moineau volète de ci, de là, autour de nous. Impossible de le photographier !

Départ pour la baie d’Hạ Long. Nous nous y rendons en minibus.

En nous rendant à l'agence

En nous rendant à l'agence

Pause sur la route qui mène à la baie
Pause sur la route qui mène à la baie

Pause sur la route qui mène à la baie

Mardi 6 mars

J’ai très bien dormi. Le petit déjeuner était excellent ! Pancakes à la banane nappés de chocolat.

Nous attendons devant l’agence. Un papillon gros comme un moineau volète de ci, de là, autour de nous. Impossible de le photographier !

Départ pour la baie d’Hạ Long. Nous nous y rendons en minibus.

Lala, la guide ne parle qu’anglais, bien sûr mais laisse le temps aux éventuels traducteurs de m’expliquer. Elle est originaire de la région de Sa Pa ; là-bas, les Chinois enlèvent les jeunes filles pour les vendre. A cause de la politique de l’enfant unique, ils manquent de femmes. Elle est devenue guide dans l’espoir de retrouver sa tante enlevée à l’âge de 16 ans. Elle nous demande de nous présenter à tour de rôle : prénom, pays, passion… Et après chaque présentation, « merci, prénom ». Anouk

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et Rémi, 11 et 9 ans et leurs parents, Jasmin et Sonia font le tour du monde (voyages-jasmin.blogspot.ca, leur blog est très bien fait !). Les petits Québécois sont super à l’aise. Ils mangent de tout, ils sont fins et pertinents ; Sonia, la maman, quand elle était enfant était volontaire auprès d’enfants sourds de son âge, elle a suivi des cours pour apprendre la langue des signes et elle continue parfois à parler à ses enfants dans cette langue. Sa fille aurait aimé aller dans la même école qu’elle mais ce partenariat avec l’école des enfants sourds n’existe plus. Anouk ira donc à l’école de son quartier.

Un couple d’Allemands, deux sœurs Allemandes ; deux amies Françaises vivant, l’une à Munich, l’autre à Zurich ; un couple de Français vivant à Orléans.

Nous montons dans le bateau.

Brume dans la baie
Brume dans la baie
Brume dans la baie
Brume dans la baie
Brume dans la baie
Brume dans la baie

Brume dans la baie

Mercredi 7 mars 2018

Les gougounes québécoises, les flips flops anglaises et les tongs françaises ne valent rien pour faire du canoë ! Nous descendons de nos embarcations pour traverser une grotte accédant à un lagon au cœur d’une île en forme de pain de sucre.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Mieux vaut des sandales qui tiennent bien aux pieds. Roland n’a pas pu venir avec nous car la position du corps, dans le bateau était plus qu’inconfortable à cause de sa hanche. Quand à Mylène, elle ne se sentait pas en sécurité dans le canoë, instable, elle n’est pas venue avec nous.

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Nous avons pagayé deux heures. Tout le monde était deux par deux, seuls Tchitchi, Lala et moi étions seuls dans nos kayaks.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Très agréable promenade !

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Très agréable promenade !

Le soir nous avons pris un cours de cuisine : rouleaux de printemps !

Le soir nous avons pris un cours de cuisine : rouleaux de printemps !

Le soir nous avons pris un cours de cuisine : rouleaux de printemps !

Recette

Recette

Apéro
Apéro

Apéro

Le repas, comme celui de midi était succulent, la présentation, délicate.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Après, nous avons discuté centrale nucléaire et comparé les différents modes de production d’électricité, plus ou moins polluants, à plus ou moins long terme. Il faut dire que le Français travaille dans une centrale nucléaire…

Cette croisière et les personnes qui la composent sont très sympas !

 

Jeudi 8 mars

Ce matin nous visitons une très grande et surtout haute grotte située dans une île inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Puis nous nous rendons dans une autre île, de la même forme que les « mogote » cubains, en pain de sucre.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Au pied, une plage où seuls trois personnes nagent : un monsieur, Tchitchi et moi. Il faut dire qu’elle est fraîche !

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Nous finissons par une photo de groupe.

De retour à Hà Nội nous sommes allés au resto Namasté conseillé par les Québécois. Très bon resto ! Mais Tchitchi, qui a la tourista, ne mange que du riz.

 

Vendredi 9 mars

Ce matin Tchitchi a décidé de faire la diète. Nous sommes tellement satisfaits de l’agence que nous avons décidé de faire un tour de ville avec un guide, en taxi, rien que nous quatre. La ville d’Hà Nội a 1000 ans ! Et beaucoup de vieilles maisons en bois. Les noms des rues sont souvent des noms de métiers, car autrefois, ils étaient regroupés par quartier. Le guide nous emmène dans une fabrique de laque puis au musée ethnologique où l’on peut voir, en plein air des maisons traditionnelles reconstituées, éparpillées dans un parc.

Des enfants s'essaient aux échasses et au tir à la corde dans le parc du musée
Des enfants s'essaient aux échasses et au tir à la corde dans le parc du musée

Des enfants s'essaient aux échasses et au tir à la corde dans le parc du musée

Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !
Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !

Des statues, pour certaines d'entre elles, très explicites !

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Tchitchi est malade, il vomit de la bile par la fenêtre du taxi. Nous le ramenons à l’hôtel. Puis nous allons faire du pousse-pousse pendant 45 minutes, sans mauvaise surprise, cette fois.

Toile au-dessus de nos têtes, sur le pousse-pousse
Toile au-dessus de nos têtes, sur le pousse-pousse

Toile au-dessus de nos têtes, sur le pousse-pousse

Nous longeons l’immense fresque en mosaïque sur un mur qui longe un boulevard, c’est une digue qui protège contre les crues du fleuve rouge : Elle fait 4 km de long.

En 2010 la ville a fêté l’anniversaire de sa fondation par l’empereur Lý Thái Tổ. Il était le roi du Đại Cồ Việt, ancien nom du Vietnam. Il a chassé l'envahisseur chinois du pays. Et en 1010, il donna l'ordre de transférer la capitale, Thăng Long, sur l'emplacement actuel de Hà Nội (ce qui signifie « Le dragon prend son envol »). Mais un autre empereur a transféré le siège de la capitale à Huế en 1802. En 1831 la ville est renommée par Tự Đức, l’empereur, « La ville dans la courbe du fleuve ». En 1902 c’est la capitale de l’Indochine, colonie Française. De 1945 à 1954 (date des accords de Genève après la révolution d’août) la capitale de la République Démocratique du Vietnam est transférée à Saïgon (Thành phố Hồ Chí Minh, Hô-Chi-Minh-ville aujourd’hui).

Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse
Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse

Façades de maisons photographiées pendant notre circuit en pousse-pousse

Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue
Petits métiers dans la rue

Petits métiers dans la rue

Le guide nous emmène déjeuner dans le petit resto de quartier où Obama s’est un jour arrêté pour manger.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Nous avons un guide pour nous tous seuls, nous en profitons pour lui poser des questions.Le salaire minimum est de 200$ par mois dans la capitale, ailleurs, il est de 100$. Un appartement de 20 m² coûte 50$/mois et 150 avec une cuisine et une salle de bain. La taxe foncière est fonction de la surface de l’appartement.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Pour la première fois nous avons assisté à un accident de moto. Pas de dégât apparent, ni de blessé. Nous allons au mausolée d’Hô Chi Minh, mais il est fermé l’après-midi.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Nous visitons la maison de l’ancien dirigeant du Vietnam et le parc. 

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Avant d’y entrer, comme à l’aéroport, nos sacs sont passés au scanner... mais le gardien et la gardienne, en grande discussion, n’ont absolument pas regardé l’écran ! Dans ce parc se trouve la plus petite pagode, avec un seul pilier central. Quand Mylène en redescend, elle se fait incendier par une femme qui lui reproche d’y être entrée en short et teeshirt manches courtes, indécente, mais elle incendie encore plus notre guide qui aurait dû interdire à Mylène d’y monter.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Dans l’étang du parc du temple de la littérature nous voyons des waterlili, des nénuphars. Je suis déçue, je croyais qu’il y aurait des livres à voir, voire à lire. C’est en fait la première université (1076) dédié à Confucius où des dragons en forme de tortues portent des stèles en mémoire des maîtres qui enseignaient la littérature. Nous pouvons aussi voir des sortes de tampons géants, en pierre, qui servaient à imprimer des pages, écrits en ... chinois ! Seuls les nobles y avaient accès, puis, plus tard, tous les hommes, sauf les veufs (et quelques autres restrictions dont les femmes !).

 

Nous assistons à un deuxième accident, mais cette fois, l’homme ne se relève pas, il reste couché sur la bitume, bras en croix.

Nous nous rendons ensuite dans une prison. Hỏa Lò, construite du temps de la colonisation par les Français quand ils occupaient l’Indochine. Ils y incarcéraient les révolutionnaires, au départ, puis les prisonniers de droit commun et enfin les aviateurs américains de 1964 à 1973. Une partie a été détruite, ce qui reste, est devenu un musée.

La ville est traversée par une étroite voie ferrée construite par les Français, à l’abandon.

 

Samedi 10 mars

Le réceptionniste de l’hôtel est bien mignon et ce matin il m’a charrié car avant-hier j’avais demandé un pancake à la banane et au caramel et ce matin j’ai voulu des œufs au plat avec des toasts. Trois fois de suite, d’un air malicieux, il m’a répété « pancakes ?! ».
Devant l’hôtel, des marchandes de fleurs. Leur grand nombre s’explique non par le fait que les Vietnamiens sont des hommes très attentionnés et les femmes des amoureuses éperdues mais parce que l’on honore ainsi les ancêtres dans les temples et les pagodes.
Nous avons réservé une troisième sortie avec l’agence : la pagode parfumée. Mais finalement le guide nous dit qu’il va y avoir vraiment beaucoup de monde, il nous propose d’aller à Ninh Bình, autrement dit ce que, dans le guide, l’on appelle la baie d’Hạ Long terrestre.
Nous faisons une pause dans une cafétéria en bord de route, dans laquelle se trouve une entreprise de broderie où travaillent des personnes sourdes, à nouveau un régal pour moi de parler en langue des signes ! Le mot travail est le même en langue des signes vietnamienne.

