Je te présente mon quartier

Publié le 24 Novembre 2021

Cher Guillaume,

Il revient à ma mémoire, les images de mon enfance qui me donnent envie de te faire découvrir mon monde, celui de chez moi, dans lequel je puise mon inspiration.

J'ai à coeur de me balader avec dans les petits chemins boisés ou aller au lac pour pour prendre le soleil en compagnie des canards et des cygnes. Je te présenterai aussi un chien qui t'accueillera à grands coups de langue.

Mon monde est fait de simplicité, de nature et d'air frais. Si tu le veux bien, je te ferai visiter la maison de mes parents que j'affectionne particulièrement car elle regorge de souvenirs heureux. Elle est une partie de moi, un bout de mon histoire.

Raphaël 

Je te présente mon quartier

Je t'écris cette lettre de la place de Trion, poumon du quartier du Point du Jour, sur la colline de Fourvière. De mon banc de bois installé sous un platane centenaire, je profite de l'animation des rues cernant mon ilôt de verdure et sa fontaine centrale.

Les enfants de l'école primaire juste derrière moi font résonner leurs rires et leurs cris alors qu'à l'opposé, un groupe de lycéens attendent leur bus, les yeux rivés sur leur smartphone. En face de moi, les passants des toutes générations arpentent le large trottoir, les uns s'installent à la terrasse d'un café, les autres lorgnant avec gourmandise les vitrines de la boulangerie-pâtisserie qui vient de refaire sa devanture. Non loin, de jeunes couples discutent les yeux rivés sur le manège sur lequel ont pris place leurs progénitures.

En ce samedi matin automnal, un certain tintamarre, plus sympathique que dérangeant, occupe l'espace. Les rayons du soleil se reflétant dans l'eau qui s'écoule dans les caniveaux. A mes côtés, deux personnes au vécu certain, observent avec douceur et empathie la vie  qui les entoure.

Voilà un instant de cette place de Trion que je voulais te partager.

Prends soin de toi et à la revoyure !

Christian  

Bonjour à toi, Sandra

Cela fait longtemps que j'ai quitté Gennevilliers. Nous nous sommes souvent téléphoné, mais j'ai perdu ton numéro et tu es en liste rouge.

Ausso, je t'écris cette lettre pour, une dernière fois, t'inviter à la maison. 

Quand tu viendras, tu constateras que ma bille n'est pas que de vitres, de fumées et de poussière d'or. 

D'or, il n'y en n'a point, si ce n'est dans les bouton du colza. Ici, point de lavande non plus, mais le violet des chardons est presque le même.

Mon chien est mort. J'aimai me balader avec lui, aller donner du pissenlit aux chevaux. Mon chat nous suit pendant nos promenades.

Quand les arbres sont en fleur, j'aime à observer les abeilles butiner, les écouter bourdonner. Je connais un producteur de miel, je t'offrirai un pot, tu verras, il est aussi bon que celui que tu m'avais ramené de Provence.

Dans mon jardin, je n'ai pas de potager mais une vaste pelouse et, au fond, les fils d'étendage. Tu pourrai croire que j'habite la campagne et pourtant la ville est toute proche, il suffit de descendre la rue. 

Là, tu verras des parcs avec des jeux et des enfants, des écoles, des entrepôts et même un supermarché.

Je suis dans la banlieue sud de Lyon. Tu pourras arriver par le train en changeant à Perrache.

Je t'attends avec impatience. J'ai tellement de choses à te raconter, depuis le temps.

Je t'embrasse et te dis à bientôt,

Martine

Je te présente mon quartier

Chère amie,

Ma ville est bien tranquille

Située loin du Nil.

Ici, pas de tintamarre, 

Tu pourras larguer les amarres. 

J'y vois souvent, variée, la faune ; couleuvre, belette, escargot ou hérissons.

C'est pas la jungle, mais, passons.

Dans mon quartier, pas de potager

Mais plein de potes âgés.

Simplement des jeux pour enfants

mais pas pour les passants.

Des enfants qui gassouillent dans la terre

et y plantent des graines avec leur mère.

Les bois de chêne, les prés, les vignes sont proches

Des cailloux, des glands plein les poches

Les enfants reviennent moins agités

Et pour calmer leur faim, prennent un bon goûter. 

Aussi, viens, je t'invite

A venir très vite

Visiter mon quartier, ma ville

Ma maison, comme posée sur une île.

Martine

 

 

Rédigé par Martine Silberstein

Publié dans #Ateliers d'écriture adultes

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