Le chevalier oublié par son roi, conte

Publié le 27 Mai 2014

Il était une fois un chevalier oublié par son roi. Son suzerain avait oublié jusqu'à son nom. Et pourtant, Hassan-Ibn-al-Madrassa était superbe, juché sur son cheval noir à la crinière et aux ailes luisantes ! Comment ce roi pouvait-il avoir oublié ce chevalier si brave ?

Sans doute car ce roi habitait dans un palais juché sur la plus haute montagne du royaume. Si haute que les vents des quatre points cardinaux balayaient les forces maléfiques du suzerain pour les répandre dans tout le pays.

Hassan-Ibn-al-Madrassa vivait, lui, au fond de la mer des Anges noirs, loin de l'atteinte des tempêtes déclenchées par le roi. Il galopait sur son cheval sous la surface des vagues mugissantes. Il n'avait ni feu, ni lieu, se déplaçant au gré de ses envies.

Peu à peu, tout au fond de lui naquit un désir, celui de trouver le trésor caché par son lointain ancêtre, le grand Ibn-al-Soufi, un très grand savant, un peu sorcier. Ce trésor n'était ni un coffre empli de pierres précieuses, ni une malle pleine de soieries, ni même un meuble incrusté de bois rares. Non, le trésor caché de son lointain ancêtre, le grand Ibn-al-Soufi était un parchemin sur lequel était inscrite une phrase magique qui rend sage tout homme qui la lit. Il ne connaissait ni cette phrase, sinon, à quoi bon chercher le parchemin sur laquelle elle était inscrite, ni le lieu où ce parchemin était caché. Et encore moins le chemin pour y parvenir.

Hassan-Ibn-al-Madrassa s'adressa alors à sa mère et lui posa cette question: << Ô mère ! J'ai en moi ce besoin profond de partir à la recherche de ce parchemin appartenant à mon ancêtre, le grand Ibn-al-Soufi sur lequel est inscrite une phrase magique qui rend sage tout homme qui la lit. M'autorises-tu à partir pour cette quête? >>

Question à laquelle sa mère répondit: << Mon fils, cela faisait longtemps que j'attendais que tu m'interpelles à ce sujet. Je suis vieille, maintenant, et je désespérais que tu n'ai, un jour, ce désir. Sache que je suis d'accord. Et pour parvenir à ton but, cueille vite ces trois plantes de notre jardin, ces trois plantes à forme humaine: la mandragore, le gingembre et le cactus. Toutes trois tu les mettras dans ce sac que voilà. Elles te permettront de t'identifier auprès des personnages que tu rencontreras. Le soir tombe. Pars vite et ne rejoins la surface de la mer qu'à la nuit noire. Quitte ce pays. Je n'ai plus qu'une chose à te dire: le parchemin se trouve dans l'un des trois pays ayant une frontière commune avec notre royaume. Adieu, mon fils et que Dieu soit avec toi ! >>

Hassan-Ibn-al-Madrassa enfourcha son cheval à la crinière et aux ailes luisantes, ne se retournant que pour un signe à sa mère et s'éloigna au grand galop. Quand il arriva à la plage, les étoiles et la lune étaient masquées par de sombres nuages.

Il s'éloigna sans plus tarder, chevauchant sur cette plage afin de s'éloigner au plus vite de son royaume. Il talonna son fougueux destrier tant qu'il vit la plus haute montagne du royaume là où les vents des quatre points cardinaux balaient les forces maléfiques du roi pour les répandre dans tout le pays.

Il galopa ainsi toute la nuit. Ce n'est que lorsqu'il vit le soleil pointer à l'horizon qu'il sut qu'il était enfin hors d'atteinte de son roi, son roi qui avait oublié jusqu'à son nom.

Il s'arrêta pour reprendre haleine et permettre à son cheval de boire tout son saoul dans un étang. Il avait si soif d'avoir tant couru qu'il l'assécha.

Il descendit de sa monture et s'allongea au sol pour un sommeil court, mais réparateur, non, sans, auparavant, entourer trois fois les rênes autour de son pied droit.