Nous nous rendons ensuite dans un restaurant… non pas pour manger mais pour emprunter des vélos.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Jolie promenade puisqu’elle nous conduit à un embarcadère. Nous montons sur de petites barques.

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La nôtre, celle des filles est pilotée par une vieille femme qui, de temps en temps utilise ses pieds pour ramer.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Je m’essaie à pagayer en tenant les rames… avec les mains.

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De jolies limaces roses
De jolies limaces roses
De jolies limaces roses
De jolies limaces roses

De jolies limaces roses

La rivière entre dans une grotte, puis dans une autre.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Ça résonne, Mylène et moi nous amusons à chanter « Maman les p’tits bateaux » à tue-tête dans les grottes.

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Après ces deux grottes, nommées Tam Cốc, la rivière fait un cul de sac. Les pilotes déballent leurs petites marchandises, sorties d’un seau. Bateaux miniatures, pochettes, tortues articulées… Le temps est agréable, il fait soleil et le vent qui souffle est frais. Des papayers aux fruits encore verts poussent au bord du chemin.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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A Bich Dông nous visitons une pagode troglodyte.
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C'est juste une question d'orthographe !
C'est juste une question d'orthographe !

C'est juste une question d'orthographe !

A vélo nous passons sur une digue entre deux rizières.
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C’est très difficile car elle est creusé d’ornières profondes dans de la boue séchée, craquelée, où l’on voit encore les traces de pattes de buffle qui s’y sont enfoncées

C’est très difficile car elle est creusé d’ornières profondes dans de la boue séchée, craquelée, où l’on voit encore les traces de pattes de buffle qui s’y sont enfoncées

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Nous reprenons la voiture et nous nous rendons dans un restaurant au bord de la route. Nous avons faim et mangeons d’excellents nems. D’autres plats sont posés sur la table. Porc, poulet, épinards, riz, ainsi qu’une soupe qui se mange avec du riz soufflé.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
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Cette soupe, Tchitchi l’adore ! Nous nous faisons nous-mêmes des nems avec une feuille de riz, des feuilles de menthe que l’on roule et que l’on trempe dans une sauce aux cacahouètes. Comme la patronne a vu que nous avions vite mangé les nems, elle propose de nous en ramener. Mais nous n’avons plus faim. Une maman perce elle-même l’oreille de sa petite fille, à vif, qui, bien sûr, hurle à plein poumons, mais ne se débat pas du tout. J’ai mal pour elle ! Puis nous nous rendons à Hoa Lu, l’ancienne capitale de Ninh Bình sous la dynastie des Đinh (968-1009) pour la mettre à distance de la Chine.

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Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau
Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau
Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau
Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau
Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau

Les trois étapes de la dessiccation des bananes en plein soleil au bord de la route longeant un cours d'eau

Au retour nous observons, sur la grande route des palaces construits par de richissimes Vietnamiens. Par ailleurs, et rien à voir avec ce qui précède, nous apprenons qu’un fonctionnaire, s’il est communiste aura un meilleur déroulé de carrière. Sur la voie rapide, les camions conduisent à gauche.
Mylène et moi délirons à propos de mains du chauffeur (heureusement qu’il ne comprend pas le français !), qu’il a blanches (et douces?) aux ongles longs et soignés.
Quand nous sommes piétons, j’ai remarqué que si les voitures ne nous laissent jamais passer, et les motos, ne s’arrêtent pas non plus, elles zigzaguent entre les piétons, et les voitures. Il faut donc toujours avancer, d’un pas ferme et décidé, ne surtout jamais reculer quand on a commencé à avancer.
Le soir nous allons voir le spectacle de marionnettes sur l’eau.
Les marionnettes peuvent aussi s'acheter en magasin

Les marionnettes peuvent aussi s'acheter en magasin

Quelle poésie ! Quel humour ! Un soliste joue d’un étrange instrument de musique à corde, avec une tige qui modifie le son, le faisant vibrer, le đàn bầu.
Nous avons tellement mangé à midi, que ce soir, à 20h30 je n’ai absolument pas faim. Un peu écœurée. Nous entrons dans un resto qui donne sur une petite rue. Dans cet immeuble il y a un resto à chaque étage. Les salles sont traversantes, d’un côté elles donnent sur la petite rue et de l’autre sur le lac. Celui du rez-de-chaussée fait des raviolis à la vapeur, complet. L’on nous dirige vers celui du 4è. Super classe, super menu, des vins français, chers. Avec Mylène nous nous contentons de lotus et d’un autre fruit, inconnu. La serveuse apporte les brochettes pour Tchitchi et Roland en même temps que notre dessert. Perrier au citron pour trois, vin pour Roland. Mmmh ! Les graines de lotus ont un léger goût de châtaigne et l’autre fruit, des longanes, a un peu la texture du litchi. Nous descendons pas l’escalier car l’ascenseur est bizarre, il ne descend pas tout en bas.

Super ! La rue est rendue aux piétons, ce soir ! Plus de moto. Ah ! Des voitures… d’enfants, électriques et même un tank miniature. De la musique, les gens dansent, j’ai, moi aussi, envie de danser ! Mais ils dansent en couple. Ni Tchitchi, ni Roland ne veulent, pas plus que Mylène. Une Vietnamienne est seule, elle accepte mon invitation. Je danse … comme un pied elle me guide. Puis la musique change, c’est plus facile, on peut danser seul. Je m’amuse comme une petite folle, c’est génial. Nous avançons, un autre cercle, c’est du tango. Je pense à une copine, Michèle, passionnée de milonga. Les couples dansent vraiment bien.

 
Dimanche 11 mars
Du bruit, de la lumière, je n’ai pas entendu le réveil. Les sacs sont prêts. Le thé est servi. Le taxi arrive. A une petite vendeuse nous achetons brioches et bananes.
L’aéroport, enfin une boîte à lettres pour Tchtichi ! Je fini mon livre.
Je n’ai pas été piquée par les moustiques pendant tout le séjour, et voilà que ça me gratte dans l’avion. Je regarde trois films : Le fantôme d’Ismaël, Abdul et la reine et le biopic de celui qui a imaginé l’histoire de Winnie l’ourson.
Pajolst, spassiba, tchaï. Nous sommes à Moscou pour une escale de 20 heures
Pajolst, spassiba, tchaï. Nous sommes à Moscou pour une escale de 20 heures
Pajolst, spassiba, tchaï. Nous sommes à Moscou pour une escale de 20 heures

Pajolst, spassiba, tchaï. Nous sommes à Moscou pour une escale de 20 heures

J’ai prévu du rechange et ma trousse de toilette. L’hôtel « capsule » n’en a que le nom car ce sont deux vraies chambres avec de vrais lits et une douche qui nous accueillent. Le tarif est à l’heure et le nombre d’heures est limité à 6. Notre nuit nous aura coûté 80€ ! L’équivalent de 15 nuits d’hôtel à Hà Nội !

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

L’hôtel « capsule » n’en a que le nom car ce sont deux vraies chambres avec de vrais lits et une douche qui nous accueillent. Le tarif est à l’heure et le nombre d’heures est limité à 6. Il existe en revanche un ensemble de « capsules » dans un box situé dans le hall de l’aéroport où l’on peut dormir, sorte de sarcophage que l’on ferme à l’aide d’un volet.

Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018
Journal de voyage au Vietnam du 17 février au 11 mars 2018

Une Péruvienne qui va à Saint-Germain-au-Mont-D’or me raconte ses misères. Elle a perdu (dans l’avion ? Pourtant elle a bien cherché) un permis américain, lui permettant de conduire à New-York, où, si j’ai bien compris, elle travaille.

J’ai entendu, de la bouche de Tchitchi une très belle expression : « il est né un jour d’orage », ce qui signifie qu’il n’est pas rapide…
Excellent petit déjeuner ! Le pain aux raisins était délicieux ! Ma mamie appelait ça un pain «à la russe ». Hier soir et ce matin… il neige ! Sur le drapeau de l’Aeroflot flotte toujours la faucille et le marteau.
Le petit avion n’est pas plein, les vacances sont finies. Nous voici arrivés à Saint-Exupéry. La voiture… ne veut pas démarrer ! Dans la voiture un bruit insistant de pic vert fou me vrille les nerfs et rien ne peut l’arrêter !
Nous téléphonons aux enfants, aux parents, pour passer le temps en attendant le dépanneur qui finit par arriver. La voiture a eu très froid. Elle redémarre enfin !
 
En guise de conclusion :
Nous avons employé une multitude de modes de transport pendant ce voyage !
 

4 avions (Lyon-Hô Chi Minh ; ligne intérieure ; Hà Nội-Moscou ; Moscou-Lyon)

Un train et un car de nuit.

Plus de dix taxis différents 

Des bus et minibus de tourisme (visite « casserole » d’ Hô Chi Minh ; et pour nous rendre dans la baie d’ Hạ Long)

Des pousse-pousseHô Chi Minh et Hà Nội)

Des vélosHội An et dans la région de Ninh Bình)

De la motoHội An et Huê)

Et toutes sortes de bateaux (Visite « casserole » d’Hô Chi Minh : deux gros à moteur, un tout petit à rame dans d’étroit canaux ; un petit bateau à rames sur les marchés flottants ; un ferry pour nous rendre sur l’île de Phú Quốc ; le bateau de plongée ; un bateau à moteur pour touristes ; un basket boat, petit bateau rond ; un bateau sur la rizière parfumée ; un bateau de croisière sur la baie d’Hạ Long ; un kayak ; une petite barque à rames dans la région de Ninh Bình).

