Merci DIXIT !

Publié le 30 Mai 2022

Pour la première fois de ma vie, m’étonnant que mon ballon de baudruche soit si loin de moi, je décidais de le suivre pour savoir où il se dirigeait. Libre, là-haut, dans le ciel si bleu, si vaste, tel un château dans le ciel, j’imaginais qu’il hébergeait un prince charmant, un peu menteur, un peu voleur de cœur dont la belle au bois qui ne dormait pas était tombée éperdument amoureuse.

Tout en marcha nt ainsi, à la poursuite de ma rêverie, je rencontrais un marchand, colporteur, vendeur de marteaux à la sauvette dans un parapluie. Il venait de recouvrer la liberté et sa Berthe adorée.

Je poursuivais mon voyage, l’histoire de l’homme trottant dans ma tête. Il avait, une fraîche nuit où brillait la pleine lune, tué de sang-froid un homme. Cet homme lui avait ravi sa belle, son aimée. A revers de sa foi qui professait « Tu ne tueras point », il avait assassiné l’amant de Berthe, par elle détesté.           

A présent, le sol était recouvert de dalles mal jointes. Un arbre, à la croisée des chemins (j’avais, entretemps perdu mon ballon des yeux) m’interpella. Non qu’il eût l’usage de la parole, non, non, mais au creux de son écorce semblait gravé comme un visage buriné. Je déposais, dans le creux de son tronc un simple bouquet de fleurs des champs, il me sembla qu’un sourire ciselé répondit au mien.    

Une statue dressée au bord d’un champ, épouvantail à oiseaux ? La pie, pourtant ne semble pas effrayée, elle craquette à qui mieux mieux ! Cette statue, non, ce n’est pas un épouvantail, ni une Marie immaculée, encore moins une croix avec Jésus crucifié. C’est celle d’un roi brillant de mille feux, il indique le chemin de son château pour qui veut s’y diriger. Suis-je son invité ?  

Rédigé par Martine Silberstein

Publié dans #Textes personnels

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