A peine avait-il clôt ses paupières qu'un cri suraigu lui déchira le tympan. Il fut aussitôt sur pied.

<< Qui ose me réveiller dans mon sommeil réparateur bien que fugace ? >>

Devant lui se tenait un Simorgh, cet oiseau fantastique aux mille couleurs.

<<C'est moi, noble chevalier ! Moi, le Simorgh ! Sais tu que tu t'es assoupi au pied de MON arbre ?! De MON Cèdre ?! Que fais tu ici, sur MON Territoire ?>>

Hassan-Ibn-al-Madrassa se mit aussitôt sur pied. Le Simorgh le foudroya du regard. Ses yeux étaient deux pierres, deux émeraudes. Le chevalier fut immédiatement pétrifié, statufié. L'oiseau, satisfait, s'envola à la cime du Cèdre. Le corps d'Hassan-Ibn-al-Madrassa était immobile mais son intelligence restait vive et son âme, éveillée.

C'est ce moment que choisit un étrange cheval bleu pour caracoler devant notre héros. Le cheval s'agenouilla à ses pieds. Il se redressa aussitôt. De ses quatre sabots il tambourina le sol, faisant trembler la terre. Le chevalier sortit alors de sa léthargie. L'étrange cheval bleu avait disparu. Avait-il rêvé? Il appela le Simorgh.

<<Oiseau! Oiseau ! Viens, je t'en prie!>> Le Simorgh, en un battement d'aile descendit un peu plus bas, dans l'arbre. >>

<<Que s'est-il passé ? Qui t'a délivré ?>>

<<Un songe, je crois. >>

<<Mensonge!>>

<<En rêve un étrange cheval bleu m'est apparu. Il caracolait devant moi, puis s'est agenouillé à mes pieds. Il s'est ensuite redressé. Après, de ses quatre sabots il a tambouriné le sol à en faire trembler la terre. Je suis sorti alors de ma léthargie. Et quand j'ai ouvert les yeux, l'étrange cheval bleu avait disparu. Avais-je rêvé? C'est alors que je t'ai appelé pour te faire découvrir une plante. >>

L'oiseau, posé maintenant sur une branche basse du Cèdre ne broncha pas. Il avait fermé les yeux.

<<Oiseau, oiseau aux mille couleurs, j'ai une plante pour toi, rien que pour toi !! >>

Le Simorgh ouvrit un œil, puis l'autre.

<<Oiseau, oiseau aux mille couleurs, et aux yeux d'émeraude, cette plante c'est ma mère qui me l'a donnée avant que je ne parte pour ce grand voyage.>

Le Simorgh ouvrit les ailes et descendit, d'un vol silencieux jusqu'aux pieds Hassan-Ibn-al-Madrassa. Le chevalier ouvrit le sac que sa mère lui avait confié avant son départ. Il en sortit une racine de gingembre, une racine qui avait forme humaine, la racine que lui avait remise sa mère. Puis il prit un bol, un pilon et réduit la racine en purée. Il l'offrit alors au Simorgh. Le parfum épicé et chaud du gingembre monta jusqu'aux narines de l'oiseau. <<Mmh ! Que cette odeur est puissante!>> Le Simorgh goûta le gingembre. <<Mmh! que cette plante est forte !>> Le Simorgh mangea tout le contenu du bol. <<Mmh! cette plante m'a donné vigueur et énergie ! Viens, suis moi, je vais te conduire à l'antre du démon. >>

<<Mais pourquoi veux tu me conduire à l'antre du démon? >>

<<C'est ainsi, c'est ton destin! Cette deuxième épreuve est la suite de ta quête. >>

<<Deuxième épreuve? Mais quelle était la première ?>>

<<La première ? Mais tu viens de la passer! Tu devais réussir à m'apprivoiser! >>

<< Oh! Merci, mère, que serais-je devenu, sans toi?!>>

<<Mais c'est simple! Vois-tu ces rochers, tout autour de toi? Ce furent des hommes, eux aussi, comme toi ! Pour eux aussi l'étrange cheval bleu est apparu en songe. Mais il ne resta qu'un rêve ! Assez parlé ! Enfourche ton cheval et viens, maintenant, suis-moi!>>

Hassan-Ibn-al-Madrassa convaincu, obéit. Il monta sur son cheval et suivit le Simorgh qui volait à quelques mètres au-dessus de lui. Au bout d'une journée il se posa sur un arganier.