Soit au total plus de 35 moyens de transport différents !

 

Quelques mots de vietnamien :

Noms de lieu : Hạ Long, Hà Nội, Mũi Né, Ninh Bình, Cần Thơ, Đà Nẵng, Hội An, Phong Điền, Phú Quốc, Huế, Tam Cốc

Des noms propres : Đinh (dynastie) et Tự Đức (empeureur)

Et des mots lus ou entendus souvent : đồng (monnai), Thanh long (pitaya fruit du dragon), tía tô (prérilla (herbe), xin cảm ơn (Merci), lá lốt (l’une des feuilles que l’on mange), rau mùi (Coriandre), đá cầu (jeu de Plumfoot)

 

 Un beau scooter coûte 200$. Une voiture coûte 13 000$.
 Un beau scooter coûte 200$. Une voiture coûte 13 000$.
 Un beau scooter coûte 200$. Une voiture coûte 13 000$.
 Un beau scooter coûte 200$. Une voiture coûte 13 000$.
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Rédigé par Martine Silberstein

Publié dans #Journaux de voyages

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Publié le 16 Février 2018

Deuxième incursion à l’étranger de l’été 2017 

Après l’Italie avec Antoine et Aure, l’Angleterre et l’Irlande avec Antoine et Roland. Pour Roland, Antoine et moi c’est la première fois que nous allons en Angleterre. Mais Antoine est déjà allé en Irlande, à Athlone.

Nous partons le mardi 8 août après le repas de midi, direction la Normandie où nous avons réservé une chambre. Autoroute, éclaircies et grosses pluies tout le long. Au loin un véritable rideau de pluie se profile. Plus l’on avance, plus le ciel s’assombrit.

Nous arrivons, à Autretot, dans un hameau à côté d’Yvetot. La chambre est dans une longère, maison caractéristique du bocage normand. Maison de paysan, étroite et

Ballade irlandaise

Ici, dans la région, je trouve que les maisons sont à colombages.

Les propriétaires nous indiquent un resto sympa, « Le 6 », tellement bon et sympa… qu’il est plein ! Nous nous rabattons sur un Courte paille, très moyen.

 

Mercredi 9 août

Le petit déjeuner est à la hauteur ! Pain frais, yaourts et confitures maison, « tarte normande », autrement dit viennoiserie géante, café, thé, lait.

A un moment Roland me demande de prendre le volant, pour se reposer, c’est rare ! Antoine, lui, dort.

A Honfleur, il y a tant de monde, si peu de places de parking libres (absence de place, ou alors très éloignées du centre-ville) que nous fuyons.

Nous pique-niquons en bord de route quelques petites choses que nous avons : fromage, pain, cake, carambar. MINCE ! Ma couronne est restée coincée dans le caramel ! Beurk… Etrange sensation que celle de ce trou béant dans la bouche, un gouffre dirait-on, vu d’ici.  Mon dentiste est en vacances, je prends rendez-vous avec celui de Roland.

Etretat

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et ses fameuses falaises.

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Sa plage de galets, qu’il est interdit de ramasser… sous peine de poursuite !.

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Nous poussons en voiture jusqu’au phare d’Antifer, d’où nous continuons à pied.

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Un port un peu spécial et en y regardant d’un peu plus près, c’est un port pétrolier. Si près de cette belle nature !

Les Blockhaus ne sont pas beaucoup plus esthétiques…

Ce qui ne dérange pas ce lièvre énorme aperçu, zigzagant dans un champ.

Le Havre

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Ses tags et ses poubelles…

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Sa maison de la culture dessinée par Niemeyer, avec sa bibliothèque

Cherbourg où nous prenons le bateau. Nous arrivons à 19h à Portsmouth et prenons la direction de Southampton.

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En Angleterre les autoroutes sont gratuites. Nous mangeons sur une aire. Ici, différents snacks sont disposés autour d’une « salle à manger ». Chacun achète selon ses envies et les tables et chaises sont utilisés par tous les clients, quel que soit le repas consommé.

Premier bead and breakfast. La famille qui nous accueille est franco-anglaise. Madame est française, monsieur, anglais. Nous sommes, là aussi, en pleine campagne, à Salisbury.

 

Jeudi 10 août

Levée très tôt à 7h, heure locale (6h heure française), je prends mon petit déjeuner avec monsieur qui écrit en même temps, tout en piochant quelques céréales dans son bol. Conversation difficile… Nous ne parlons pas la même langue. Je comprends tout de même qu’il travaille et se déplace dans le monde entier (Dubaï, Chypre, Iles Malouines, Inde…) dans le domaine des tours de télécommunication. Aujourd’hui, il ne va « qu’à » 300 km de chez lui… Et rentre à la maison ce soir !

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Puis Madame arrive et je vais, sur ses conseils, munie de carottes, visiter les chemins environnants et donner à manger aux chevaux du centre équestre situé juste derrière chez eux. D’ailleurs, dans leur pré, devant, paissent deux chevaux qui appartiennent au centre. Je dérange un lapin qui s’enfuit à mon approche. Les champs et le chemin sont couverts de silex.

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Tiens, un postier ! Sa voiture est rouge. Volant à droite, conduite à gauche, Roland se fait bien à cette nouvelle façon de conduire.

Nous repartons

Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids
Horloge avec ses rouages et ses poids

Horloge avec ses rouages et ses poids

Oh comme le monde est petit ! Cathédrale de Salisbury, Roland rencontre un collègue de travail et sa femme. Ils ne visitent « que » l’Angleterre.

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Quelques courses dans la ville. Brosse à dent, prises électriques adaptées, et 15 paires de très belles chaussettes multicolores pour moi, chez Mark and Spencer, magasin qui a déserté la France. La monnaie est en livres sterling, cents et penny.

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Hamburgers, très bons, dans un snack très sympa.

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Le blason de la ville est écrit en français.

Nous reprenons la route. Sur les panneaux, les vitesses sont affichées en yards, pas en km/h. Les murs des maisons sont incrustés de silex. Il faut bien en faire quelque chose !

Roland fait remarquer qu’ici, il est dangereux de rouler à vélo. Les routes sont très étroites et il n’y a pas de bas-côté. Elles montent et descendent sans cesse, traversant bois et champs. Dans les prés, ici, les moutons sont blancs, à tête et pattes noires.

Tiens, un anglais optimiste ! Il a mis des panneaux solaires sur son toit… Il pleut.

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Stonhenge. Lieu mille fois vu à la télé, souvent dans des reportages planants à propos d’extraterrestres, ou de pratiques magiques. Il faut bêtement se garer, faire la queue, et si on est plusieurs on peut même en profiter pour aller au petit coin pendant que l’autre poireaute, ou aller à la boutique acheter plein de choses pour touristes gogo. Après on vous emmène en minibus. Les pierres sont plus belles, vues d’avion… J’aurai mieux aimé être seule plutôt que dans cette foule où le jeu consiste à se prendre en photo devant ces pierres monumentales. Seuls les corbeaux semblent à leur place, ici.

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En passant à Devizes, usine de bière Wadworth.

Une drôle de langue s’échappe de l’auto radio, du gallois. Ils roulent les « R », forment des sons de gorge comme le « J » espagnol.

Nous faisons étape à Swansea où jouent des footballeurs, au pays du rugby. Des calèches se rendent au centre-ville, au milieu du flot des voitures. Pour une fête ?

Très drôle, au resto : après s’être lavée les mains, une dame a voulu se les sécher. Habituée aux séchoirs rapides dans lesquels on introduit ses deux mains, elle a failli les mettre dans une poubelle noire verticale accrochée à la même hauteur que ce genre de séchoir. Nous avons bien ri !

Super, ce resto, d’ailleurs ! Bar d’un côté de l’entrée d’une maison, resto de l’autre. A deux endroits sont installées de petites bibliothèques. On peut apporter un livre et l’échanger contre un de ceux qui sont posés sur les étagères. Un club lecture a lieu une fois par mois.  

A Swansea il y a aussi un pub de jazz, mais on ne peut qu’y boire, pas y manger. Dommage. 

Nous avons cherché notre hôtel « Old Police House» au milieu de la nuit, en rase campagne avec beaucoup de difficultés, dans un petit village, Spittal vers Pembrokeshire. Roland s’était arrêté devant une sorte d’église. Il croyait que c’était là ! Il est fatigué, un peu énervé. Je descends en lui disant que je vais chercher. Plus loin, je lis sur un mur «  Parc interdit aux animaux ». Ne comprenant pas l’anglais… ne serait-ce pas ici, l’hôtel ?! Plus loin, par terre, une pancarte posée dans l’herbe contre un mur. Fallait la voir ! « Old Police House»…  Je retourne vers la voiture. Je lui dis que j’ai vu une pancarte, où est écrit Police, ce doit être le poste de police. On pourrait demander  !!! Eh non, c’est bien le nom de l’hôtel ! Où est l’entrée ? Et pour garer la voiture ? Oui, vraiment difficile à trouver. Je trouve une porte, je la pousse, c’est ouvert, je rentre. Personne. Je ressors. Et Roland me dit que ce ne peut pas être là s’il n’y a personne. Enervé. A sa décharge, il est quand même 23 heures, il a beaucoup conduit… Puis je retourne à l’intérieur.

