Est-ce que je sais ce qui manque à mon propre ciel ?

Publié le 30 Décembre 2020

Est-ce que je sais ce qui manque à mon propre ciel ?

À l’aune de ce ciel manquent les nues, ta nuque, une banque et le tank. Mais fi de ces plaisanteries, je dis que dans le ciel je vois la miel de las abejas, ces abeilles de la colère.

Dans le ciel j’imagine aussi cette île de la Désolation, si ce n’est de la sidération, effondrement des fonctions vitales.

Sous ce ciel, envole-moi pour l’île de la Désirade où gésir de plaisir, désir qui me sidère.

Désir, enfin, triste Sire viral couronné et solaire, habillé de franges bulbeuses devenu maître du Monde, ne voyez-vous pas où je veux en venir ?

Oui, je sais ce qui manque à mon propre ciel, c’est un horizon dégagé de toutes nues, une nuque à caresser, sans banque ni tank, hormis celui qui boutera hors de mes frontières mentales la violence.

Je crois à ce ciel, je n’y crois pas, je suis rose et réséda tout à la fois. Et dans ce ciel, je rêve à Moon, astrale lune où, proie, l’ombre échappe au feu par la porte entr’ouverte.

Texte écrit le 30 décembre 2020 à 16h44 au son de la trompette de Miles Davis   

 

 

Rédigé par Martine Silberstein

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