<<Arrêtons-nous ici. Moi, je vais repartir d'où je viens. Toi, suis ce chemin tracé par les chèvres. Quand tu seras arrivé à l'oued, accroche les rênes de ton cheval à l'anneau qui est scellé à la pierre du lavoir. Ne crains rien, il y sera en sécurité. Et toi, remontes le cours d'eau sans faire de bruit jusqu'à une cabane en bois. Tu t'y reposeras toute la nuit. Au premier chant du coq tu te lèveras et poursuivras ta route en remontant toujours le cours de la rivière. Quand le soleil sera au zénith tu trouveras l'antre du démon. C'est à ce moment de la journée qu'il dort le plus profondément. Tu y entreras et verras une éléphante blanche. Tu la délivreras car elle est prisonnière du démon. Ensuite, cours jusqu'à ce que tu retrouves ton étalon noir. Ne crains rien, le démon déteste l'eau. >>

Hassan-Ibn-al-Madrassa fit comme le lui enjoignait le Simorgh. Il marcha sur le chemin tracé par les chèvres et trouva l'oued. Il accrocha les rênes de son cheval à l'anneau qui était scellé à la pierre du lavoir et remonta le cours d'eau jusqu'à une cabane en bois. Au sol était posé une planche recouverte d'un grand sac rempli de paille. Il s'y reposa toute la nuit. Au premier chant du coq il se leva et poursuivit sa route sans faire de bruit en remontant toujours le cours de la rivière. Quand le soleil fut au zénith il trouva l'antre du démon. Il entra dans la grotte et l'aperçu qui dormait profondément. Puis il vit l'éléphante blanche. Elle était liée par de lourdes chaînes. Il la délivra. Mais elle ne voulait pas sortir. Il saisit la racine de mandragore, une racine qui avait forme humaine, la racine que lui avait remise sa mère. Elle concéda à quitter l'antre non sans remercier son sauveur. Ils furent tellement silencieux que le démon ne se réveilla point. Ensuite, le chevalier couru jusqu'à son étalon noir.

Là, il monta sur son dos et tous deux partirent au galop. La nuit tombait. Il vit l'étoile polaire et aussitôt après une pauvre cabane en pierres. Il entra. Sur le côté un bat-flanc. Il s'y étendit et s'endormit très vite. Dans son rêve il vit l'éléphante blanche. Elle lui parlait. Au matin il entendit le coq et fut debout en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Il attrapa son sac et le trouva étrangement lourd. Il l'ouvrit. Et là, surprise il y trouva une petite statue de pierre blanche, reproduction trait pour trait de l'éléphante qu'il avait délivrée. Il la prit dans ses mains, caressa ses défenses, ses oreilles. Quelle ne fut pas sa stupéfaction d'entendre cet objet lui dire: <<Je te remercie de m'avoir délivrée. Désormais, si tu as besoin de moi et de mes pouvoirs magiques, caresse mes défenses et mes oreilles, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te venir en aide>>.

<< Pour commencer peux tu me dire sur quelle route je dois maintenant diriger mes pas ?>>

<<Vois-tu ce désert de roches et de sable? Il te faut le traverser. Mais tu ne seras pas seul. Rends-toi au caravansérail que tu vois là. Prends langue avec Abbas, le chef de la méharée qui doit partir demain, dès l'aube. Vous voyagerez de concert. >>