Oui, c’est bien un hôtel. Le couloir est éclairé. Trois chambres sont ouvertes. Au fond, une grande cuisine, je fouille dans les placards, le frigo, il y a tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner ; une porte, bath room, immense, la salle de bain. Douche, w.-c., lavabo et baignoire d’angle. C’est un peu comme dans le conte de Boucle d’or et les trois ours, sauf que là il n’y a que deux chambres ouvertes. Nous sortons de la route au milieu des bois et entrons dans une maison éclairée, où les lits sont faits, le frigo rempli. Je ressors et ne vois plus Roland. Devant l’hôtel, une pelouse, des jeux pour enfants, des cages de foot. Il a fait le tour. Il s’est garé derrière, sur le parking. Spittal, comme hospital, hospitalier… Mais Roland me dit que To spitt veut dire « cracher ». Moins sympa ! …

 

Vendredi 11 août

Réveillée à 8 heures. Donc ici, il est 7 heures, heure française. Je vais aux toilettes. Mince, plus de papier. J’ai pris la dernière feuille. Je me recouche. Me rendors. Roland s’éveille, se lève, je me réveille. A l’étage des bruits, le parquet grince sans cesse. Une famille d’éléphants, ma parole ! Je n’ai pas vu d’escalier hier soir. Je refais mon pansement (accident de vélo du mois dernier, coude esquinté). Même pas mal.

Au petit déjeuner, un couple, un petit garçon, une petite fille. Des Hollandais. Les éléphants ?

Hier il faisait grand beau mais frais. Ce matin c’est gris, et il crachine.

Un gallois arrive. Il est revenu de Grèce où il … avait trop chaud ! La propriétaire est là, s’occupe du petit déjeuner. Elle nous incite à visiter Saint-David, le plus petit village anglais, là où les Français ont été battus car ils avaient trop bâfré et trop bu ! Je demande au Gallois quelle langue nous entendons à la radio. C’est bien du Gallois ! Une langue râpeuse.

Comme en Normandie, ce ne sont pas des barrières ni des murs qui délimitent les champs le long des routes et entre les champs eux-mêmes, ce sont des buttes de terre de plus d’un mètre de haut où poussent herbes et buissons.

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Une drôle de langue s’échappe de l’auto radio, du gallois. Ils roulent les « R », forment des sons de gorge comme le « J » espagnol.

Nous faisons étape à Swansea où jouent des footballeurs, au pays du rugby. Des calèches se rendent au centre-ville, au milieu du flot des voitures. Pour une fête ?

Très drôle, au resto : après s’être lavée les mains, une dame a voulu se les sécher. Habituée aux séchoirs rapides dans lesquels on introduit ses deux mains, elle a failli les mettre dans une poubelle noire verticale accrochée à la même hauteur que ce genre de séchoir. Nous avons bien ri !

Super, ce resto, d’ailleurs ! Bar d’un côté de l’entrée d’une maison, resto de l’autre. A deux endroits sont installées de petites bibliothèques. On peut apporter un livre et l’échanger contre un de ceux qui sont posés sur les étagères. Un club lecture a lieu une fois par mois.  

A Swansea il y a aussi un pub de jazz, mais on ne peut qu’y boire, pas y manger. Dommage. 

Nous avons cherché notre hôtel « Old Police House» au milieu de la nuit, en rase campagne avec beaucoup de difficultés, dans un petit village, Spittal vers Pembrokeshire. Roland s’était arrêté devant une sorte d’église. Il croyait que c’était là ! Il est fatigué, un peu énervé. Je descends en lui disant que je vais chercher. Plus loin, je lis sur un mur «  Parc interdit aux animaux ». Ne comprenant pas l’anglais… ne serait-ce pas ici, l’hôtel ?! Plus loin, par terre, une pancarte posée dans l’herbe contre un mur. Fallait la voir ! « Old Police House»…  Je retourne vers la voiture. Je lui dis que j’ai vu une pancarte, où est écrit Police, ce doit être le poste de police. On pourrait demander  !!! Eh non, c’est bien le nom de l’hôtel ! Où est l’entrée ? Et pour garer la voiture ? Oui, vraiment difficile à trouver. Je trouve une porte, je la pousse, c’est ouvert, je rentre. Personne. Je ressors. Et Roland me dit que ce ne peut pas être là s’il n’y a personne. Enervé. A sa décharge, il est quand même 23 heures, il a beaucoup conduit… Puis je retourne à l’intérieur.

Oui, c’est bien un hôtel. Le couloir est éclairé. Trois chambres sont ouvertes. Au fond, une grande cuisine, je fouille dans les placards, le frigo, il y a tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner ; une porte, bath room, immense, la salle de bain. Douche, w.-c., lavabo et baignoire d’angle. C’est un peu comme dans le conte de Boucle d’or et les trois ours, sauf que là il n’y a que deux chambres ouvertes. Nous sortons de la route au milieu des bois et entrons dans une maison éclairée, où les lits sont faits, le frigo rempli. Je ressors et ne vois plus Roland. Devant l’hôtel, une pelouse, des jeux pour enfants, des cages de foot. Il a fait le tour. Il s’est garé derrière, sur le parking. Spittal, comme hospital, hospitalier… Mais Roland me dit que To spitt veut dire « cracher ». Moins sympa ! …

 

Vendredi 11 août

Réveillée à 8 heures. Donc ici, il est 7 heures, heure française. Je vais aux toilettes. Mince, plus de papier. J’ai pris la dernière feuille. Je me recouche. Me rendors. Roland s’éveille, se lève, je me réveille. A l’étage des bruits, le parquet grince sans cesse. Une famille d’éléphants, ma parole ! Je n’ai pas vu d’escalier hier soir. Je refais mon pansement (accident de vélo du mois dernier, coude esquinté). Même pas mal.

Au petit déjeuner, un couple, un petit garçon, une petite fille. Des Hollandais. Les éléphants ?

Hier il faisait grand beau mais frais. Ce matin c’est gris, et il crachine.

Un gallois arrive. Il est revenu de Grèce où il … avait trop chaud ! La propriétaire est là, s’occupe du petit déjeuner. Elle nous incite à visiter Saint-David, le plus petit village anglais, là où les Français ont été battus car ils avaient trop bâfré et trop bu ! Je demande au Gallois quelle langue nous entendons à la radio. C’est bien du Gallois ! Une langue râpeuse.

Comme en Normandie, ce ne sont pas des barrières ni des murs qui délimitent les champs le long des routes et entre les champs eux-mêmes, ce sont des buttes de terre de plus d’un mètre de haut où poussent herbes et buissons.

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A Swansea il y a aussi un pub de jazz, mais on ne peut qu’y boire, pas y manger. Dommage. 

Nous avons cherché notre hôtel « Old Police House» au milieu de la nuit, en rase campagne avec beaucoup de difficultés, dans un petit village, Spittal vers Pembrokeshire. Roland s’était arrêté devant une sorte d’église. Il croyait que c’était là ! Il est fatigué, un peu énervé. Je descends en lui disant que je vais chercher. Plus loin, je lis sur un mur «  Parc interdit aux animaux ». Ne comprenant pas l’anglais… ne serait-ce pas ici, l’hôtel ?! Plus loin, par terre, une pancarte posée dans l’herbe contre un mur. Fallait la voir ! « Old Police House»…  Je retourne vers la voiture. Je lui dis que j’ai vu une pancarte, où est écrit Police, ce doit être le poste de police. On pourrait demander  !!! Eh non, c’est bien le nom de l’hôtel ! Où est l’entrée ? Et pour garer la voiture ? Oui, vraiment difficile à trouver. Je trouve une porte, je la pousse, c’est ouvert, je rentre. Personne. Je ressors. Et Roland me dit que ce ne peut pas être là s’il n’y a personne. Enervé. A sa décharge, il est quand même 23 heures, il a beaucoup conduit… Puis je retourne à l’intérieur.

Oui, c’est bien un hôtel. Le couloir est éclairé. Trois chambres sont ouvertes. Au fond, une grande cuisine, je fouille dans les placards, le frigo, il y a tout ce qu’il faut pour le petit déjeuner ; une porte, bath room, immense, la salle de bain. Douche, w.-c., lavabo et baignoire d’angle. C’est un peu comme dans le conte de Boucle d’or et les trois ours, sauf que là il n’y a que deux chambres ouvertes. Nous sortons de la route au milieu des bois et entrons dans une maison éclairée, où les lits sont faits, le frigo rempli. Je ressors et ne vois plus Roland. Devant l’hôtel, une pelouse, des jeux pour enfants, des cages de foot. Il a fait le tour. Il s’est garé derrière, sur le parking. Spittal, comme hospital, hospitalier… Mais Roland me dit que To spitt veut dire « cracher ». Moins sympa ! …

 

Vendredi 11 août

Réveillée à 8 heures. Donc ici, il est 7 heures, heure française. Je vais aux toilettes. Mince, plus de papier. J’ai pris la dernière feuille. Je me recouche. Me rendors. Roland s’éveille, se lève, je me réveille. A l’étage des bruits, le parquet grince sans cesse. Une famille d’éléphants, ma parole ! Je n’ai pas vu d’escalier hier soir. Je refais mon pansement (accident de vélo du mois dernier, coude esquinté). Même pas mal.

Au petit déjeuner, un couple, un petit garçon, une petite fille. Des Hollandais. Les éléphants ?

Hier il faisait grand beau mais frais. Ce matin c’est gris, et il crachine.

Un gallois arrive. Il est revenu de Grèce où il … avait trop chaud ! La propriétaire est là, s’occupe du petit déjeuner. Elle nous incite à visiter Saint-David, le plus petit village anglais, là où les Français ont été battus car ils avaient trop bâfré et trop bu ! Je demande au Gallois quelle langue nous entendons à la radio. C’est bien du Gallois ! Une langue râpeuse.

Comme en Normandie, ce ne sont pas des barrières ni des murs qui délimitent les champs le long des routes et entre les champs eux-mêmes, ce sont des buttes de terre de plus d’un mètre de haut où poussent herbes et buissons.

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Saint-David.

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Dans la cathédrale, un grand et vieux prêtre en soutane noire, gros ventre, distribue des prospectus.

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Un concert de cloches résonne. Et à plusieurs reprises, le même air se répète, à une demi-heure d’intervalle. Je monte voir. Une porte s’ouvre. Plusieurs personnes, des cordes, elles tirent sur les cordes.

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Des tombes sont éparpillées entre la tour des cloches et la cathédrale, dans le cimetière en pente. Il ne faut pas trop s’attarder. Roland nous a demandé d’être revenus à la voiture à une heure précise car le bateau pour l’Irlande est à 13h. Chacun visite à son rythme.

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Fishguard, le port. Nous faisons quelques courses pour le repas de midi. Salades, fruits, charcuterie, pain…

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Dans le bateau, c’est drôle ! Une dame a d’énormes bigoudis sur la tête. Je n’ose pas la photographier… Arrivée à Piercetown.

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Roland n’a pas Internet sur son téléphone et il en a besoin pour trouver notre hébergement airbnb. Il est dans tous ses états. Nous allons à Wexford pour essayer de trouver une connexion avec wifi.

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L’office de tourisme est fermé. Nous entrons dans un pub. Roland, comme beaucoup d’hommes, se contente de commander une bière quand le patron lui dit qu’il n’y a pas wifi au lieu de demander s’il peut le renseigner. Deux beaux mecs, bien musclés sont au comptoir. Antoine leur demande s’ils ont internet sur leur téléphone. Ce sont deux Américains de San Francisco venus à un mariage. Beaucoup d’Américains sont originaires d’Irlande ((Voir le Titanic…). Oui ils ont internet ! Et en plus ils téléphonent au propriétaire… Sympas, les mecs.

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Ici, il fait plus doux qu’en Angleterre. C’est la différence entre la Manche et l’Atlantique. Quelques rayons de soleil, beaucoup de nuages.

Nous nous dirigeons vers notre hébergement. Impossible à trouver ! Fiona, la propriétaire, a pourtant donné des indications. Le supermarché. La pharmacie. Nous sommes passés devant. Tours. Détours. Une église protestante abandonnée, en ruine. Finalement nous retrouvons la propriétaire devant le supermarché. Elle monte dans la voiture et nous guide jusque que chez elle. Elle a l’habitude.

C’est une artiste, son mari (son nom : Paddy) aussi. En vivent-ils ?

Elle nous offre le thé, le fromage, le pain, fait par le boulanger, est excellent ! Elle a fêté ses 40 ans à Paris « il y a très longtemps ! » et il lui reste quelques bribes de notre langue.

 

Samedi 12 août

Excellent petit déjeuner : pancake fait maison avec des graines de chia, de la farine (de seigle ?), des œufs, de l’eau, pas de lait. Une fois cuit, on y met du citron, du yaourt et des fraises. Le yaourt et les fraises viennent de Wexford !

Impossible de faire fonctionner le chauffe-eau associé à la douche ! Il y a trois manip’ à faire, j’ai dû en rater une… Tant pis, ce matin, ce sera douche froide !

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Nous arrêtons sur le parking d’un stade. Tiens, c’est quoi, ce sport ?! Du hurling. Batte en bois, balle, but… Et sur un autre terrain, foot gaélique.

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A New Ross nous nous arrêtons, plus loin, intrigués par une sculpture en forme de globe terrestre évidé où ne subsiste que les continents et où, à l’intérieur brûle une flamme, éternelle. En 2016 Kennedy est revenu dans cette ville d’où était parti son grand-père. Le même globe, et sa flamme brûle en Virginie.

Sur l’eau un voilier, habité de mannequins, de rats et garni de nourriture factices où est reconstituée la vie au temps où les Irlandais, trop pauvres pour survivre dans leur pays, s’expatriaient pour aller en Amérique. A fond de cale je rencontre un groupe de jeunes Français en séjour linguistique.

A côté c’est un petit musée (privé ?) des Migrants.

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A Waterford nous mangeons au bord de la rivière. La cristallerie est connue dans le monde entier. Sur un banc je trouve une veste noire, toute simple. Elle me va comme un gant !

Sur les routes irlandaises de cette région les panneaux sont dans les deux langues, anglais et gaélique. Par contre les vitesses sont en km/h et non plus en yards.

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Reginalds’Tower

Cork

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A Cork, sur l’ardoise d’un pub sont inscrites un nombre impressionnant de bières. Je prends une Hops, une bière au houblon.

Tiens, ça ressemble à du breton !
Tiens, ça ressemble à du breton !

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La harpe, symbole de l’Irlande

Très peu d’étrangers en Irlande, à part dans les grandes villes.

A Clonakilty se trouve notre airbnb. Compliqué à trouver car deux rues portant le même nom sont en enfilade avec, évidement, toutes les deux un numéro 13 ! Un vrai casse-tête irlandais ! Et dans ces rues, dentistes, orthodontistes, une vraie industrie la dentisterie, ici ! Nous finissons par trouver le gîte.

En suivant les rives de l’aber nous cherchons un restaurant.

Errant, ne sachant pas vraiment où diriger les roues de la voiture et alors que nous allions faire demi-tour, une voiture qui venait en sens inverse s’arrête à notre hauteur et c’est un bonhomme hilare, à tête de gnome, rubicond, qui nous demande si nous cherchions notre chemin. Il nous indique un restaurant « exceptionnel ». Nous entrons dans un tout petit pub très sympa, sans touriste, « typique » pourrait-on dire. Mais ils ne font pas à manger… La patronne nous indiqué comment ce rendre dans ce  restaurant « exceptionnel »… plein à craquer ! La rançon de la gloire, sans doute. Nous « atterrissons » dans un resto chic du centre-ville où tous les clients ont sorti leur tenue chic du « samedi ». Pas aussi cher, finalement, qu’il n’en a l’air !

Bon, la couette est vraiment trop petite ! Énervant… C’est qu’il ne fait pas chaud dans ces contrées…

 

Dimanche 13 août

Ce matin, petit-déjeuner irlandais (avec supplément !). Tomate et champignons entourent une saucisse, du bacon et un œuf. Comme nous nous sommes levés plus tard que ce que nous avions dit à notre hôtesse, une très jeune femme, le plat est resté bien au chaud au four.

Juste avant de partir, impossible de trouver les clefs. Antoine est resté dans la rue  tard hier soir pour parler à Aure. Où a t-il mis ces clefs ? Ni sur le tableau mural où, tiens… qu’est-ce que c’est ? Le symbole du parti communiste sur un drapeau irlandais ! « Vous êtes communiste ? ». J’y vais franco ! Elle est très gênée … « Non, c’est à mon boyfriend, on est allés l’an dernier à la fête de l’Huma ! ». Et ils y retournent cette année ! Nous nous verrons, alors, peut-être ! Les clés sont retrouvées.

Sur le chemin, tout près, nous entrons dans un magasin. Aucun pantalon ne plaît à Antoine. Nous repartons en suivant la côte. Petite baignade… des pieds ! 10°C ? Moins ? Pourtant quelques personnes se baignent en maillot de bain !

Ballade irlandaise

Sur le chemin, tout près, nous entrons dans un magasin. Aucun pantalon ne plaît à Antoine. Nous repartons en suivant la côte. Petite baignade… des pieds ! 10°C ? Moins ? Pourtant quelques personnes se baignent en maillot de bain !

Sauf quelques enfants en combi short voire en combinaison entière. Il fait très beau ! Pour la première fois depuis le début je me mets en short et chemisettes manches courtes, sandales. C’est l’été ! Nous sommes les seules touristes étrangers. En Irlande, il ne fait jamais bien chaud… jamais vraiment froid non plus, ici il ne doit pas geler. Pour preuve, des palmiers poussent. 

Nous reprenons la route, la côte est très découpée. Très vieilles maisons en pierre ou plus récentes. Les automobilistes sont extrêmement courtois.

Ballade irlandaise

Des vaches, des fermes.

Nouvel arrêt en bord de mer, un phare, envie pressante, escalade en descente.

Ballade irlandaise
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Drôle de bruit, sourd. D’où vient-il ? L’eau de mer entre dans une cavité juste en dessous de ce rocher plat et ressort en jaillissant, écume blanche. Un peu comme je l’avais vu à Cuba, il y a de très nombreuses années.

Ballade irlandaise
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Roland m’appelle, plus haut. Je remonte. Oh !! Deux phoques nagent le long de la côte au pied de la falaise ! Ils plongent, remontent. On ne voit que leur tête, surtout  dans le zoom de l’appareil photo.

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Rédigé par Martine Silberstein

Publié dans #Journaux de voyages

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Publié le 6 Mai 2017

Après avoir lu L’île des oubliés de Victoria Hislop, Le christ recrucifié et Zorba le Grec de Nikos Kazantaki, S’agapo de Renzo Biason et quelques guides touristiques, je suis prête pour la Crète.

 

Vendredi 21 avril

Nous prenons l’avion le vendredi très tôt ce matin, direction Frankfurt. Puis reprenons un autre avion jusqu’à Heraklion où nous arrivons dans l’après-midi. Le ciel est gris et nuageux. Dans cette île le vent souffle si fort que les arbres, sur les montagnes surplombant la route, poussent à angle droit.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017

La neige couvre le sommet de la montagne la plus haute.