Hassan-Ibn-al-Madrassa se rendit au caravansérail, un bâtiment fait de pisé que lui avait indiqué l'éléphante blanche. Il y trouva Abbas, le chef de la méharée. Il l'invita à partager son thé brûlant. Notre chevalier se présenta auprès de lui. Mais ce dernier ne le connaissant pas, Abbas refusa sa proposition de traverser le désert en sa compagnie. Hassan-Ibn-al-Madrassa sortit alors le cactus de son sac, une plante qui avait forme humaine, la plante que lui avait remise sa mère. Abbas lui dit :<< Mais pourquoi ne m'avoir pas présenté plus tôt cette plante ? Maintenant, sois certain que j'accepte ta proposition de faire ensemble notre chemin. Mais j'émets une condition! >>. <<Laquelle ?>>. <<Que chaque jour tu me racontes une nouvelle histoire ! La route est si longue jusqu'à la Bibliothèque de tous les savoirs ! >>.

Hassan-Ibn-al-Madrassa se dit en son fort intérieur qu'il lui serait facile de raconter chaque jour une histoire nouvelle. Quand il était petit sa mère, chaque soir lui inventait un conte, toujours différent. Mais une grande question traversa son esprit. Comment, cet homme qu'il ne connaissait pas savait l'objet de sa quête !? Il rejoignit sa chambre. A travers la fenêtre il s'endormit en écoutant la fille du propriétaire chanter au son de l'oud. Il était à la fois heureux d'être bientôt au bout de son périple mais triste aussi de devoir laisser son bel étalon noir au caravansérail. Il savait qu'il y serait bien traité mais ignorait quand il pourrait le retrouver.

Le lendemain, avant même le lever du soleil, la caravane s'ébranlait, portant son lourd chargement de pierres de sel. Hassan-Ibn-al-Madrassa et Abbas voyageaient côte à côte. Et comme il s'y était engagé, chaque jour le chevalier racontait une histoire à son compagnon. Ce n'est que lorsque la nouvelle lune apparut dans le ciel qu'ils arrivèrent là où se trouve où La Bibliothèque de Tous les Savoirs, dans une ville sise au cœur du désert. Hassan-Ibn-al-Madrassa prit alors congé Abbas. Son compagnon, enchanté d'avoir voyagé aux côtés d'un homme si lettré, regrettait presque d'avoir à le quitter.

Le chevalier traversa la ville. Il entra dans le souk et commanda un thé à un jeune marchand ambulant.

<<Toi, noble Etranger, que viens tu chercher ici ? >>.

<<Pour ne rien te cacher, je cherche La Bibliothèque de Tous les Savoirs. >>

<<Toi aussi ! Mais qu'avez-vous donc, Etrangers, pour tous venir dans notre modeste ville voir La Bibliothèque de Tous les Savoirs ?>>

<<Les autres, je ne sais pas. Mais en ce qui me concerne, je sais pourquoi je cherche La Bibliothèque de Tous les Savoirs. >>

<<Et ?>>

<<Tu es bien trop curieux!>>

<<C'est vrai, c'est vrai ! Mais c'est grâce à moi que tout un chacun, ici, dans cette ville sait ce que fait son voisin, qu'une naissance est survenue dans l'oasis la plus proche, qu'un chibani est mort, d'où vient l'Etranger nouvellement arrivé chez nous et pourquoi il est venu. >>

<<A toi, je ne peux le dire>>

<<A qui vas tu te confier, alors? >>

<<A l'imam. Emmène-moi chez lui ! >>

<<Entendu. Suis-moi>>

Et Hassan-Ibn-al-Madrassa suivit le marchand de thé jusque chez l'imam. Là, le marchand de thé le laissa devant la porte. Notre héros cogna trois fois. Un homme tout de blanc vêtu lui ouvrit. Entretemps, notre curieux qui s'était caché à l'angle de la ruelle revint écouter à la porte.

<<Bonjour ! Je cherche l'imam. Est-ce vous ?>>

<<Oui, c'est moi !>>

Le jeune marchand de thé n'en revint pas ! Quoi ! Ce perfide serviteur se présentait comme l'imam en personne! Il devait prévenir notre homme !