Des moutons et des chèvres se promènent sur la route et les pentes alentour. Bizarre, les moutons ont les poils longs, ils ne sont pas frisés, à peine ondulés. Certains semblent teints au henné, d’autres portent une grosse tache bleue sur le dos, façon de démêler le tien du mien.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017

Nous faisons halte en haut d’une côte où un bar domine une gorge, Imbro. Un vent ! Un froid ! Ils font un très bon jus avec des oranges de Crète pressées, et nous en boirons très très souvent. Je suis un peu malade. Ils vendent aussi des plantes sèches, dont le thé grec (malotira ou crapaudine) faisant merveille pour tous les problèmes respiratoires et autres vertus (urinaire) ainsi qu’un miel de thym. Bons touristes, nous achetons tout cela ! Je goûte le miel et, miracle, ma voix rauque, que je ne reconnaissais pas, redevient presque normale.

L’hôtel Vritomartis n’est naturiste qu’aux abords de la piscine et un peu plus bas, sur l’unique plage officiellement naturiste de Crète. De l’hôtel l’on voit le sommet enneigé. Ça refroidit ! Au large, la Libye et une île plus proche, Gavdos, à plus d’une heure de bateau.

Sofia nous accueille, sourire commercial, visage juvénile, souligné par un appareil dentaire métallique doublé de petits élastiques aux commissures des lèvres. Nous déclinons son offre de jus d’orange car le précédent était excellent et abondant.

L’hôtel a deux animateurs : Philip, qui parle français et Angélica. Tous les deux parlent anglais, bien sûr.

La chambre a une jolie terrasse. Les rangements sont un peu justes. Je laisse mes vêtements dans mon sac. Je suis un peu déçue de n’être pas logée dans un bungalow. Mais bon !

Le repas est un buffet. Soupe, tous les soirs. Plats froids et chauds, desserts. Le tout à volonté. Seule la boisson est payante. Le serveur, la cinquantaine est très beau mec, sourire avenant, yeux magnifiques. Tout le personnel porte son nom sur une broche. Lui s’appelle Yiannis. Il a un sourire à se damner !

Ce soir je dors mal, je tousse, et … au moment où, enfin, j’allais m’endormir, Roland me réveille !

 

Samedi 22 avril

La pluie tombe, discontinue, avec violence. Le vent agite les palmes des arbres autour de la piscine. Que faire ? Nous allons d’abord voir le club de plongée au port de Sfakia (ou Hora Sfakion : en grec, les mots se déclinent, comme en allemand). Sous la pluie, toujours, donc pas de photo. Dommage, une jolie petite chapelle toute blanche domine le port.

Chic ! Une des personnes du club parle espagnol. Pas de plongée avant mercredi. Ils ont très peu de clients, encore, la météo ne s’y prête pas, non plus.

Puis nous allons à la Canée, Chania, Hania (le h, comme en arabe, se prononce en se grattant le palais) et même Xania, sont les noms d’une même ville. Des pompiers nous doublent. Une voiture, un peu plus loin, gît dans le fossé, les quatre (j’allais dire fers en l’air) roues en l’air sur le côté droit. Une voiture de police et deux autres de pompiers sont déjà à l’œuvre. Dans l’autre sens, un peu plus loin, arrive un autre camion de pompiers. Pour le même accident ? C’est le seul que nous verrons pendant tout notre séjour.

Les routes sont en général défoncées, nids de poule, bosses. A deux voies la plupart du temps, elles ont, à intervalle régulier des bandes d’arrêt d’urgence. Les voitures, plus lentes que les autres, roulent sur ces bas-côtés, permettant aux plus rapides de la doubler, mordant ainsi la double ligne blanche du milieu de la route ! Il arrive donc que quatre voitures roulent de front sur une route à deux voies. Mais les Grecs respectent bien les limitations de vitesse, et roulent en rase campagne à 70 km/h s’il le faut.

Etonnant. Tout au long de la route je vois de petites maisons, grandes comme des boîtes à lettres et même un magasin qui en expose en plein air. Ce sont de petites chapelles miniatures montées sur un pied. Sont-elles là pour commémorer un accident de la route ?

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017

Dans certains villages, les troncs des arbres sont blancs, peints au lait de chaux, une protection contre le soleil et les parasites.

Les vignes poursuivent leur ascension jusqu’au toit des maisons de Vrysses, célèbre pour ses yaourts au miel.

C’est la belle saison ! Genêts, acacias sont en fleurs, tout comme des sortes fenouils ou cigüe (grosses boules jaunes) de plus d’un mètre de haut, mais j’ai cassé une tige, ils ne sentent pas l’anis !

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Nous arrivons à La Canée. Sur le port, une mosquée bien particulière, surmontée d’une coupole ou plutôt d’une sphère soutenue par des arcs-boutants en brique rouge.

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Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.
Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.
Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.
Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.
Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.
Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.

Le port, la mer, pas très calme et le ciel, plutôt gris. Le parapluie est de rigueur.

L'art de la récup'
L'art de la récup'
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L'art de la récup'
L'art de la récup'

L'art de la récup'

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Il pleut beaucoup, j’ai froid. Nous entrons dans une boutique et j’achète un sweat à capuche et à touristes avec des images de Crète sur le ventre. Mais j’ai chaud et c’est l’essentiel ! A midi, sous le soleil … d’un radiateur nous mangeons au restaurant. Puis nous allons visiter la vieille ville et son musée archéologique.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Dans la cour

Dans la cour

Cactus géant, dans la cour

Cactus géant, dans la cour

Un puits, dans la cour

Un puits, dans la cour

En repassant devant la boutique où j’ai acheté mon sweat à capuche Roland se fait faire un teeshirt écrit en anglais : « Je n’ai pas besoin de Google, ma femme sait tout ! ». Moi, finalement, je m’en fais faire faire un aussi : «Je n’ai pas besoin de Google, mon mari sait tout ! ».

Des boutiques proposent de tremper ses pieds dans des aquariums remplis de poissons chargés de débarrasser les doigts de pieds de leurs peaux mortes. Leur mucus cicatriserait les petits bobos et autres infections. Pauvres poissons !

Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant
Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant
Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant
Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant
Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant

Les murs blancs d'une église, dans une cour intérieure. Icône à l'entrée d'un restaurant

Rues autour du port
Rues autour du port
Rues autour du port
Rues autour du port
Rues autour du port
Rues autour du port
Rues autour du port

Rues autour du port

Nous entrons dans une église byzantine aux magnifiques icônes. Je « prie » pour que s’arrête ce rhume de merde !

J’achète, écris et envoie une carte postale pour chacun des grands-parents où séjourne Antoine (et Aure). Ils ont la gentillesse de l’accueillir pendant les vacances. Et une autre pour mes parents.

En revenant, sur la route de montagne, les phares antibrouillard sont de rigueur. Est-ce de la grêle ou de la neige, en tout cas, il ne fait que 4°C !

 

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017

Mais sur l’autre versant, le ciel est bleu, la pluie s’est arrêtée. Et pour couronner le tout, un arc ou plutôt, des arcs-en-ciel !

Les églises byzantines sont nombreuses, leurs tuiles, régulières, sont rouges, les murs parfois blancs, mais pas toujours. Les fenêtres sont parfois soulignées de bleu.

Comme nous ne sommes que deux français, Philip fait une réunion d’info, rien que pour nous. Le nom de l’hôtel, Vritomartis est le nom d’une déesse Minonenne vénérée et adorée en Crète. Maria est présente. C’est une masseuse. Elle parle assez bien français. Bien entendu, je tousse. Elle m’a proposé d’aller la voir après la réunion et elle m’a mis de l’huile à base d’eucalyptus. Un trait vertical en partant de la gorge jusqu’à l’estomac, puis un autre, horizontal au-dessus de la poitrine : une croix. Puis un trait en partant de l’omoplate droit jusque dessous le sein gauche et un autre en partant de l’omoplate gauche jusque dessous le sein droit : une autre croix. Encore à la hauteur du foie et de l’autre côté, en miroir. Puis ensuite dans le dos, omoplates et reins. Elle me suggère de faire un sauna le lendemain, le rhume n’y paraîtra plus ! Avec elle, le courant est tout de suite passé ! Nous discutons d’un thème que j’aime bien aborder, les langues, les patois, les mots.

Je passe une nuit sans tousser ! Mais j’ai de l’asthme au réveil.

Dimanche 23 avril
Je suis prête à 8h30, persuadée que c’est aujourd’hui qu’a lieu la randonnée à pied dans les gorges d’Imbros. Mais non, c’est demain ! Comme je suis d’attaque, je pars à pied de l’hôtel sur le chemin, non des chèvres, mais des moutons que l’on entend de notre chambre, bêlant bêtement, à qui mieux mieux.

Teeshirt et sweat léger, pantalon long, foulard rouge écarlate et fleuri de Russie, chapeau, sac à dos avec l’appareil photo et le carnet. Je descends dans un vallon, encadré de gros rochers, empierré de cailloux qui roulent sous les pieds. Il me semble voir un petit panneau rouge, au ras du sol. Je m’approche et là, je vois, un arum géant, et dont la fleur de 15 cm de haut est d’une couleur de vieux velours violet aubergine, un dracunculus vulgaris, surmontée d’une longue lance de 30 cm de long, comme une épée ou un sexe géant sortant d’une vulve non moins grande. Le bulbe mesure, lui, 15 cm de haut. La tige sans la fleur ni le bulbe mesure 30 cm de haut. Les feuilles, plus discrètes, sont à l’arrière. A sa base, le calice est couvert de fourmis. Carnivores ou pollinisatrices ? Belle plante, en tout cas ! Au total, 60 cm de haut en comptant la tige verte, finement zébrée de noir, le bulbe et la fleur. Si on ajoute la lance qui dépasse de la fleur, le total fait bien dans les 75 cm de haut.