<<Ah ! Enfin ! Tu es bien le descendant de Muhammad Zahra, l'ami du grand Ibn-al-Soufi, mon lointain ancêtre, un très grand savant, un peu sorcier? >>

<<Mais bien sûr ! Et toi, tu es... !?>>

<<Mais je suis...>> Là, Hassan-Ibn-al-Madrassa eu un temps d'arrêt. <<Si tu es l'imam, alors tu sais qui je suis et ce que je suis venu chercher!>>

<<Mais bien sûr! Mais ne nous précipitons pas... Viens au salon, nous allons boire le thé pour sceller notre rencontre!>>

Et le perfide serviteur de l'imam offrit un siège à notre héros et partit faire chauffer l'eau. L'imam n'allait pas tarder à rentrer et il ne fallait pas qu'il rencontre cet homme dont il ne connaissait pas encore le nom. Il mit une demi-pincée de pavot dans le thé de son hôte et revint le lui servir. Hassan-Ibn-al-Madrassa tomba aussitôt dans un profond sommeil. Le serviteur tira le chevalier dans un débarras. Ouf! Il était temps ! L'imam arrivait.

<<Tiens, Habib, comme c'est gentil d'avoir déjà préparé le thé ! Mais je vois que tu as déjà commencé à boire le tiens ! L'autre verre est pour moi, je suppose !?>>

<<NON ! NON ! Ne buvez pas celui-là, maître ! C'est le premier jet de la théière. Il est amer et peu infusé!>>

Et vite, le serviteur le jette à terre.

<<Mais que t'arrive t-il, Habib, tu sembles bien troublé...?!>>

<<Tout va bien, Maître ! Tout va bien, Maître !>>

<<Ne me caches tu rien ? Ton comportement est bien étrange, ce me semble...! >>

<<Je vous dis que tout va bien, Maître !>>

<<N'avons nous pas eu de la visite... J'ai rencontré avant d'arriver ici le jeune marchand de thé. Il m'a dit avoir conduit un noble et beau chevalier en ma maison. >>

<<Euh ! Non, vous savez bien qu'il déborde d'imagination!>>

<<SUFFIT ! Arrête de mentir et dis-moi immédiatement où est passé l'Etranger ! >>

<<C'est que, il était un peu fatigué...>>

<<Où est-il !>>

<<Bon, bon, il est ... dans le débarras!>>

<<Sors de ma maison et ne revient JAMAIS!>>

Et ce n'est qu'après de nombreuses heures de sommeil qu'Hassan-Ibn-al-Madrassa se réveilla et put discuter avec l'imam. Il se présenta à lui et lui confia l'objet de sa quête. Le sage l'emmena jusqu'à La Bibliothèque de Tous les Savoirs. Là, notre Héros trouva le parchemin. Il s'était conservé comme au premier jour. Il le déroula et y lut la phrase magique qui rend sage tout homme qui la lit: "Connais-toi toi-même".

Il appela alors son cheval noir à la crinière et aux ailes luisantes et c'est au coucher du soleil que son fougueux destrier arriva. Il monta sur son étalon et s'envola dans la nuit sans lune. De retour dans son pays il apprit de la bouche de sa mère, que le tyran était mourant. Une lune plus tard il était mort.

Les habitants du Royaume vinrent alors le trouver. Ils avaient appris que sa quête avait été fructueuse et que le Chevalier était désormais un homme sage. Ils lui demandèrent d'accepter de diriger le pays car ils savaient que notre héros serait un roi juste et magnanime et que tous, hommes et bêtes, riches et pauvres vivraient dorénavant en bonne entente dans un monde de justice.

Puis le Roi fit ensuite appeler la fille du propriétaire du caravansérail, Celle dont la voix avait bercé ses rêves au son de l'oud. Il lui demanda si elle acceptait de devenir sa femme. Elle consentit à épouser cet homme si sage et si respecté.

Peu de temps après le mariage la mère d'Hassan-Ibn-al-Madrassa mourut, heureuse que son fils soit devenu un homme sage. Son ancêtre Ibn-al-Soufi serait fier de lui !

Rédigé par Martine Silberstein

Publié dans #Textes personnels

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