Elle doit être rarissime cette fleur, elle est unique, aucune autre fleur comme celle-là dans les parages.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Et beaucoup d'autres fleurs !

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Et des plantes sans fleur comme du thym, et d'autres encore  comme de la pimprenelle épineuse

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Des grottes

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Je fais un peu d’escalade pour descendre dans une gorge qui tombe dans la mer.

Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre
Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre
Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre
Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre
Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre

Une chèvre est tombée de la falaise et plus loin, une autre

Je remonte, vois un tuyau. Tiens, je vais le suivre, il mène peut-être à une source. Déception ! Il alimente une baignoire en eau douce pour le troupeau. Mais je suis heureuse de voir une de ces petites maisons, comme celles que l’on voit le long de la route. Chapelle miniature, elle domine la mer. Alors, ici aussi elle commémore un accident, comme celles que l'on voit sur la route ?

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Sur le chemin du retour, en voulant aller voir une petite grotte, J'ai vu plusieurs fleurs comme la première que j’ai observée. J’en reverrai, ailleurs, même et y compris sur le bas-côté de la route. Pas si rares, finalement !

Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!
Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!
Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!
Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!
Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!
Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!

Je vois d'abord des feuilles, puis les fleurs!

Le jardinier de l'hôtel a bien travaillé !

Le jardinier de l'hôtel a bien travaillé !

Quand je suis revenue Roland lisait, nu, à la piscine. Rouge comme une tomate !

Les moineaux pépient et s’en donnent à cœur joie dans un palmier étêté où ils ont fait leur nid.

J’ai discuté avec Maria, la masseuse. Cette nuit je n'ai pas toussé, ni quand je marchais. Nous jouons aux fléchettes avec le serveur du bar. Je ne joue pas trop mal. J’ai continué à discuter avec elle.

Elle m’explique le 1er mai en Grèce : les femmes confectionnent des couronnes de fleurs. D’abord les petites, puis les grandes. Les hommes les font ensuite bénir à l’église. 1er mai, renouveau du printemps ; les femmes, symbole de vie, tout comme le printemps ; la couronne, ronde, comme le cycle de la vie et trouée, comme les femmes. Les femmes à la maison, les hommes en sortent pour la font bénir. J’explique tout ceci, tel que je le pense, à Maria.

J’ai bien senti, hier soir, qu’elle avait envie de continuer de discuter avec moi plutôt qu’avec ses collègues et amis mais comme elle est sortie fumer, je suis partie me coucher.

A midi le repas se passe au bar près de la piscine, non inclus dans le prix de l’hôtel. Comme Roland était monté se coucher dans la chambre, et que j’avais faim, je l’ai prévenu puis je suis descendue manger. Roland m’a rejointe. Un couple fumait juste à côté. J’ai encore beaucoup toussé ! La fumée de cigarette ? Puis Roland est retourné se coucher.

J’ai rejoint Roland mais au lieu de faire la sieste dans la chambre, je me suis allongée sur le transat, à l’ombre. Un bruit m’intrigue, c’est celui d’une bille qu’un ouvrier agite. Il passe les aérations de la clim à la bombe de peinture blanche. J’ai encore beaucoup toussé, sans doute l’odeur de cette peinture.

Tous les touristes sont des retraités, que des vieux ! Des Anglais, des Allemands, des Hollandais. Ah non, la moyenne d’âge redescend, il y a un couple avec un bébé, dans les 6 mois et deux gamines qui, habillées, ressemblent à des petits gars ! Leur père est un géant, style Obélix et leur mère, un joli morceau de femme…

En fin d’après-midi nous sommes allés au sauna. Je préfère le hammam ! Il n’y a pas de douche juste à côté, il faut aller à celle de la piscine, donc sortir ! Brr… comment font ceux qui plongent dans l’eau glacée d’un lac ou se roulent dans la neige ??!!

 

Lundi 24 avril

Rdv 8h30 pour aller randonner dans les gorges d’Imbros. C’est le bon jour !

Un bus vient nous chercher. Nous sommes 9. Angelica, l’animatrice, et une jeune femme qui travaille à l’accueil, Spyridula, deux couples de Hollandais (ou de Belges parlant flamand), un couple d’Allemands, et moi.

Angélica

Angélica

La balade n’est pas très difficile. Les gorges sont très profondes et très fraîches, heureusement qu’Angélica nous a prévenus, nous avons (presque) tous pull, pantalon long et chapeau, foulard de Russie pour moi, sans oublier une bouteille d’eau !

Hier, en marchant dans la garrigue je me suis un peu tordue la cheville. Et là, j’ai un peu mal, selon la façon dont je pose le pied.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Tant de fleurs, de couleurs, de forme… de parfum. De la sauge, je ne me souviens pas qu’en France elles fassent de telles grosses boules jaunes. C’est de la sauge de Jérusalem. Je croyais que ces boules jaunes c’était les fleurs elles-mêmes mais un peu plus bas, dans les gorges, j’ai vu des fleurs écloses dans chaque boule, elles étaient ouvertes, comme des langues jaunes. Beaucoup de sauge, comme des arbustes, je cueille des feuilles à chaque fois que j’en croise. Je comprends mieux les tisanes que l’on boit à longueur des romans de Katzantaki.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Sous une arche formée par un rocher, un arum rouge et une sauge de Jérusalem.

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Je suis sûre que ces gorges ont connu un impétueux torrent, aujourd’hui devenu eau souterraine. Les parois, verticales, en témoignent ; creusées, travaillées par l’eau charriant des galets.

Dans les anfractuosités des falaises poussent des arbres horizontaux. Où trouvent-ils de quoi se nourrir ? Des corbeaux croassent.

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Je discute… en allemand avec Angélica et un couple d’Allemands. En effet, elle est né en Allemagne et y a vécu jusqu’à ses neuf ans, ses parents sont Grecs. En venant ici, en Crète, elle était à côté d’une autre femme, dans l’avion. Elles discutent. Et découvrent qu’elles partent toutes les deux travailler en Crète. Où ? Au centre naturiste Vritomartis, toutes les deux ! Et où habite sa voisine ? A Salonique ! Et ainsi, en parlant, elles se rendent compte qu’elles habitent à deux rues l’une de l’autre ! Angélica adore vivre nue et faisait un travail ennuyeux au possible, dans un centre de reproduction (de photocopies) ! Elle n’a jamais été animatrice, me semble-t-il.

A un endroit, la gorge est si étroite que, les bras écartés, nos mains touchent les deux côtés.

Une sorte de cabane, en souvenir d’un homme (un berger ?) qui vivait là. Elle est ouverte à tous les vents, est-ce possible ? Il y a même un puits.

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Les gorges s’élargissent, le soleil entre maintenant à flot, il fait presque chaud. Je quitte le foulard et je remonte mes manches.

Tout en bas des gorges, des chèvres perchées çà et là sur les rochers. Mais pas de kri-kri, les chèvres sauvages de Crète me dit Spyridula, la jeune femme de l’accueil, Crétoise, elle.

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Nous arrivons vers la civilisation : dalle en béton, dallage de pierres formant une chaussée. Un kafè et sa vieille propriétaire toute de noir vêtue propose des oranges, du jus frais d’oranges pressées, c’est l’habitude, ici. Je mange la mienne, moins froide que ce matin quand je l’ai prise dans la corbeille du petit déjeuner.

L’animatrice part en avant avec son téléphone et appelle le minibus pour qu’il vienne nous chercher. Puis nous la rejoignons. Il tarde à arriver. La jeune femme de l’accueil et Angelica passent des coups de fils. Il n’arrive toujours pas ! Nous avons compris : il nous a fait faux bond ! Un taxi arrive suivit de la voiture du directeur, un barbu comme la majorité des hommes en Crète. Il n’y a pas assez de place. Je téléphone à Roland, puis finalement, un ouvrier maigre et souriant, vêtu d’une salopette bleue, dont la voiture est surmontée d’une échelle et qui contient un siège bébé arrive. Je monte dedans. L’hôtel est tout près. Sur la route nous passons devant l’entrée de Vritomartis. Eh ! Oh ! Il doit être distrait, il n’a pas fait attention… Ah mais si, en fait ! Il ne savait pas dans quel hôtel m’emmener car le propriétaire a un autre hôtel, plus près du village. Je crois comprendre qu’il est électricien. Je ne parle ni grec ni anglais, alors nous ne parlons pas.

Arrivée à Vritomartis j'explique l'erreur de mon chauffeur au propriétaire de l’hôtel. Il rit !

 

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
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Je monte au-dessus du port, voir la chapelle, blanche, et des fleurs encore et toujours 

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L’après-midi, avec Roland, nous prenons la route qui continue après Sfakia. Tout en lacets, elle monte au-dessus de la mer. Nous arrivons, en tournant sur notre gauche, à une route qui se fini en chemin caillouteux, certes carrossable, mais abrupt ! Nous renonçons et faisons demi-tour. Comme sur la route que nous avions précédemment quittée, au loin, nous avions vu un pont enjambant une gorge, nous y allons. Et ça vaut le coup ! Anopoli est un très beau village. Un résistant, Daskalogiannis en était originaire mais les Turcs l’ont capturé en 1770 et écorché vif, détruisant sont village. Il a été déclaré héros national, sa statue trône dans le village. Il y a des ruines mais aussi des maisons

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et surtout une chapelle et son cimetière. 

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Un chat blanc et beige me suit, je le prends dans les bras… Mon sweat est couvert de poils ! Je revois un arum géant rouge, mais un peu plus petit que les jours précédents. En revenant, le soir, la serveuse me donne un gant en latex que je frotte sur le sweat afin d’enlever tous ces poils, avec plus ou moins de succès.

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Le puits du village

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Une gorge longe le village des deux côtés. A la buvette nous buvons à nouveau un jus d’oranges pressées. Nous achetons trois pots de miel, non sans l’avoir goûter au préalable.

Roland va sur le pont de fer et fait des photos de la gorge. Abrupt impressionnant !

Beaucoup de ruches en Crète ! Ici dans une voiture.

Beaucoup de ruches en Crète ! Ici dans une voiture.

Encore une "mini" chapelle de "poche" !

Encore une "mini" chapelle de "poche" !

Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer
Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer

Paysage et plantes, fleurs avant de redescendre vers la mer

Mardi 25 avril

La toux était très forte, cette nuit ! Asthme, c’est sûr, bronchite, je ne sais pas. Impossible de dormir. Assise, la respiration est plus facile. Je tourne, je vire, je me lève, je vais faire pipi ; dans les toilettes j’en profite pour tousser tout mon saoul ; je prends de la ventoline®, je me recouche, assise, je tousse toujours. Je n’en peux plus. J’avale ma salive pour calmer l’irritation de ma gorge, mais cela retarde l’arrivée de la quinte de toux, sans l’arrêter. Excédée de cette toux sèche et irritante, je me lève, j’enfile un pantalon, un pull et, pied nu, un livre à la main, je sors de ma chambre, décidée à «explorer » l’hôtel. Je suis le couloir qui passe devant notre chambre, monte trois marches, tourne à gauche. Tiens, une chambre ouverte ! Le matelas, par terre, le sommier, nu. Me vient l’idée de venir y dormir si la toux ne cesse pas. Je reviens sur mes pas, monte : l’escalier est entièrement barré par une armée de balais, seaux, et divers produits ménagers. Je redescends, tout en bas, cette fois. Un étage, deux étages. Etrange sensation d’errer, ainsi, la nuit, tel un fantôme, dans les sous-sols d’un hôtel, partie inconnue du public. A l’étage (quelle heure est-il ?) deux hommes parlent. De grands rideaux masquent de grands espaces. Amoncellement de fauteuils, chaises, coussins, tables, frites en mousse pour la piscine. Etranges, aussi, ces néons éclairant les pièces d’une lumière violente. Derrière un autre rideau, billard, vélo d’appartement, rameur et autres instruments de torture pour sportifs en chambre. Des portes, derrière lesquelles il fait nuit. Des portes. Un ventilateur tourne faisant s’agiter, fantomatiques, des bandes de papier. Elles étaient collées sur les murs afin de délimiter les surfaces à peindre dans un sanitaire tout beau tout neuf sans lavabo, ni w.c. encore. Je continue dans ce petit couloir… et juste après, je suis dehors ! Je reviens sur mes pas. J’ai l’impression que les hommes que j’entendais en haut, tout à l’heure, vers l’accueil, arrivent vers moi. Je m’échappe vers les escaliers. Je ne tousse plus depuis un petit moment. Je retourne vers la chambre. Me recouche. Tousse encore. Roland n’y comprend rien ! « J’arrive pas à dormir ! ». J’ai froid, j’ai sommeil, je tousse. Je me lève. Enfile le peignoir XXL de l’hôtel. Je tente de faire le calme en moi, apaiser ma respiration. La gorge irritée, je tousse encore. Bonbon au miel, à l’eucalyptus et au menthol à la fois calmant grâce au miel mais aussi, du fait des huiles essentielles très irritant. Je tousse. Me dépêche de le faire fondre. Je sens que je m’endors. La toux me réveille, encore et encore. Me rendormir. Il fait encore nuit. C’est quand le jour ? Je me lève, les étoiles brillent. Demain, non, tout à l’heure, il fera soleil, le ciel sera bleu, sans nuage. Me recoucher. Où est la lampe frontale ? Je pourrai lire ! Tiens, il fait jour ! C’est une nouvelle quinte de toux qui me réveille. Je m’habille, et me lève. L’idée a germée, elle en a eu tout le temps. A la réception je vais demander ce qu’est cette maison blanche avec une croix rouge tout près d’ici: un hôpital ? Une clinique ? Vétérinaire ? Un médecin, quelle spécialité ?

Je descends. La jeune femme de l’accueil me dit qu’il est 6h30. Elle regarde sur Google. C’est une clinique, elle ouvre à 9h. Cela ne m’empêchera pas de prendre rendez-vous avec le médecin de Grigny au retour.

Assise sur la banquette de l’entrée, j’écris en attendant l’ouverture de la salle du restaurant. Je tousse un peu moins.

La salle s’ouvre. Une seule cliente. Elle a loué un vélo, pas électrique, je pense, et elle monte ces routes de montagne. Aujourd’hui elle est décidée à aller à Anopolis. C’est fou comme c’est pentu ! Elle le sait, mais veut y aller quand même. Demain je lui demanderai si elle y est arrivée. Hollandaise, nous parlons allemand. Elle a besoin de se défouler car elle fait un travail où la tension est extrême : elle est chef de trois chœurs et aussi violoncelliste. Baraquée, la nana ! Le 22 avril elle a joué avec 250 musiciens, dont son fils de 18 ans, au piano.

Je remonte me coucher. Roland venait de prendre sa douche. Je lui ai demandé de m’écrire les symptômes sur une feuille afin que j’explique au docteur de la clinique. Mais après être revenu du petit déjeuner, il m’y a emmené. Je me soigne avec des plantes, un peu d’homéopathie. Le docteur m’a examiné, l’infirmière a pris ma tension, le taux d’oxygène dans le sang. Il m’a juste donné une ordonnance avec des antibiotiques à ne prendre que dans deux jours, si les symptômes persistent. Je lui ai demandé un truc pour la gorge irritée. L’hôpital est gratuit, pas la pharmacie. Puis Roland m’a ramenée à l’hôtel... où j’ai dormi jusqu’à 13h30. Roland, lui est directement parti à la plongée après avoir un peu travaillé. Je suis trop malade, ce n’est pas raisonnable. Et puis l’eau froide, ce n’est pas mon truc ! Roland me dit qu’il a fait deux plongées. Pas trop de poissons. C’est surtout le relief sous-marin qui est intéressant.

Je commande des sortes de beignets d’épinards. Je vais ensuite voir les travaux, dans la pièce où il y a le sauna. Je reviens, une dame est assise à la table que j’avais choisie. Elle me propose de rester là, son mari préfère manger à l’ombre. Elle est Anglaise. Nous arrivons un peu à nous comprendre. Elle boit juste un café avec un gâteau. Je veux le même avec un café turc, euh… grec ! La serveuse m’offre le gâteau et le raki avec du miel dedans, pour ma toux. Je n’ai payé que le café et les beignets. La serveuse est adorable. L’Anglaise et son mari voyagent en Crète en changeant régulièrement d’hôtel.

Avec Maria nous avons parlé poterie. Elle est seule, a un fils de 18 ans. Elle est ici pour 6 mois. Elle l’a « confié » à sa mère. Elle espère qu’il pourra venir cet été en vacances.

L’après-midi Roland fait la sieste.

Mercredi 26 avril

L’après-midi, nous partons nous promener en voiture visiter Phaïstos

Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière
Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière
Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière
Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière
Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière

Le parking de l'hôtel sous les jasmins en fleurs, un pur délice ! Une abeille a de petites pelotes de pollen jaune sur les pattes arrière

A l’allée, nous remarquons une petite chapelle. Elle a trouvé abri sous une falaise, au-dessus de la route. Elles sont nombreuses, pas toujours blanches. Leurs tuiles sont rondes, leurs fenêtres parfois soulignées de bleu.

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Une autre sorte d'icône !
Une autre sorte d'icône !

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Et toujours des fleurs...
Et toujours des fleurs...
Et toujours des fleurs...

Et toujours des fleurs...

Sur le chemin qui mène aux ruines de Phaïstos, encore des plantes.
Sur le chemin qui mène aux ruines de Phaïstos, encore des plantes.
Sur le chemin qui mène aux ruines de Phaïstos, encore des plantes.

Sur le chemin qui mène aux ruines de Phaïstos, encore des plantes.

Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.
Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.
Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.
Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.
Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.

Pierres gravées. La symbolique de ces signes n'est pas encore élucidée.

Amphores dans les magasins 
Amphores dans les magasins 
Amphores dans les magasins 
Amphores dans les magasins 

Amphores dans les magasins 

Journal de voyage en Crète du 21 au 29 avril 2017
Les archéologues ne connaissent  pas la raison de ces "citernes". Pour les offrandes ? A Phaïstos il y en a quatre. 
Les archéologues ne connaissent  pas la raison de ces "citernes". Pour les offrandes ? A Phaïstos il y en a quatre. 

Les archéologues ne connaissent  pas la raison de ces "citernes". Pour les offrandes ? A Phaïstos il y en a quatre. 

Meule

Meule

Puis, ensuite nous allons voir Gortys (ou Gortyne).

Ah ! L’odeur sucrée des fleurs d’oranger et leur parfum envoûtant de miel… Le jasmin et l’oranger mêlent leurs fragrances entêtantes dans le soleil d’avril.

Olivier, rosier, et orangers en fleurs, "griffes de sorcière", mimosas et papyrus
Olivier, rosier, et orangers en fleurs, "griffes de sorcière", mimosas et papyrus
Olivier, rosier, et orangers en fleurs, "griffes de sorcière", mimosas et papyrus
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Olivier, rosier, et orangers en fleurs, "griffes de sorcière", mimosas et papyrus